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Le suicide, solution honorable pour l’humanité ?

Rédigé par P.O. le 19 décembre 2013.

suicideLe suicide est souvent considéré comme un dernier acte désespéré du à une lassitude de la vie ou à une pression sociale telle qu’elle oblige la personne à se tuer pour fuir ses problèmes. Cette vision des choses est extrêmement réductrice et occulte de grands pans des suicidés.

Les agriculteurs, les opérateurs téléphoniques, les policiers, sont des corps de métier ou le suicide est plus élevé que la moyenne. Dans tout ces métiers, la cause est la même : la pression sociale. Même si la pression diffère selon les métiers, le suicide se fait suite à cela : dettes pour les agriculteurs, hiérarchie pour les policiers et les opérateurs téléphoniques : la raison n’émane pas de l’individu en lui-même, mais de la société qui le pousse à bout.
En second lieu, on peut considérer que les personnes mal dans leur peau ou ayant subit des échecs de leur vie (amoureux, professionnel) peuvent se suicider par désespoir issu de leur propre vie, et qu’ils n’avaient plus la force de surmonter leurs problèmes.

Dans ces deux cas, le suicide paraît un acte de désespoir et une faiblesse de corps et d’esprit qui pousse à en finir pour ne plus avoir de problème. Un suicide qu’on peut considérer comme égoïste, en somme.
Pourtant, il existe des cas de suicides qui n’ont rien à voir avec ces cas courants, qu’on va souvent occulté sans même s’en rendre compte. Le premier exemple qui vient à l’esprit, ce sont les suicides qui se font pour une cause : les kamikazes et autres terroristes se font sauter pour faire avancer leur cause, pour instaurer la terreur ou pour éviter la défaite : islamistes et soldats en sont les exemples les plus significatifs.

Mais, encore une fois, ce genre de suicides ne couvrent pas tout les suicides. Même si, du fait de nos sociétés actuelles, c’est de moins en moins courant, il existe aussi des gens qui se suicident pour l’honneur ou pour éviter la honte.
Pour l’honneur, souvenez vous des samouraïs japonais, qui n’hésitaient pas à s’ouvrir le ventre. D’autres personnes peuvent se tuer pour laver leur honneur sans qu’ils ne soient forcément samouraï.

La dernière facette du suicide, la plus méconnue, celle qui s’est peu à peu volatilisée, nous vient des peuples premiers. Bon nombre de ces peuples voient le suicide totalement différemment que nous ; le suicide est normalisé sans qu’il n y ait aucune obligation : les gens se suicident pour éviter qu’ils ne sombrent psychologiquement, et pour laisser la place aux plus jeunes. En clair, lorsqu’ils deviennent trop vieux ou malades, plutôt que de devoir être dépendant de la société, ils préfèrent en finir avec la vie.
Un concept totalement opposé au notre, ou l’assistanat est devenu le moteur de la vie de bien des gens, et ou on s’acharne à maintenir en vie même les cas les plus désespérés et sans espoir. Avez vous déjà songé à votre avenir lointain, lorsque vous deviendrez vieux et/ou malade, sans plus de possibilité à vous mouvoir et à manger ? Vous passerez sous le maintien en vie artificiel, aidé par la société toute entière, ou vous n’aurez plus rien à faire, ni à pensez . Est-ce une fin de vie honorable, est-ce une fin enviable ? Pourtant, nous allons toutes et tous finir comme ça, parce qu’il est désormais interdit d’en finir avec sa vie pour nos sociétés, c’est devenu un tabou dont on ne peut s’entraver. Des personnes ont tenté de le faire de façon légale, mais toujours la même réponse : on ne veut pas autoriser le suicide, sous quelque forme que ce soit.

Résultats ? Une société vieillissante et malade, une quantité astronomique d’assistés, toujours plus croissants, une démographie explosive qui n’augure rien de bon, si ce n’est l’auto anéantissement d’une société qui aura tout fait pour aller contre nature.
En soit, je ne prône pas le suicide systématique à la moindre défaillance : ce serait idiot, vu qu’on peut récupérer de la plupart de nos maladies. De même, je ne vais pas demander aux retraités de se suicider, ils méritent leurs retraites puisqu’ils ont travaillé toute leur vie. Mais à quoi bon une fin de vie enfermé, sans plus pouvoir bouger ? Arrivé à un certain stade de vieillesse ou de maladie, il paraît évident qu’il n y a plus d’espoir, alors, à quoi bon survivre dans un état d’assisté permanent ? Et quand la survie passe par un changement notable de personnalité, peut-on encore dire que c’est bien la même personne, que « l’ancienne » personnalité aurait aimer cette nouvelle vie ?

