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Intermittents du spectacle : enfin une réforme ?

Rédigé par lesoufflet le 28 janvier 2013.

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La tour des intermittents
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La tour des intermittents

Le statut hallucinant des intermittents du spectacle, qui ruine les caisses de la Sécu pour pouvoir permettre à TF1 de disposer de main d’œuvre docile et sans charges patronales, a été à nouveau épinglé par la Cour des comptes. Quand ceux qui font l’actu bénéficient de privilèges scandaleux, personnes n’ose rien dire. Les socialistes auront-ils le courage de réformer ce statut inique ? Rien n’est moins sûr !

La Cour des comptes recommande une énième fois au gouvernement de réformer le statut honteux et unique au monde des intermittents du spectacle. La semaine dernière, la Cour des comptes a dressé un violent réquisitoire contre le statut des intermittents du spectacle et leurs indemnisations chômage jugées trop généreuses par l’autorité de contrôle des finances publiques, qui a rappelé que le régime des intermittents du spectacle coûte un milliard d’euros par an aux comptes de l’assurance chômage, alors même qu’il ne finance qu’un infime pourcentage des demandeurs d’emplois.

En effet, alors qu’ils représentent uniquement 3% des chômeurs français, les intermittents du spectacle sont responsables de 33% des déficits de l’assurance chômage. Un statut hallucinant qui permet aux entreprises du spectacle (Endemol, TF1) d’éviter d’avoir à signer des CDI et aux intermittents trop nombreux d’être payés toute l’année en travaillant un tiers de l’année.

Un statut dénoncé depuis longue date mais resté en l’état à cause de la lâcheté des politiques de tous poils, trop effrayés par l’idée de paraître désagréable au microcosme médiatico-culturel parisien, véritable parasite du système français et dictateur de la pensée. Les journalistes et les artistes forment une caste de privilégiés soudés qui dézinguerait le premier politicien qui oserait remettre en cause leurs privilèges.

A priori, les socialistes (et leur président mou) sont trop lâches et ils ont trop besoin des artistes et des médias, car le peuple les a lâchés depuis longtemps. On imagine mal Hollande et Ayrault avoir le courage politique d’entamer une réforme nécessaire aux finances nationales mais refusée par le système médiatique qui les a portés au pouvoir.

Enfin bon, il est toujours permis de rêver…

Pour mieux comprendre la folie du régime des intermittents du spectacle, voir cet article.

 

 

Déjà 21 remarques sur cet article

  1. Urbon dit :

    Intermittent du travail, c’est le lot commun de tous aujourd’hui. Ça s’appelle l’intérim.

    Et ce qu’on ne dit jamais, quand on parle du chômage, c’est que les entreprises profitent allègrement des aides de l’état.

    Quand on embauche un chômeur longue durée en intérim pour deux mois de travail, c’est Pôle Emploi qui paye le premier mois de salaire et la formation, non ?

    Ce débat là est mené avec autant d’hypocrisie que le débat sur le mariage gay. Tout est bon pour justifier la baisse des allocs et augmenter les dépenses de fonctionnement de Pôle Emploi.

    Copé, hier, affirmait encore que sa première préoccupation était la formation. Mais comment se fait-il que les formations proposées aux entreprises soient majoritairement des formations pour cadres sup spécialisés dans la gestion ressources humaines ?

    On a vraiment honte de rien !

    Pour en revenir au monde du spectacle, je pense qu’il devrait avoir sa propre caisse, une gestion séparée. A chacun de cotiser pour sa propre gueule. Faut quand même pas oublier, les droits au chômage, c’est pour ceux qui ont cotisé, en proportion.

    Si j’avais pu mettre de côté tout l’argent que j’ai cotisé, j’aurai sans doute de quoi monter ma boite aujourd’hui. Au lieu de cela, si je me retrouve au chômage, je serai contraint d’accepter des missions d’intérim payées au lance pierre. Mais quelle importance, puisque j’ai engraissé la fonction publique ?

