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Médias militants : les arroseurs arrosés

Rédigé par Jeanne Paul le 06 mars 2013.

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Photo : Patrick Peccatte
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Photo : Patrick Peccatte

Les médias nous l’avaient pourtant “vendue” mais pour Hollande la confiance avec les Français a été rompue !

C’est le “NOUVEL OBS” (par le biais d’un contributeur et non d’un journaliste qu’on aurait pu sinon canoniser) qui vous le dit en pointant le rôle prépondérant des médias dans l’élection de Hollande et par conséquent leur responsabilité face à l’actuelle gouvernance de la France.

Les médias, dont on dit communément qu’ils sont le quatrième pouvoir, sont maintenant concurrencés par les réseaux sociaux . Ils ont fait le roi mais, même si parmi leurs journalistes certains retrouvent tout doucement le souvenir de la déontologie normalement liée à leur profession, ils ont dans l’ensemble tellement pas le courage de faire leur mea-culpa qu’ils courent à l’unisson derrière tous les chiffons rouges que le roi et sa cour agitent au quotidien pour les occuper.

Les journalistes ivres de leur pouvoir n’avaient pas pressenti qu’à force de droguer le peuple avec “du buzz ” ils allaient créer une dépendance au “sensationnel”, “au trash”, au “mensonge orienté” et les voilà prisonniers de ce rôle de “dealers du malsain et de l’endoctrinement”.

Avec un président pas si normal que cela ils pourraient se déchaîner s’ils appliquaient la méthode du “bashing” (“rossée” par dénigrement systématique) qu’ils ont utilisée à l’envie avec Nicolas Sarkozy et continuent d’utiliser avec leur nouvelle cible préférée, Jean-François Copé, mais même si certains avancent timidement ou avec une fausse hardiesse quelques attaques ce ne sont que des leurres pour tenter d’afficher l’indépendance”qu’ils n’ont précisément pas.

Ils pourraient… mais avec la gauche (dont ils sont) ils ont forcément des timidités, des pudeurs , une retenue de bon aloi , une cataracte contagieuse et l’oubli facile. De fait ils essaient maladroitement de continuer à manipuler l’opinion de ceux qui précisément n’ont pas accès au contre-pouvoir médiatique des réseaux sociaux et du web (avec les autres leur cause est entendue ! ) mais ils sont confrontés à des problèmes majeurs pour continuer à faire audience.

Certains auditeurs ou lecteurs, les ingrats , sont de mauvaise humeur car ils sont “en manque” : ils n’ont pas leur dose pluri-quotidienne “d’anti-sarko” et ils ont une indigestion de pain au chocolat. Du reste ce petit pain a été réduit à l’état de miette à force d’être utilisé en boucle de façon aussi abusive qu’indigeste et imbécile.

En Hollandie les vérités sont cachées et les mensonges insipides . Pour continuer tout de même à protéger leur héros les chevaliers du micro et de la plume ont le pied sur le frein et des lunettes de soudeur afin de ne ne pas piétiner ce qu’ils ont adoré et de ne point voir ce qui pourrait les aveugler. Alors, allez capter l’audience ou fidéliser les lecteurs avec du mou, du sans sel et du réchauffé…

Les autres n’ont pas faim de ragots de fonds de tiroir ou de déclarations salaces et même les tentatives de Laurent Joffrin pour vendre son journal grâce au “chef-d’oeuvre” littéraire de Marcella Iacub fait de vomissures sur ce pauvre DSK qui, déjà au fond du trou, ne peut pas descendre plus bas, oui…, même ces efforts désespérés pour accrocher le lecteur ont été mal récompensés et lourdement condamnés par la justice , ce qui est une première!

Enfin la réalité du quotidien et du taux de chômage qui grimpe, les budgets qui se resserrent , les constats des déçus du 6 Mai , la désespérance de ceux qui n’y croient plus …font qu’il ne suffit plus de multiplier les tentatives d’accroche .

