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Vivendi s’engage dans le monde de l’après-crise

Rédigé par Julien.B le 25 octobre 2013.

vivendi

L’entreprise française montre une ambition résolue pour s’imposer comme l’un des groupes de médias incontournables en France. Premier axe de travail, capitaliser sur son originalité, en effet, le groupe entend jouer sa carte dans l’univers très structuré des « mass media ». Comme le soulignait encore récemment le président du conseil de surveillance, Jean-René Fourtou, au journal Le Monde, « pour se différencier en termes de contenus par rapport aux géants anglo-saxons, nous pouvons nous appuyer sur notre qualité et notre spécificité européenne, ainsi que sur notre ancrage francophone ».

Se recentrer sur la création de contenus, comment jouer sur ses points forts ?

Lors de la présentation de ses résultats trimestriels cet été, le groupe a vu confirmer la bonne santé de ses deux entités de production de contenus, Canal + et Universal Music. Avec ces deux marques, l’entreprise dispose aujourd’hui d’un rayonnement international. Le producteur de musique est tout simplement le premier du secteur depuis son rachat d’EMI ; tandis que la chaîne cryptée dispose d’un statut de leader continental sur la création audiovisuelle avec les studios Canal.

Seulement avec la montée du numérique et l’accélération de la mondialisation, toutes les industries créatives sont confrontées à un double défi auquel Vivendi n’échappe pas. Constamment obligée d’intégrer les nouvelles innovations du secteur, l’entreprise doit faire face à des coûts fixes très importants. Pour répondre à ces challenges, le groupe a décidé de poursuivre son désendettement afin de récupérer des marges de manœuvre financière.

Plusieurs opérations engagées dans un timing maîtrisé

Avec cet objectif d’amélioration comptable, tout en assumant une ambition de croissance sectorielle, les dirigeants ont entamé des discussions pour la cession de Maroc Telecom. Actuellement les négociations sont en cours entre les services juridiques d’Etisalat et le gouvernement marocain. A en croire, « Saadeddine El Othmani, le ministre des affaires étrangères, le deal pourrait être conclu d’ici un à deux mois ».

Sur le dossier Blizzard Activision, un recours juridique a été introduit mais le président du conseil de surveillance, M. Fourtou, rassure : « des actionnaires minoritaires posent des conditions, mais c’est business as usual ». Enfin, il est un peu tôt pour affirmer la réussite de cette nouvelle stratégie selon le consultant Adrien Bourreau du cabinet conseil Kurt Salmon. Toutefois, il confirme dès à présent, que « les perspectives de croissance dans les télécoms ne sont absolument plus les mêmes qu’il y a quelques années et celles dans les médias sont autrement plus solides ».


        

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