  2. Paul Emiste dit :

    Et pendant ce temps Bercy essaye d´imposer à 20% les français habitant à l´ étranger qui ont un salaire imposable de 12000€ et moins par an, femmes de ménages chauffeurs etc…
    Si si vous ne rêvez pas, c´est la situation là ou je travaille.

    La spoliation des pauvres par nos socialos-écolos millionnaires, mais ,oh miracle juste en dessous de l´IGF c´est maintenant.

  3. Libertad dit :

    Quoi ? Réformer le statut des intermittents du spectacle, en déficit annuel d’1 milliard d’euros (pour seulement 200 millions de cotisations) comblé, in fine, par les contribuables ? C’est pas sérieux !

    Que deviendraient nos braves artistes bobo-gôchos ??

    Y a qu’à voir les tronches des vieux débris comme P.Bergé et JP Ribes, et leur soirée d’hier pro mariage gay regroupant tout ce que la France compte de parasites subventionnés-bling bling (au titre des “arts” ou de la TV publique), pour se dire que cela serait trop inhumain de ne plus cotiser en leur faveur….

    • Urbon dit :

      Faudrait peut être intermitter plus pour gagner plus, tout simplement…

      Mouarf.

      La première chose que le gouvernement de gauche à fait en arrivant au pouvoir, c’est de bloquer les projets de développement culturel qu’avait engagé la droite, des projets rentables à priori, dans lesquels beaucoup d’argent avait déjà été investit.

  4. […] Le statut hallucinant des intermittents du spectacle, qui ruine les caisses de la Sécu pour pouvoir permettre à TF1 de disposer de main d'œuvre docile et sans charges patronales, a été à nouveau épinglé par la Cour des …  […]

  5. Susanne dit :

    TF1 mais elles ont bon dos les grosses boites !! Et tous les petites entreprises qui sont crées sous ce régime, et oui on met Madame gérante et puis Monsieur fait ses 63 cachets et touche ses intermittences !!!

  6. BARBERON dit :

    Les intermittents…Quelles commentaires… méprise et méconnaissance… Approfondissez vos dossiers et on pourra discuter

  7. amélie dit :

    déjà faudrait arrêter de cantonner les secteurs artistiques à des stages réservés ” aux étudiants ” alors qu’il n’y a pas d’âge et sous payé 400 € pour des mois de travail d’esclavage … quel paradoxe….

  8. nagg dit :

    La manipulation est déjà en marche, et commence à prendre!

    http://youtu.be/tC9ifnAumLM

  9. Gaëtan dit :

    Pour le milliard que nous sommes censés coûter à L’unedic, il s’agit d’une erreur très répandue, donc pardonnable, bien que vous soyez censé être payés pour approfondir les sujets.

    Explication très brève:

    Calcul des excédents et déficits de l’UNEDIC:
    Cotisations de tous les salariés du privé de France auxquelles on soustraie la totalité des allocations reversées par l’UNEDIC

    Calcul des excédents et déficits des annexes 8 et 10 (intermittents):
    Cotisation reversées par les intermittents à l’UNEDIC auxquelles on soustraie les allocation reversées aux intermittents.

    Il est donc insensé de mettre ses deux chiffres en corrélation. De plus le prétendu “déficit” des annexe 8 et 10 est stable depuis les années 2000 alors que la courbe de l’unedic ne cesse de varier, montrant bien que l’un n’impacte pas l’autre.

    De terminer en disant qu’un nombre incalculable de cotisations autour de l’activité des intermittents ne sont pas pris en compte (cotisation des stars qui ne touchent pas d’allocations, cotisation de ceux qui ne parviennent pas à faire les 507 heures, hôtels et restaurants profitant des manifestations culturelles, exploitants de salles, plus tous les investissements des productions pour préparer un tournage ou un spectacle, bois, peinture, affiches, informatique,…)

    Dernier chiffre. Les intermittents représentent moins de 5% des chômeurs, et touchent moins de 4% de toutes les allocations reversées par l’UNEDIC.

