Hollande : l’incompétence complice ?

hollande_françois François Hollande

hollande_françois François HollandeLe 6 mai 2012 symbolisait l’espoir d’un renouveau, le retour à une démocratie apaisée dans laquelle le peuple est entendu par ses représentants et non plus balloté d’une polémique stérile à une autre. L’Etat devait se montrer exemplaire et en premier lieu les membres du Gouvernement. Moins d’un an plus tard, la « République irréprochable » a volé en éclats si tant est qu’elle n’ait jamais existé.

Depuis son arrivée à Matignon, Jean-Marc Ayrault est quotidiennement chahuté pour son manque de fermeté, son charisme inexistant et son incapacité à trancher. Il faut croire que le casting a été raté. Le problème est que le metteur en scène (François Hollande) souffre des mêmes faiblesses et que l’Elysée est devenu le temple de l’indécision et de la couardise.

Elu pour changer les choses et redonner une perspective positive aux Français, Hollande vogue d’échec en échec avec une surprenante constance. Celui qui avait clamé avec force qu’aucune personnalité ne pourrait faire partie du Gouvernement si elle avait été condamnée par la justice gesticule misérablement mais ne tient pas compte des règles qu’il édicte.

En effet, selon l’avocat du Premier ministre, la condamnation en 1997 de ce dernier à six mois de prison avec sursis et 30 000 francs (4600 euros) d’amende, pour des faits de favoritisme, ne devrait pas être évoquée. Mais chut, toute vérité n’est pas bonne à dire… Jean-Marc Ayrault a été « réhabilité » en 2007. Il semblerait qu’il y a en France des sujets tabous qu’il est formellement interdit d’aborder. Une démocratie pour le moins originale…

Soyons clair, être réhabilité ne signifie pas que l’on a été finalement innocenté. Il s’agit uniquement d’une disposition du code pénale qui efface automatiquement certaines condamnations au bout d’un certain laps de temps si la personne jugée coupable n’est pas condamnée de nouveau entre temps…

Passons rapidement sur les sujets purement politiques et qui font de François Hollande, le président le moins apprécié des Français de toute l’Histoire de la Ve République. Des mesures contre le chômage aussi mal pensées qu’inefficaces, une réforme fiscale attendue qui n’a jamais vu le jour et qui ne le verra jamais, une soumission à la finance internationale pleine et entière.

Une finance qui a été le point de départ de deux affaires très différentes mais qui illustrent bien la vacuité des « élites » politiques au pouvoir et leur absence totale de moralité.

Cherchons les Juifs

On entend peu parler d’Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste, coopté par ses petits camarades à ce poste car notoirement incompétent et inaudible. Ne pouvant faire d’ombre à l’exécutif, l’ancien président de SOS Racisme « dirige » depuis octobre 2012 le parti majoritaire. Ces rares prestations remarquées le sont malheureusement pour de mauvaises raisons. Lorsque fin mars 2013, il accuse à demi-mot Jean-Luc Mélenchon d’être antisémite après la charge du tribun d’extrême gauche contre Pierre Moscovici et son rôle joué dans l’affaire des banques chypriotes, Harlem Désir se ridiculise et crée un profond malaise.

L’attaque de Mélenchon est tout d’abord purement politique. Le combat est fair-play et donne matière à réflexion aux citoyens. Le Gouvernement roulerait-il pour les banques et la finance ?

De plus, à force de crier à l’antisémitisme quand cela n’a pas lieu d’être, décrédibilise la parole des vraies victimes de cette abomination. Une faute pour le moins surprenante de la part d’un homme qui s’est fait le chantre de l’antiracisme et de toute forme de discrimination.

Qui savait et surtout qui s’intéressait à la confession de Pierre Moscovici avant cette « affaire » ? Personne. Cela n’est pas un sujet sauf pour le maladroit Harlem Désir qui a commencé à dresser, sans le vouloir, une liste des personnalités politiques juives…

D’une tempête sémantique à la grosse affaire de fric

Mais lorsqu’on parle d’ « affaire », comment ne pas évoquer celle qui met à mal tout un Gouvernement déjà empêtré dans son insondable nullité ? L’affaire Cahuzac, l’homme qui réduit les dépenses de l’Etat dans des domaines essentiels, qui est en charge de la lutte contre la fraude fiscale et qui fait fructifier son argent à l’étranger, loin d’une pression fiscale française devenue insensée.

La question se pose désormais de savoir ce que savaient le Premier ministre et le Président de la République. Des doutes existaient déjà sous la présidence de Nicolas Sarkozy mais le dossier avait été enterré ou ignoré.

Fabrice Arfi, le journaliste de Mediapart qui a mené l’enquête pointe aussi du doigt l’attitude de Pierre Moscovici. Le ministre de l’Economie et des Finances serait bien inspiré de s’occuper de son ministère au lieu de rendre service à des fraudeurs du fisc ou à venir gémir sur les plateaux de télévision pour se plaindre des propos de Mélenchon.

« J’ai été pris dans la spirale du mensonge, je suis dévasté par le remords » a déclaré Cahuzac. Il est surtout dévasté par le fait de s’être fait rattrapé par la patrouille. A-t-il été dévasté par les remords d’avoir fraudé et manipulé son monde pendant toutes ces années

Comme le relève Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis et spécialiste des situations de crise, « la communication de crise a été parfaite, mais la ligne choisie de nier en bloc et en détails toutes les accusations de Mediapart est pertinente si, et seulement si, on est sûrs d’être parfaitement droit dans ses bottes et qu’on n’a rien à se reprocher ».

Dommage pour Cahuzac, il avait 600 000 bonnes raisons (ou peut-être 15 millions) de ne pas être droit dans ses bottes.

Où s’arrêtera donc cette affaire ? A chaque jour sa nouvelle révélation. Après l’omerta de ces derniers mois, les langues se délient et les édiles peu scrupuleux tremblent de devoir rendre des comptes et surtout l’argent qui y est caché.

La France croyait avoir tourné la page des affaires avec l’arrivée au pouvoir des socialistes. Les choses ne font qu’empirer. Gageons que des scandales encore bien plus graves seront révélés d’ici 20 ans sur des pratiques qui ont lieu aujourd’hui. La France est un gâteau, autant se goinfrer jusqu’à plus faim se disent certains malfaisants de la politique française.

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2 réactions à “Hollande : l’incompétence complice ?”

  1. Le ps est le parti des affaires les socialos sont incompetents sur tout le socialo onaniste aime que son ego .

  2. Un peu de courage, si la rue ne suffit pas à faire choir cette gôche aussi pourrie qu’incompétente, grève des impôts !

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