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Euthanasie : Marisol Touraine émue par un suicide filmé (vidéo)

Rédigé par lesoufflet le 06 mars 2013.

touraine_hollande
Photo : Francois Hollande
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Photo : Francois Hollande

Invitée sur l’émission de Michel Denisot (occasionnellement présentée par Ali Baddou), Le Grand Journal, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a été invitée à commenter des images montrant une femme qui se suicidait devant des caméras. Visiblement touchée par ces images révoltantes, la socialiste n’a rien trouvé de mieux à dire que la volonté du gouvernement d’avancer vers une légalisation de l’euthanasie.

Le 4 mars, dans Le Grand Journal, à la suite de la séquence du zapping, qui montrait une vieille dame, en Suisse, en train de se faire filmer pendant son suicide médicalement assisté (comme dirait Michel Fourniret), le présentateur Ali Baddou (journaliste neutre ayant fait ses armes aux côtés de Jack Lang) a demandé à la ministre de la santé, présente sur le plateau, de réagir à ces images.

Loin de s’indigner que l’on puisse filmer et diffuser des images d’un suicide, loin d’expliquer les nombreuses questions de bioéthique et de “morale ” (terme fasciste chez nos bon socialistes, lorsqu’il ne définie pas l’antiracisme) que posent l’euthanasie, Marisol Touraine s’est montrée très favorable à la mort programmée si rentable pour nos finances publiques :

C’est une démarche qui existe en suisse, qui est possible et à laquelle nous réfléchissons, puisque le président de la république à saisi le conseil consultatif national d’éthique. Il y a des hommes et des femmes qui veulent choisir les conditions de leur mort, qui veulent vivre jusqu’au bout dans la dignité. Et je dois dire que c’est évidement des images extrêmement fortes et qui nous obligent à réfléchir et à voir ce que l’on peut proposer. Ce sera fait dans les prochaines semaines.

Conclusion du journalistes militant à la botte du parti (il a même eu une liaison avec la fille de Mitterrand, selon Wikipedia) : “évidemment”.

Pourquoi ne pas mettre fin aux jours des vieux qui sentent l’urine, font perdre du temps en visites alors qu’on est même pas sur qu’ils comprennent ce qui se passe et surtout, surtout, qui coutent une fortune à la société. Disons que le jour du 77e anniversaire (après on n’est plus bon à rien, il n’y a qu’à lire les cartons des jeux de sociétés) de tout les citoyens, nous devrions organiser une mise à mort (publique et télévisée, histoire de rentabiliser la piqure). Notre monde ne serait-il pas plus beau ?

N’est-il pas étrange que notre civilisation se mette à proposer le suicide assisté lors de la seule période de son histoire où les vieux coutent si cher, car ils vivent trop longtemps ? Les gens malades et les personnes qui agonisaient ne souffraient-elles pas, avant, lors des derniers temps de leur vie ?

La femme n’admet-elle pas elle-même qu’elle a l’impression d’aller se faire piquer chez un vétérinaire ? “C’est un peu comme si on était un chien chez un vétérinaire” explique ainsi celle qui n’est certainement pas morte dans la “dignité” comme essayent de nous le faire croire les progressistes qui dépassent chaque jour un peu plus les limites…

 

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Déjà 7 remarques sur cet article

  1. […] se marier, qu’il n’y a pas besoin de deux sexes différents pour faire un enfant, avant de légaliser l’euthanasie, la GPA (mères porteuses) et la PMA, les sénateurs socialistes ont voté le 4 décembre une […]

  2. Urbon dit :

    Comme je disais à Libertad l’autre jour, à force de penser qu’on abat les animaux avec humanité, on en viendra à euthanasier massivement tous les vieux qui n’auront pas les sous pour se payer l’hôpital, passé un certain âge. J’en suis convaincu. On nous parle d’aborder la mort avec dignité, la belle affaire… Le but est ni plus ni moins de nous donner le contrôle de notre mort. Une fois que cette idée de contrôle médical de notre mort sera accepté, ça m’étonnerait beaucoup qu’on nous en laisse la pleine jouissance.

    A part ça, pour ce qui est de filmer la mort en direct, je dirai que le monde a changé il y a bien longtemps (tous ceux qui étaient enfants à cette époque ont du être traumatisés comme moi j’imagine), en 1985, quand cette enfant de 13 ans, Omayra Sanchez, a été filmé par toutes les caméras du monde, lors de son agonie dans une coulée de boue, plus de deux jours durant.

    On est bien peu de chose face aux intérêts de quelques uns.

  3. Libertad dit :

    C’est peut être ça la réforme des retraites vue par les socialos ?

    Euthanasie pour les cas désespérés ?
    Les PS en étant un, je suis pour !