Même l’exploitation de plus en plus fréquente d’un éventuel “retour” de Nicolas Sarkozy (faut-il qu’ils aient faim tous ces “journaleux” qui crachaient à longueur de temps sur lui mais doivent en secret regretter la manne qu’il représentait ! ) n’améliore pas leur audience : les réseaux sociaux et les blogueurs font le boulot mieux qu’eux !

De fait cette exploitation redondante démontre simplement qu’à force de balancer entre vérité et mensonge, dissimulation et interprétation, contournement et déguisement, les journalistes sont aux abois pour préserver leurs carrières et leurs revenus tout simplement parce que la plupart d’entre eux ont perdu toute crédibilité .

De mon point de vue ils sont en train de vivre l’histoire de l’arroseur arrosé et la douche est un peu froide .

Déjà 7 remarques sur cet article

  1. Libertad dit :

    Il serait plus que temps d’arrêter de subventionner, avec l’argent du contribuable, tous ces fanzines de gôche qui permettent à leurs journaleux, outre de profiter d’avantages fiscaux hors normes, d’avoir des revenus indécents par rapport aux français des classes pop et moyennes sur lesquels ils crachent à longueur d’année pour leur “populisme” réac…
    Idem pour la tévé poublique…

    • Urbon dit :

      Je ne suis pas élitiste, plutôt populiste, dans l’âme. Cependant, faut bien admettre qu’on ne peut pas tenir compte de l’avis de tout le monde sur tout et n’importe quoi.

      On vit dans un monde d’experts, mais les experts d’aujourd’hui ne sont que des porte parole attitrés de tel ou tel groupe de pression. C’est d’abord ceux là qui devraient rendre des comptes.

      Pas seulement les experts de l’information, les économistes, les médecins, les juristes, etc. Quand même pas compliqué de retirer son titre de journaliste à un journaliste qui annonce n’importe quoi sans vérifier ses sources, par exemple. Ou son titre de médecin à un médecin qui affirme que ce qui tue est bon pour la santé, son titre de juge à un juge qui condamne un innocent et relâche un coupable pour des raisons politiques, etc.

      A force de tout relativiser, les gens ne se rendent même plus compte qu’ils ont des responsabilités. Il fut une époque où il n’était pas possible de faire faire n’importe quoi aux français, où ils avaient non pas une éthique personnelle mais des obligations morales.

      Dans ma vie, j’ai du démissionner une bonne dizaine de fois parce qu’on me demandait de faire des choses tout à fait illégale. Mais il parait que je ne suis pas assez souple, que d’autre le feront à ma place et que c’est mon évolution sociale qui en souffrira…

      Par exemple, que penser d’un employeur qui motive ses salariés en fonction de la productivité : Plus la quantité produite augmente plus la prime augmente, par pallier, mais en revanche plus la qualité baisse et plus les pénalités augmentent. Le truc, c’est que la prime est calculé de sorte qu’il faille aller trop vite et qu’il en résulte un plus grand taux d’erreur. Personne ne touche de prime dans ses conditions, mais tout le monde se ruine la santé à essayer, c’est le but. Et comme il n’est pas possible de faire ce coup là durablement à ses salariés, l’employeur n’embauche qu’en intérim des petits jeunes qu’il dégoûte du travail dès leur première expérience… Comment les cadres, dans une boite pareille, peuvent encore se regarder en face ?

      On parlait de viande halal il y a quelque temps, et de viande en général. Les scandales… Mais sais tu que les vrais scandales sont soigneusement évités. Par exemple, quelques distributeurs spécialisés (on donnera volontiers l’exemple de la nourriture pour animaux, mais c’est dans le meilleur des cas, pour se donner une conscience) n’achètent presque que de la viande déjà périmée, sinon périmée le lendemain ! Ça coûte trois fois rien mais ça se revend très cher. Et personne n’est jamais informé. Ton chien mange du charolais à 10 euros le kilo , c’est classe, mais faudrait voir la couleur verdâtre de la viande qu’on a vendu 50 centimes le kilo… Heureusement qu’il a toujours les intestins solides, ton chien, malgré des millénaires de domestication !