    C’est donc assez désespérant de lire des articles aussi partiaux et mal informés. Surtout dans nos métiers qui sont tout de même concomitant…

    Bien à vous,

    Allain Gaëtan

  10. jonq dit :

    Comment peut-on oser dire que l’on fait du journalisme en écrivant un article pareil….

    Avant d’écrire il faut au moins avoir étudier son sujet et ne pas se borner à répeter des lieux communs…!

    Ce n’est pas du journalisme mais de la propagande anti-intermittent du spectacle…!

    Le “trou” de l’unédic et commun à toutes les annexes… il y plusieurs annexes et une seul caisse, il n’y a pas de déficit spécial intermittent…!
    c’est une gabegie… une réforme oui, nous en proposons nous même depuis des années mais une chasse aux sorcières NON…!

    La propagande du MEDEF se remet en marche alors que pendant le règne Sarkozy on n’en entendait plus parler.

    Madame Parisot est sortie de sa torpeur de cinq ans…

    Comme disais un vrai journaliste…

    -” étonnant non..?”

    je ne vous salut pas.

    David Jonquières

  11. Papa dit :

    Encore un article complètement mal renseigné, s’il vous plaît, renseignez vous, instruisez vous et ensuite cherchez à traiter votre sujet avec impartialité ! Merci

  12. Papa dit :

    Pour info regardez cette vidéo elle démontre que:
    “Le déficit des annexes 8 et 10 des intermittents n’existe pas”
    http://youtu.be/R8JqTcYHs9I

  13. Lionel dit :

    C’est qui qui a commandé cet article ? Il faudrait voir de se documenter avant de lancer des propos accusateurs et de vouloir salir la profession !!! On croirait entendre un personnage connu qui montait les uns contre les autres.

    Sachez que ce sont des pans entiers de l’économie qui bénéficient de l’existence de ce régime : tourisme, salles de spectacle, débits de boisson, hotellerie, … demandez leur ce qu’ils en pensent !!!

    Demandez un peu aux villes d’Avignon, Montpellier, et autres qui déplacent des touristes du monde entier pour assister aux festivals, s’ils souhaitent abattre ce régime ???

    Certes mettre au pli les grosses boites de production serait une bonne chose, mais il est facile de jeter le bébé avec l’eau, quand on n’y connait rien.

    Enfin gare à la pauvreté culturelle et intellectuelle qui nous guette … et entend ça de la bouche d’un quoi ? journaliste ? hum …

  14. UnluckyLeft dit :

    Un journaliste incompétent ici, ou un propagandiste au service du MEDEF… Probablement les deux.. Quand on ne sait pas de quoi on parle, au moins avoir l’honnêteté intellectuelle de balayer devant sa porte, sombre individu. http://m.rue89.com/#/news/168843

  15. GwoPwod dit :

    UnluckyLeft vous a manifestement trouvé des collègues…
    On peut y lire d’ailleurs les mêmes protestations de la part des travailleurs concernés…comme quoi vous êtes bien tous les mêmes de droite comme de gauche,pour taper au hasard là y’a du monde!
    Ça fait bien longtemps que je surf sur vos sites mensongers pour y déceler la petitesse d’esprit et la servilité sans faille à vos idéaux politiques pendant que le monde réel lui vit,rit,construit et s’épanouit sous vos yeux,vous qui êtes tant occupés à brasser de l’air.

