SNCF, CGT, PS : création d’un Apartheid dans le 9-3 ?

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PSNCF : donner au train des idées d’avance

Alors que les cadres de la SNCF vont devoir déménager à Saint-Denis, ces bons camarades socialistes s’inquiètent d’être mélangés à la populace. La SNCF et ses syndicats souhaitent ainsi mettre en place des mesures de sécurité renforcées pour aller vivre en “banlieue”. Une passerelle privée pour que les gentils fonctionnaires socialistes n’aient pas à croiser trop de pauvres a même été envisagée. La France Apartheid, c’est maintenant !

Pour des motifs de rigueur budgétaire, la SNCF a décidé de déménager le siège central où travaillent ses cadres, situé en plein cœur de Paris, rue du Commandant-Mouchotte, à proximité de la gare Montparnasse. Ce repaire de militants et sympathisants socialistes (dont le big boss, Guillaume Pepy, proche de François Hollande) va donc être déplacé dans les anciens bureaux d’ArcelorMittal, à Saint-Denis, dans le 9-3 (Seine-Saint-Denis).

En apprenant cela, les salariés SNCF ainsi que leurs syndicats, tous adeptes du parti à la rose et de ses leçons de morale sur la mixité sociale et sur les petites gens, ont pris peur. Vous imaginez, en banlieue ? De l’autre côté du periph ? Ils pourraient croiser des  smicards. Berk !!

«Les gens s’inquiètent beaucoup, même si nous n’avons eu pour l’heure aucun écho d’agressions commises sur le personnel de la direction de l’ingénierie à Saint-Denis depuis quelques années déjà. Mais 80 % des agents ne sont pas satisfaits de ce déménagement», explique le secrétaire général de la CGT services centraux, Gilles Grellet.

Pire, un passage privé pour les salariés de la SNCF, sorte de corridor de béton reliant directement le RER aux bureaux du transporteur, permettant une forme d’Apartheid social, a même été envisagé dans un premier temps. Le magazine ferroviaire, La Vie du rail, décrivait ainsi le projet qui a été annulé de peur que le comportement honteux des socialo-fonctionnaires de la SNCF ne soit trop visible : «pour éviter la “zone”, les cheminots auront leur accès privatif. […] Il est prévu qu’à la descente du RER D les agents puissent se rendre directement depuis le quai jusqu’au siège par un cheminement privé.»

Selon une source du Figaro proche du dossier, les syndicats avaient prévu ce corridor antipauvres mais ils ont eu un éclair de lucidité quant au scandale qu’un tel système pourrait causer. «Cela aurait été redoutable en terme d’image. On en aurait déduit que la SNCF avait peur de ses usagers et qu’elle mettait en place une zone verte à Saint-Denis, comme celle réservée aux Américains à Bagdad. Interdite aux autochtones, en somme», explique la source du Figaro.

Pour que ces belles âmes de gôche aillent à la rencontre du peuple, la  SNCF a donc mis en place un système de sécurité amplifiée, «en commençant par la constitution d’une équipe Suge (la police ferroviaire) complémentaire en 2013, ce qui permettrait de renforcer considérablement la présence de cette police ferroviaire sur le site et de densifier les contrôles sur la ligne D», précise un formulaire distribué aux salariés lors d’un CHS-CT de juillet dernier.

Pour qui connait quelques socialistes, il est bien connu que ces gens là aiment à donner des leçons qu’ils ne s’appliquent pas. Ils adorent partager l’argent des autres et sont très favorables à la mixité sociale et culturelle pour les pauvres. Des pauvres qu’ils prétendent défendre mais qu’ils fuient comme la peste, craignant sans doute que la misère ne soit contagieuse.

Pourtant, Saint-Denis n’est pas le Bronx, ni même l’un des pires villes du département. Chaque matin, des dizaines de milliers de travailleurs issus de tous les milieux sociaux se rendent en RER dans cette ville, sans trembler pour autant. Alors, c’est vrai, messieurs les socialistes, que l’on y croise bien quelques noirs et quelques arabes. Mais la plupart du temps, il s’agit de gens tout à fait sympathiques, des êtres humains comme les autres, somme toute. On croise aussi de nombreux chômeurs ou pire, des smicards, mais vous verrez, messieurs les socialistes, que les travailleurs les moins fortunés ne sont pas forcément des attardés…

On comprend mieux la vision étriquée et élitiste de la caste socialodirigeante, si déconnectée des réalités.