  4. Le 8 février 2013, le Conseil national de l’Ordre des médecins s’est prononcé en faveur d’une évolution de la législation sur la fin de vie en France en envisageant pour la première fois le recours à une sédation terminale dans des “situations exceptionnelles”. Ils n’évoquent que les personnes lucides qui réitèrent leurs requêtes pour être délivrées en phase terminale de maladies incurables. Les grands oubliés de toutes ces délibérations sont à nouveau les patients en état végétatif chronique irréversible qui eux, ne pouvant pas s’exprimer, ne bénéficieront donc pas d’un recours à une sédation terminale, n’étant pas estimés en situation exceptionnelle.
    A peu près 2000 personnes se trouvent à l’heure actuelle, en France, en état végétatif chronique. Ce chiffre, avec les progrès de la technologie médicale, va être en constante augmentation, qu’il s’agisse de personnes qui font des accidents vasculaires cérébraux très graves ou des accidentés de la route et notamment les jeunes gens en deux roues.
    Que faire ? Faire appliquer la loi Léonetti (c’est-à-dire, laisser mourir le patient de faim et de soif, en plusieurs jours, avec un accompagnement). Pourquoi refuser « réparation » à ces victimes collatérales des progrès de la réanimation moderne en ne pratiquant pas une aide active à mourir, alors qu’ils sont les principaux concernés ? Il est normal et légitime de tout tenter pour faire revenir à la vie une personne inconsciente, en arrêt cardio ventilatoire, mais après…, après…, quand les IRM attestent que les lésions cérébrales sont telles que seule une vie végétative se profile, que faire ? Il n’y a pas de tuyaux à enlever, de machines à débrancher…, on ne peut plus revenir en arrière, seul le corps survit, de façon autonome. Notre fils (un des premiers cas d’application de la loi Léonetti, en coma végétatif chronique irréversible, inconscient, paralysé à 100%, trachéotomisé et s’étouffant dans ses glaires quotidiennement pendant presque 9 ans), est mort en 6 jours cauchemardesques. Monsieur le député Jean Léonetti, qui nous a auditionnés à l’Assemblée Nationale en mai 2008, a lui-même dénoncé dans son livre “à la lumière du crépuscule”, un “laisser crever” concernant le cas de notre enfant. Par ailleurs, le mot clé de cette loi “l’intention” est dénué de sens dans le cas d’application de celle-ci à des Etats Végétatifs Chroniques (EVC). Notre fils n’était pas plus mal, ou aussi mal, 2 jours, 6 mois ou 8 ans 1/2 auparavant. L’intention était donc bien là, euthanasique. Pourquoi, alors ces agonies longues et douloureuses, quel sens leur accorder, ne considérez-vous pas ces atroces situations comme étant exceptionnelles ? Plus d’infos :
    http://www.over-blog.com/profil/blogueur-3568581.html

    • Urbon dit :

      Ne pas confondre acharnement thérapeutique et euthanasie ! Prolonger la vie artificiellement peut devenir malsain, mais la retirer à quelqu’un qu’on peut soigner… Qu’est ce qui fait que c’est malsain de soigner un incurable ? Que la souffrance dépasse l’entendement. Dans ce cas l’appréciation ne peut rester seule au médecin. Et c’est là qu’est tout le problème. Les lois actuelles sont suffisantes, il me semble même qu’on est allé trop loin déjà, et si il y a des failles dans les lois, parlons en. D’accord !

      Cependant, que dire d’un dépressif chronique qui a déjà essayé de se suicider plusieurs fois et qui voudrait qu’on l’euthanasie plutôt qu’on le soigne, au lieu de lui filer des antidépresseurs qui lui donne encore d’avantage envie de se suicider dès qu’il s’accoutume ?

      Chaque cas est exceptionnel mais aucun médecin ne voudrait prendre des responsabilités pareilles. Si il y a bien un domaine ou la jurisprudence devrait être de mise, c’est celui là. Et seule l’appréciation du médecin devrait compter, sans pour autant être un décision individuelle. A chaque progrès médical, on peut fixer des limites, mais il n’est pas question de revenir en arrière. Le rôle d’un médecin est de prolonger la vie, autant que faire ce peut. L’obliger à prendre en charge des gens qu’il devra tuer de toute façon, c’est criminel.

      Débrancher quelqu’un, c’est estimer qu’on a tout fait pour lui. Qu’il est en état de mort cérébrale, clinique, etc. L’appréciation reste au personnel soignant. Euthanasier quelqu’un, c’est estimer qu’on doit agir sur la vie en fonction de la conscience d’autrui, l’appréciation peut être partagée ou non, objet de contrainte, etc.

  5. […] Invitée sur l’émission de Michel Denisot (occasionnellement présentée par Ali Baddou), Le Grand Journal, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a été invitée à commenter des images montrant une femme qui se suicidait devant des caméras.  […]

  6. Cloclo54 dit :

    Urbon dit beaucoup de choses !
    Qui vous a dit qu’on voulait retirer la vie à quelqu’un qu’on pouvait soigner ? qui vous dit que soigner un incurable qui le souhaite est malsain ? Effectivement, il y a un point sur lequel je suis d’accord avec vous, c’est l’appréciation laissée aux médecins ! Pour moi, l’appréciation est d’abord celle du malade !
    La loi Léonetti actuelle ne permet pas de répondre à toutes les situations de détresse, même si vous affirmez le contraire, ça n’en fait pas une vérité !
    Sachez aussi qu’il y a des dépressifs que l’on ne peut pas soigner, pour qui la médecine ne peut rien dut tout ! J’ai l’exemple de mon amie qui s’est pendue après plusieurs tentatives de suicide raté, qui avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique et qu’on a renvoyé chez elle “parce qu’on ne pouvait plus rien faire pour elle ! vous trouvez que c’est mieux que l’euthanasie qu’elle réclamait ?
    Quant aux médecins qui prendraient ce genre de responsabilités, ils existent, ils sont même 60 % à l’affirmer sur le journal médical JIM alors n’avancez pas des affirmations fausses et ne prenez pas vos désirs pour des réalités ! Documentez-vous avant de parler !
    Vous refusez l’idée d’une euthanasie pour vous, très bien, personne ne vous y contraindra mais à contrario, respectez donc l’avis des personnes qui pensent autrement que vous !
    c’est juste un peu de respect pour les idées d’autrui !
    bien cordialement,

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