  16. Don dit :

    D’après cet article visiblement mal documenté et qui semble trahir quelque peu la frustration de son auteur (ou sa déficience cognitive), nous autres intermittents ne sommes donc qu’un parasite (encore un) de la société. Reprenons ici quelques uns de ces propos : “Le statut hallucinant des intermittents du spectacle” : primo c’est un statut de facto et non un véritable statut “reconnu”, administrativement on parle de demandeurs d’emploi affiliés aux annexes 8 et 10 (qui sait pourquoi ?), et oui, ce qui est hallucinant, c’est que les gens dont le métier est aussi méconnu qu’utile à cette fameuse société sont officiellement des chômeurs !
    “Qui ruine les caisses de la sécu” : que nos chers compatriotes se soignent moins avec des antibiotiques et avec plus de culture et on en reparlera.
    “La cour des comptes” : on fera confiance à cette mafia du pointage quand ils épingleront les vrais problèmes financiers de ce pays, n’oublions pas aussi qu’à côté des vilains et pauvres ménestrels il y a les riches et vicieux personnages assermentés qui nous la mettent bien profond.
    Passons la bataille des chiffres incluant ou excluant telle catégorie, telle virgule ou telle région, qu’on se dise simplement que si demain tous les artistes, techniciens et tout type de travailleurs du spectacle vivant (qui est par ailleurs une formule bien plus adaptée) se mettaient à travailler au black, l’état et la “collectivité” aurait bien plus à perdre qu’en maintenant ce statut qui, petite précision, n’existe pas qu’en France. A force de crier Cocorico je suis au centre du monde, on oublie que chez certains de nos voisins ce “statut” existe, et comme bien d’autres choses, il est largement accepté dans l’inconscient collectif ainsi que par les structures administratives et politiques. Le meilleur exemple à citer est comme à l’accoutumée la Belgique. Et là-bas on n’en fait pas tout un foin.
    Le seul point où je suis d’accord avec l’auteur de cet article, c’est qu’effectivement de grosses sociétés comme les groupes TF1, M6 et autres profitent largement du bénéfice que leur procure ce statut pour payer moins de charges puisque dans ces structures on engage un intermittent comme on branche un aspirateur. Et derrière, effectivement, c’est le contribuable qui paie l’indemnisation, comme dans tout système un tant soit peu mutualiste, le problème étant qu’il y a toujours des prédateurs à l’affût de la moindre faille dans laquelle s’engouffrer pour mieux se faire gonfler la panse. Mais, cher auteur, c’est oublier que partout en France et même ailleurs, de vrais intermittents trimards galèrent à faire valoir leurs droits, ce qui est le cas de la plupart d’entre eux (pour ceux que je connais). Le spectacle vivant est un vrai secteur d’activité avec de vrais travailleurs dedans. Du coup, pour votre prochain article, déchaussez vos pantoufles et mettez le nez dehors, dans le vrai monde, et évitez la subjectivité flagrante tout à fait hors de propos pour un journaliste, si toutefois c’est ce que vous êtes. A moins que vous ne soyez qu’un intermittent du journalisme ?

  17. symbad dit :

    je suis pour la suppression de ce statut honteux , en effet ,dans beaucoup de théâtre lyrique , la condition d engagement pour les chœurs supplémentaires, et de posséder le statut ( cahiers des charges mairies…) donc, le chanteur de non statut, n’a aucune chance , au final, on se retrouve avec un système ou le talent , le mérite, n’est plus pris en compte système anti républicain, anti démocratique, = dictature du statut = beaucoup de chanteurs méritant, se retrouvent sur le bord de la route .
    la diversité s’en trouve pénalisée ,et , in-fine les spectateurs.
    la france est le seul pays au monde a avoir ce statut , alors que la majorité des théâtre lyrique français, font appellent a des chanteurs non francophones, non résidents en france, cherchez l’erreur…. ce statut ridicule est le cancer de l’art et de la diversité et berce d’illusions ceux qui y font partis en les légitimant artistes professionnels… c’est faux, et dangereux .
    les états unis n’ont rien a voir avec ce type de protection, est font partis des pays les plus en avance dans les métiers du spectacles , chanteurs, danseurs, etc…..
    pour la vraie égalité des chances, =suppression de ce statut , afin que seul les meilleurs soient engagé sur le talent , et non pas sur des critères nébuleux et on sera tous sur le même pied d’égalité E G A L I T E !!!!!!!!!

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