      Notre pays va mal, et c’est en profondeur. On prend les gens pour des cons de A à Z. Et dans ses conditions, je ne crois pas que le populisme arrange quoique ce soit. Nos élites ne sont ni plus ni moins intègres que tout un chacun.

      Cependant, je ne perds pas de vue que la gauche est au pouvoir parce qu’elle a réussi à faire croire au peuple qu’elle serait plus intègre que la droite et finalement, c’est bien ça qui nous révolte le plus. Il n’y a qu’à en juger le contenu des articles du site. Je veux bien croire qu’il existe encore un espoir, mais c’est pas gagné !

      Enfin, je ne vote pas FN par populisme, mais parce qu’il me semble qu’aujourd’hui, c’est la voie du milieu. Soi disant je prends la défense des patrons ? Non, seulement des petits patrons. Soi disant j’en veux aux immigrés ? Non, mais qu’ils deviennent français ou qu’ils se cassent, de toute façon il y en a trop. Soi disant je ne suis pas démocrate ? Bah si, la proportionnelle c’est la démocratie. C’est elle qui a donné naissance au FN, en quelque sorte, et c’est pour l’empêcher d’accéder au pouvoir qu’on l’a retiré.

      Tout le monde à le devoir d’être représenté, c’est ça le populisme. Mais tout le monde n’est pas à même de représenter n’importe qui. En vérité, c’est notre soi disant élitisme qui est le pire des populismes, parce qu’on nous place n’importe qui à n’importe quel poste, pour peu qu’il y ait des aptitudes politiciennes. C’est paradoxal mais c’est vrai.

      Accuser les autres de populisme, quand on pratique assidûment… Le vrai sujet aujourd’hui, c’est le rôle des experts et des élites. Avoir un maître, un patron, peu importe, c’est normal ! Mais les ennuis commencent quand le haut de la pyramide n’assume plus ses responsabilités. Alors, l’autre danger du populisme, de donner tout le pouvoir à un chef tout puissant, de sorte qu’il court-circuite les experts, c’est finalement du pareil au même.

      Quel modèle politique inventer ? Je ne sais pas trop, mais ça ne peut être ni du populisme militaro-hiérarchique, ni de l’élitisme politico-démagogique.

    • Urbon dit :

      Sarko s’était présentait de façon très populiste, c’est pour ça qu’on le regrette, certains du moins. N’empêche que ça n’avait rien arrangé… D’une part c’était un populisme de façade (on se souvient d’un référendum), il ne dirigeait pas d’avantage que Hollande aujourd’hui, d’autre part les rapports des experts étaient ignorés en tout beauté.

  2. katlen dit :

    Quel Bonheur de vous lire…Je suis a 100 pour 100 en accod avec vous sur tout votre ecrit….nous esperons que les Francais seront reflechir et etre intelligent de comprendre ces medias et ne pas tomber de nouveau dans leur pieges

  3. Urbon dit :

    Voyons plus large :

    La parité, c’est la crise de la représentativité. Comme si un homme ne pouvait pas défendre la cause des femmes et comme si une femme allait nécessairement faire mieux… Faut un gouvernement arborant les couleurs nationales, une sorte d’équipe de France black-blanc-beur, avec les résultats en moins.

    Un président normal, qui nous ressemble à vous et à moi, ça laisse entendre que vous et moi sommes capable de gouverner un pays !

    Par contre, interdit de représenter les racistes, les sexistes, les catholiques, les réactionnaires de tout poil. L’image de la France, ce n’est pas sa réalité, c’est ce qu’on veut montrer de nous. C’est l’image médiatique qui est en jeu. La responsabilité des médias est donc énorme, naturellement.

