Free roi du buzz mais pas de la 4G

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logo_freeLe buzz de cette fin d’année est définitivement à mettre au crédit de Free qui fait la Une de toute la presse depuis la sortie très suivie de Xavier Niel au sujet de la 4G. Sauf que les polémiques nées de l’offre à 19,99 euros de Free ne sont pas dénuées de fondements et la nouvelle comme quoi la 4G de Free ne se classe même pas sur le podium en terme de débit 4G pourrait plomber un buzz devenu incontrôlable. 

Après s’être écharpés sur Twitter, Xavier Niel et Arnaud Montebourg se sont parlé ce mercredi 18 décembre. La France pousse un grand ouf de soulagement ! Les deux zigotos qui préfèrent créer un peu de bruit autour de leur personne sans jamais aller au fond des choses ont poliment échangé à la demande d’un ministre inquiet du chômage en France.

On peut s’inquiéter de l’emploi des Français, encore eu-t-il fallu être un minimum compétent pour espérer les préserver. Le secteur des télécommunications se porte bien et l’arrivée de Free Mobile en 2011 n’a porté aucun coup fatal à l’emploi ou aux opérateurs historiques. Ces derniers ont vu leurs parts de marché grignotées par Free et sa politique de prix baissière. La guerre sur la 4G aura-t-elle des effets pervers sur l’emploi. La réponse demeure incertaine, mais on peut tabler sur un statu quo. Si Free augmente ses parts, il embauchera alors que ses concurrents pourraient dégrossir. Système des vases communicants…

Si Montebourg et Niel ont commencé à calmer le jeu, il n’est pas certain que Free sorte gagnant de ce tapage médiatique. En effet, ses différentes offres ont été scrutées à la loupe et le roi du buzz s’avère être le roi du bide côté performance. Faire du pas cher, c’est bien, mais quand la performance ne suit pas, les abonnés pourraient faire grise mine.

Degroup Test a réalisé une étude sur la qualité des débits proposés par les différents opérateurs et les résultats sont peu flatteurs pour Free. Il se classe tout bonnement dernier loin derrière Orange, Bouygues Telecom et SFR. Un rappel à la réalité qui fait mal pour l’entreprise qui mise plus sur le buzz que sur le fond. Le P-DG d’Orange, Stéphane Richard n’avait pas tort quand il soulignait la faiblesse des infrastructures de son concurrent. Les chiffres dévoilés par Degroup Test ne sont pas bons, et Free n’est pas en mesure d’assurer une 4G performante dans une grande partie du territoire français.

Aujourd’hui, les informations sont facilement vérifiables et avant de se lancer dans une guerre commercialo-médiatique, il serait judicieux pour certains patrons d’assurer leurs arrières. Les annonces fracassantes qui se révèlent être des feux de paille pourraient bien faire partir en fumée les illusions de certains. En attendant, le spectacle continue et, muni d’un second degré développé, cela reste assez intéressant à suivre.

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