Ne serait-il pas temps de se préoccuper de ce genre de chose, qui nous concerne toutes et tous ? Voulez vous finir à moitié dingue et handicapé sur un lit d’hôpital loin des vôtres ? La gestion démographique doit passer non seulement par un contrôle des naissances, mais aussi par une liberté totale en fin de vie, avec la possibilité pour les plus âgés et les malades d’en finir dignement avec la vie, avec les honneurs.
Il serait temps de nous réapproprier certaines pratiques des peuples premiers, les plus sages de l’humanité, qui ont, seuls, réussis à être en symbiose avec la nature : jaïnistes, Bhils, celtes, Creeks, etc.

Déjà 12 remarques sur cet article

  1. Urbon dit :

    Article nul. Zero pointé.

    S’est pris pour Durkheim ? Ferait mieux de le lire.

    Premièrement, à l’heure actuel, la moindre des choses aurait été de faire le rapprochement avec l’euthanasie (le suicide médicalement assisté, histoire de rester dans l’assistanat et non pas d’en sortir) qui fait débat. On y va tout droit, vers Soleil Vert !

    Deuxièmement, de tout temps, quand la situation économique le permet, ce sont les enfants qui prennent soin des parents quand ceux-ci vieillissent, ne serait ce que pour une raison simple : Les enfants héritent de leurs parents, c’est à dire qu’ils s’inscrivent dans une continuité économique et professionnelle. Mais tant que les parents sont en vie, le gagne pain des enfants appartient aux parents !

    Que les parents se suicide, “originellement”, pour laisser la place aux jeunes, c’est une bien belle invention. Mais puisque c’est tabou, secret et méconnu…

    N’importe quoi et invérifiable, naturellement.

    A voir et à revoir, sur le sujet : La ballade de Narayama. Et ne pas croire qu’il s’agit d’une banalité. C’est le comble de l’horreur, une vieille femme qui est détestée du village parce qu’elle a encore toute ses dents et bon appétit et sa se passe dans des temps de disette. Elle décide en effet de se suicider et son fils doit l’y aider, mais ce n’est pas pour laisser la place aux jeunes, c’est parce qu’elle a HONTE d’être une bouche inutile à nourrir, dans un contexte ou même les gens utiles n’ont pas de quoi manger.

    Pour info :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ballade_de_Narayama_(film,_1983)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Suicide

  2. Doum-doum dit :

    “Il serait temps de nous réapproprier certaines pratiques des peuples premiers, les plus sages de l’humanité, qui ont, seuls, réussis à être en symbiose avec la nature : jaïnistes, Bhils, celtes, Creeks, etc.”

    Pitoyable. Idéologie à la con. Méconnaissance du sujet. Comparaisons plus que douteuses.

  3. nath dit :

    Merci pour cet article. Je vais l’imprimer pour pouvoir me torcher le cul avec.

  4. anais dit :

    L’article est plein de fautes d’orthographe !

  5. P.O dit :

    Je ne prétends absolument pas être Durckeim, ni même faire la synthèse de ses travaux, tout juste un petit aperçu de son travail sur le suicide, et encore.

    J’ai bien sur vu La ballade de Narayama, et il est évident que cet exemple ne rentre pas dans le cadre du suicide “honorable”, puisque clairement soumis à la communauté, quant bien même la femme va encore très bien…
    Difficile à prouver qu’il a existé des suicides “pour la communauté” sans pression sociale, on est d’accord, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il faille rejeter ce genre de suicide.

    Et on m’accuse de ne pas connaitre le sujet, mais qui connait vraiment le sujet ? Durckeim a fait un bon travail mais n’est-il pas déjà dépassé par nos sociétés qui ont évolués depuis ? Sans même parler du tabou qui rend ce sujet invisible pour la majorité…

  6. babar dit :

    Pourquoi faire assumer à la société un choix qui incombe à chacun ? Se suicider par dégoût de sa vie (état de santé dégradé, conscience altéré), c’est un choix, qu’il faut assumer, et qui (à mon sens), ne peux être assumé par la société. Je suis désolé mais je ne peux assumer la mise à mort de quelqu’un, je ne peux pas porté ce fardeau pour quelqu’un d’autre.

    Pour ce qui est des raisons, économiques, (laisser la place aux jeunes, et contrôler les naissances à cause de la surpopulation), plusieurs personnes, et pas de moins futées pensent que c’est un faux problème).
    Je vous renvoie au reportage d’ARTE : le dessous des cartes
    http://www.youtube.com/watch?v=ANq28BBza_8&hd=1

    Si les ressources non renouvelables ne sont pas partagées, et recyclées, et que nous continuons à gaspiller, nous continuerons à produire des montagnes de déchets et on continuera à mourir d’en avoir trop, et de ne pas en avoir assez.

    Si notre comportement n’est pas plus responsable, que nous ne faisons pas l’effort de garder notre environnement sain (je vous renvoie, aux chiffres de la pollution de l’air en milieu urbain, de l’utilisation massive des pesticides+ogm et patati patata). Nous continuerons à “produire” des vieillards dépendants atteints d’alzheimer, parkinson, cancer etc) a qui nous prolongerons la vie avec beaucoup d’artifices et qui mourriront en mauvaise santé.