Les bourgeois des ville protégés du peuple par des flics et des couloirs de béton, c’est maintenant !

 

 

 

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A propos de l'auteur lesoufflet

8 réactions à “SNCF, CGT, PS : création d’un Apartheid dans le 9-3 ?”

  1. Ben oui, je me répète mais…en régime Écolos-socialos-communiste tous les citoyens sont égaux et certains sont plus égaux que d´autres.

  2. Quelques réflexions en vrac :

    Saint Denis, est ce que c’est la zone ?

    Bah, franchement, j’y ai habité quelque temps, c’est loin de ressembler à Paris rive gauche, même si c’est loin d’être invivable. Je n’ai jamais eu le moindre problème, mais je n’ai jamais été enchanté de voir les jeunes traîner en bandes dans la rue à pas d’heure. Si je ne me sentais pas moi même en insécurité, disons, dans l’ensemble mes copains avaient peur de venir chez moi.

    La perception qu’on peut avoir de la ville change, en fonction de pas mal de chose. Par exemple en fonction de l’heure du jour, le plus frappant. Prenez le RER ou le métro à 6h du matin, à 99% la population dans la rame sera immigrée. Mais c’est le cas aussi en plein Paris. En fait, toute une partie de la banlieue travaille en horaires décalées et monte à Paris pour se faire : Nettoyer les bureaux, les garder, répondre au téléphone 24 sur 24, etc.

    D’ailleurs, ce qui est remarquable avec les entreprises comme la SNCF, dans les bâtiments administratifs, siège sociale et autre, c’est qu’il n’y a presque plus que des cadres qui y travaillent encore, tout en étant embauchés. Des cadres et des secrétaires. Le reste du personnel (service courrier, réception, sécurité, entretient, restauration, numérisation, etc) y travaille en tant que prestataire de service. Il y a comme une barrière de plus, dans ces entreprises, entre les cadres et le petit personnel. Non seulement le petit personnel est souvent immigré, mais en plus il est mis à distance de l’activité principale de l’entreprise, celle-ci n’ayant pas à se préoccuper de la gestion de ce personnel.

    Que les cadres de la SNCF soient terrorisés à l’idée de venir vivre au milieu de leurs prestataires de service, c’est sûr, ça n’a rien d’étonnant.

    Cependant, les bureaux seront installés dans ce qui doit devenir un nouveau pôle d’activité, sur le modèle de La Défense. Toujours plus de monde, donc tôt ou tard, des moyens de sécurités accrus. C’est vrai que ça la fiche mal quand la SNCF semble se préoccuper plus de ses cadres que de ses passagers. Les agressions dans le métro et dans le RER, c’est quand même très fréquent.

    La SNCF a certainement sa part de responsabilité (en tant qu’employeur) dans la ségrégation qui s’établie petit à petit entre les riches et les pauvres, mais ça dépasse de loin le cadre de la construction d’une passerelle.

    D’ailleurs, si je me mets à la place des employés de la SNCF, je me dis que la principale réticence, ce n’est pas la peur de la racaille, mais les temps de transport.

    Quand le siège social est sur Paris, c’est plus pratique pour tous les salariés de s’y rendre. C’est le principe de centralisation. Mais s’installer à Saint Denis, si ça revient moins cher, ça décentralise quelque peu le trafic.

    Dans un sens, on pourrait se dire que ça favorisera l’emploi à Saint Denis (c’est un des arguments avancés), j’ai bien peur qu’il n’en soit rien.

    C’est à la fois trop loin et trop près du centre de Paris.

    Pour les cadres supérieurs, c’est clair, ils ne vont pas déménager à Saint Denis, parce que ça rallonge leur temps de transport. Ils privilégient leur cadre de vie. Il faudrait attendre que la ville s’embourgeoise, ça doit être le moment de faire des bonnes affaires, mais prendre des risques immobiliers par les temps qui courent…

    Pour les prestataire de service, on pourrait croire qu’en effet, il serait facile d’embaucher sur place, de raccourcir les trajets, puisqu’il y a un vivier d’employés. C’est d’autant plus vrai que les prestataires sont généralement présents sur différents pôles d’activité à travers la région parisienne ou la France. En apparence, il leur serait facile d’optimiser tout ça.