    En fait, la crise de confiance des français envers la politique et le monde des médias, c’est la même chose que la crise de la représentativité en politique ou dans le showbizz médiatique.

    Franchement, vous croyez vraiment que Denisot kiffe grave sur Booba ? Autant que les français sur Hollande, l’anti-DSK !

    Hier, nous voulions des leaders, aujourd’hui nous voulons des cons capable de s’effacer devant l’image qu’on veut leur coller. C’est un métier…

    La France est tellement diverse que de toute façon, on ne sait plus trop quelle image lui coller. On a même inventé une nouvelle image, la diversité ! A quand la grande fête nationale de la diversité ?

    Non, il n’y a plus d’identité française. D’ailleurs, si vous vous donnez la peine d’écouter le discours socialiste, vous vous apercevrez que l’identité française est exclusivement une identité politique : C’est l’identité des droits de l’homme !

    Nous ne sommes plus un pays, nous somme le microcosme de l’humanité… Un laboratoire d’expérience sociale. Et c’est à ce titre que nous voulons ressembler à l’humanité toute entière. Ce n’est pas seulement une destruction, c’est une construction.

    De ce fait, je ne crois pas que l’arroseur soit arrosé. Je pense plutôt que dans l’esprit des gens, c’est un mal pour un bien : Il faut changer les mentalités. C’est l’objectif annoncé de la gauche et de sa cohorte médiatique.

    Si la pilule ne passe pas, c’est que les français sont des têtes de mule, attachés à leurs identité réelle. Mais moins la pilule passera et plus ce sera la preuve, pour la clique qui nous gouverne, que bien des efforts restent à fournir. Au lieu de semer le doute, ça ne peut que renforcer un processus anti-démocratique déjà bien engagé.

    C’est une stratégie gagnant-gagnant. Soit les français acceptent l’identité diverse qu’on veut leur vendre, soit on leur inculque de force. Et si hier il était encore permis d’en douter, demain ça ne sera plus possible, parce qu’entre temps la réalité aura changée, l’immigration aidant. La gauche essaye de gagner du temps, en pariant sur la “modernité” sociale du pays.

    On appelle ça la dictature du prolétariat. Quand tout le monde sera ouvrier, qui se souciera des patrons ? Alors certes, on a laissé de côté les questions économiques, mais pour le reste, la méthode est la même. Quand tout le monde sera immigré, qui se souciera des français ?

    De fait, en France, plus on est immigré, plus on fait partie du prolétariat. Là où je travaille, il y a autant de maliens que de français. Les maliens sont cantonnés aux tâches les plus ingrates, les français peuvent évoluer pépère. Alors, de mon point de vue à moi, c’est que les emmerdes ne font que commencer. Quand tous ces immigrés commenceront à réclamer, parce que si ils acceptent un travail de merde c’est pour que leurs enfants s’en sortent mieux, la gauche renaîtra de ses cendres.

    Qui vote encore à gauche ? Les femmes et les immigrés, tous ceux qui s’estiment victimes d’injustice. La gauche aborde donc cette image de justice sociale… On n’a pas fini d’en bouffer, parce que précisément, l’immigration crée l’injustice.

    • Urbon dit :

      Contre l’apartheid et contre le nationalisme : L’internationaaaleu sera le genre humain !

      Contre économie de marché ?

      Bah, on verse dans l’ère du cocopitalisme. Quelques entreprises plus puissantes que des états dirigent le monde. Alors du moment que les salariés sont tous à égalité…

  4. Urbon dit :

    Populisme de gauche contre populisme de droite, voilà notre avenir. Nos élites n’ont pas de solution au problème français, elles sont vendues et corrompues au plus offrant, tantôt un magnat du pétrole, tantôt un industriel, un financier, etc. L’état est en faillite et sera maintenu en faillite, ad vitam aeternam.

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