    Alors évidement dans ces conditions, la question du suicide se pose, quand on est malade. Et quand on est glouton, et qu’on ne sait pas partager, évidemment, on dit qu’on est trop nombreux. Beaucoup de personnes disent que les familles nombreuses ont ceci de bien qu’elles permettent de bien comprendre la notion de partage.

    Les solutions techniques existent, les robots arrivent, les biotechnologies aussi, utilisées à bon escient ce sont des solutions pour aller de l’avant.

    Pour finir, à mon sens, le suicide n’est pas une solution, c’est toujours l’échec de la société, c’est LA défaite, nous devrions être capable de vivre ensemble et de pardonner quelque soit les fautes et d’espérer en un futur meilleurs pour tout plein d’enfants.
    Je suis convaincu que la science et le bon sens sont la solution. Je reste optimiste, sourions à la vie.

    Nietzsche :
    http://etiennepinat.free.fr/Nietzscheetlaquestiondubonheur.pdf

  7. Malthusien et fier de l'être dit :

    Excellent article au contraire, je ne pourrais mieux dire.
    De toutes façons un jour ou l’autre (nous ne le verrons sans doute pas) la pression démographique humaine sur les ressources sera telle qu’il y aura une implosion démographique, à 10 11 milliards (peut être plus). Inutile de dire qu’entre temps nous aurons transformé la Terre en une planète largement invivable (en plus nous allons droit vers les 4°C de réchauffement climatique à la fine du siècle, ce qui entrainera une situation irréversible, notamment la libération de gaz méthane aux Pôles qui empoisonnera l’atmosphère…)
    Nous sommes tous des morts en sursis, quoi qu’en veuille l’Hubris de l’époque (certains veulent se faire cryogèniser, d’autres pensent que bientôt on vivra 1000 ans, d’autres encore pensent s’enfuir sur Mars ou coloniser les Exoplanètes…)

    • Urbon dit :

      Qui dit pression démographique dit guerre, ou contrôle des naissance éventuellement, mais pas suicide. En arriver à parler du suicide de tout un chacun pour le bien être de la société, autant parler du suicide de la société elle même !

      Faut vraiment être gravement malade dans sa tête pour envisager comme solution la fuite en avant quand le danger est en face. Croire l’homme incapable de se remettre en question, à sa propre image de débile mental… Tsss.

      On fait trop de gosses, tuons les vieux ?

      Rien que du bon sens, ben voyons !

      L’homme cherche à vivre vieux et mieux. Il n’y a pas à épiloguer là dessus. Alors peut être pas à la retraite pendant des siècles en profitant des rentes de quelques années de travail… Mais pas non plus pour finir éloigné de la société, comme un pariât, inutile et indésirable.

      De toute façon, ce ne sont pas nécessairement les pays dans lesquels on vit le plus longtemps qui font le plus d’enfants !

      Vraiment, cette discussion ne fait que refléter les craintes et les fantasmes de quelques illuminés, certainement pas la connaissance et la réflexion. Un mauvais film de science fiction…

      D’ailleurs, nous ne sommes pas en train de parler de suicide à proprement parler mais d’euthanasie et non plus pour des raisons médicales mais économiques. Bienvenu chez les nazis !

      Et comme le dit plus ou moins @Babar, il subsiste quelque chose de noble dans le suicide du moment qu’il reste une affaire personnelle. Dès lors qu’il y va de la responsabilité d’autrui (que ce soit du chantage ou de l’euthanasie c’est pareil), c’est l’horreur. Pour qui conserve encore un peu de spiritualité…

  8. Fred dit :

    Excellent article! Tous ces bien-pensants se contentent de critiquer l’article sans fournir d’arguments. En gros,d’après ces attardés, il faut toujours sauver des vies, le plus possible, pour aucune autre raison que c’est la vie et qua la vie est “sacrée”.
    La qualité de vie, ça ne compte pas.

  9. psychopathe dit :

    Excellent article c’est une vision réaliste.

  10. philippe dit :

    j’ aime beaucoup cet article. Le suicide a sa part de mystere et de questions, même d’ un point de vue religieux.
    Il faut etre aveugle pour ne pas reconnaitre qu il peut être La Solution pour certaines vies, et encore plus si l’ on croit en Dieu et au ciel… La question pour moi n’ est pas de savoir si c est une bonne chose de le faire , mais plutôt si on a le droit de le faire d un point de vue éthique et religieux. Et personnellement je n’ ai pas la réponse.

  11. Franck dit :

    1) Prière de ne pas appeler ce torchon un “article”

    2) Prière d’apprendre à écrire en français

    3) Je ne fais pas mes compliments au “site” qui laisse publier de tels détritus.

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