    Bah non, la réalité montre que non. Les contrats de prestation se font et se défont, la concurrence est souvent rude et finalement, les sociétés de prestations passent leur temps à essayer de recaser untel ou untel de leurs salariés. C’est comme ça que bon nombre se retrouve à traverser toute l’île de France pour aller travailler, alors qu’à la base ils ont été embauchés sur un critère de proximité. Si en plus les loyers augmentent, comme les gens avec des bas salaires s’éloignent naturellement de leur lieu de travail, tout ça ne peut qu’empirer.

    Bref, à mon avis, ce genre de restructuration coûte plus cher à la SNCF qu’elle ne peut faire d’économie. En s’installant à Saint Denis, la SNCF augmentent le trafic aux heures de pointe au centre de Paris et sur l’axe Nord. Et j’ai bien peur que ce soit la goûte d’eau qui fasse déborder le vase. Le RER sera bientôt obligé de doubler le trafic sur cet axe.

    Certes, c’est bien plus d’un siège social qui viendra s’installer à Saint Denis et probablement cela fera augmenter les loyers de la région, repoussant la racaille un peu plus loin de Paris. Je n’y vois pas là une preuve de décentralisation, bien au contraire, c’est Paris qui repousse ses limites. Quand les prix de l’immobilier à Saint Denis auront montés en flèche, ou ira s’installer la SNCF ?

    Plus Paris et la Région Parisienne grandiront, plus la SNCF devra investir des fortunes pour continuer d’être en mesure d’acheminer les travailleurs.

    Mouarf…

  3. Oui cette décision inconsidérée de la SNCF doit ouvrir de nouvelles compensations sociales à nos chers cheminots:
    on suggère l’avancée de la retraite pour dangerosité de 55 à 45 ans et une prime de risque au moins égale à celle charbon.

    Et en cas de refus, quelques jours de grèves en plus bien sûr !

  4. Je ne sais pas comment qualifier cette article. C’est d’un parti pris… même si effectivement certains comoprtement de cadre gaucho fonctionnaire ne sont pas faux.
    Parler de ville agréable pour Saint denis on voit que l’auteur de cette article n’y met pas souvent les pieds aux heures de travail matinal et tardive, surtout tardive.
    N’avez vous point enquêter? Savez vous ce qu’il se passe pour les cadre qui bossent à la plaine/stade de France??? Le racket de ces cibles faciles est en constante augmentation… Normal des petis blancs plein de fric avec des Iphone c’est du bonheur pour les “caillera”.
    Cette article est plus digne d’un pujila de gaucho fonctionnaire qu’un article proprement dit. Et sinon arrété avec les cliché ouai les noirs et les arabes font peur… Quand vous êtes dans un milieu défavorisé, qu’il soit noir, blanc ou autres n’y change pas grand chose.
    Au lieu de taper sur des travailleurs priviligiés qui veulent de bonne condition de travail, tapé sur l’état qui ne fait pas respecté les lois de la république partout!

    1. Pas faux.

      Mais bon… Ça ne ferait pas de mal gros (pas des petits) bourgeois du centre de Paris de voir comment ça se passe à Saint Denis, justement.

      Un bourgeois qui se plaint de l’insécurité auprès des pouvoirs publics, c’est beaucoup plus efficace qu’un ouvrier. Tellement efficace d’ailleurs qu’on tire dans le tas !

  5. Avant la sncf, il y a eu une très grosse banque française qui avait installé quelques uns de ses employés et cadres à Saint Denis, il y a moins de 2 ans. Vu le nombre d’agressions constatées sur le personnel, (c’est bien connu que les gens travaillant dans les banques sont tous très riches), il n’y a pas eu d’apartheid mais le transfert du personnel dans un autre bâtiment …dans Paris ,juste à côté d’un camp de roms. Oui, il y a des agressions dans le “93”, c’est un fait indéniable. Et de plus en plus “les blancs” osent le dire même si dès qu’un blanc est victime d’agression et de racisme anti-blanc, tout est nié, minimisé et passé sous silence par les médias, et par les gens de gauche en particulier. Toutes les personnes sont “différentes”, pas de généralité, mais il y a des “zones très sensibles” et c’est être malhonnête que de le nier. Bon courage à la sncf . Bravo d’aborder tous les sujets , les articles sont bien écrits, la recherche est conséquente et une vraie réflexion est présente même si on peut ne pas être toujours d’accord.

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