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Robert Eringer ou la vengeance du poltron

Rédigé par marnard le 03 août 2013.

robert_eringer_monacoL’ancien chef de la police monégasque, André Muhlberger est décédé le 23 juin dernier. Pendant que ses proches le pleurent, que la police enquête sur les causes du drame, Robert Eringer se gausse et dégoise sur les réseaux sociaux… Affligeant.

Pourquoi tant de haine ?

La haine c’est la vengeance du poltron écrivait Georges Bernard Shaw. Cette maxime colle à la peau de Robert Eringer. Sur son site et sa plateforme de micro-blogging, il ne cesse de multiplier les amalgames douteux et d’alimenter des théories du complot autour du décès d’André Muhlberger.

Mais pourquoi s’en prendre à  un homme qui n’est plus là pour répondre ? Pour comprendre l’animosité et la rancune qui animent le bloggeur, il faut comparer la biographie des deux hommes. L’exercice est cruel pour Robert Eringer. Celui qui déverse sa haine a commencé sa carrière comme pigiste pour des tabloïds anglais, spécialisé dans les affaires de mœurs trash. Puis, il est devenu tenancier de bar à Londres. Dans une biographie, rédigée par ses soins, Robert Eringer insiste sur des missions qu’il aurait effectuées pour le compte du FBI ou de la CIA. Une fable. En réalité, il a obtenu ses lettres de noblesse d’espion en surveillant une journaliste d’investigation qui s’apprêtait à publier un ouvrage sur la maltraitance des animaux dans un cirque… James Bond payé par un directeur de cirque ! Des états de services dans la profession un peu minces pour se targuer d’être le  001 de Monaco. Comment a-t-il obtenu son poste de consultant en renseignements dans la Principauté avec ce CV de carton pâte ? Probablement en mentant beaucoup.

André Muhlberger, lui, était un grand flic, aimé de ses hommes et respecté partout où il était en poste, à  Toulouse, Ajaccio ou Marseille. Durant les six années pendant lesquelles il a été directeur de la sureté publique de Monaco, il a obtenu des résultats brillants. C’est lui qui démantela le gang des Pink Panthers, ces célèbres braqueurs serbes de joaillerie de luxe qui sévissaient dans le monde entier. Lorsque Tony Muselin, le convoyeur de fonds qui avait fait la malle avec 9 millions d’euros, décide de se rendre, c’est auprès de Muhlberger qu’il dépose les armes.  A l’époque, le directeur de la sureté publique commente cette reddition avec beaucoup d’élégance : « Qu’il soit venu à Monaco, cela reste un mystère et il n’a pas eu la gentillesse de nous l’expliquer »…

 

L’ombre et la lumière…

André Muhlberger et Robert Eringer se connaissaient. Ils se sont côtoyés quelques mois en 2007. Le premier venait de prendre son poste à Monaco et commençait à voir son soleil briller et à remporter quelques victoires. Pendant que l’un montait les marches, l’autre dévalait les escaliers. Le second, sentait bien que son étoile palissait et qu’il s’approchait de la  chute finale. Il fut licencié à la fin de cette même année. Depuis, à longueur d’articles sur son blog, il n’a eu de cesse de salir celui qu’il appelait vulgairement “la mule” : «  Les Monégasques et les agents de police seront heureux lorsqu’ils verront cet imbécile virer son cul de Monaco » écrivait-il, en novembre 2010. L’élégance n’est pas une vertu partagée par tous. André Muhlberger avait alors assigné Robert Eringer en justice pour ces propos diffamatoires. Le bloggeur avait été condamné pénalement par le Tribunal de Grande instance de Paris le 28 septembre 2012[1]. Mais les insultes sur Internet continuèrent.

La comparaison des CV, la réussite de l’un, l’échec de l’autre peut expliquer la jalousie mais elle n’explique pas ce désir de vengeance sauf à penser que cette vengeance procède de l’aigreur et de la faiblesse de l’âme. Balzac n’écrivait-il pas : « Plus sa vie est infâme, plus l’homme y tient ; elle est alors une protestation, une vengeance de tous les instants. » Même après le décès d’André Muhlberger, Robert Eringer continue à déverser sa haine… Infâme.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Daniel pilotte dit :

    L affaire n est pas très claire de toute façon l enquêteur impartial n existe pas que se soit dans la police ou dans la gendarmerie il y a hélas toujours un individu perturbateur au passé trouble voici un exemple lorsque j étais écolier dans ma classe il y avait un voleur il volait uniquement les stylos en métal ou les stylos 4 couleurs en métal , figurez-vous aujourd’hui se voleur est devenu gendarme il a mon âge 50 ans son premier emploi il a travaillé avec son père artisan plâtrier .

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