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Après la guerre des boutons, la guerre des affiches

Rédigé par P.O. le 04 mars 2014.

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anne_hidalgoVous souvenez vous de ce film culte, la guerre des boutons ? Il y parle de la « guerre » que se livre deux groupes d’enfants dans une campagne rurale, ou tout les coups sont permis pour une sombre histoire de territoire et de nom de famille, une rivalité d’enfant qui s’envenime et qui finit en véritable guerre, ou les enfants battus symboliquement ou réellement sont dépossédés de leurs boutons, véritable honte à l’époque des chemises bien carrées et ou chaque manquement à la bonne éthique se faisait sévèrement réprimander.

Un film culte, parce que tiré d’une époque révolue, de par la campagne profonde, mais aussi de par l’enfance que la plupart d’entre nous n’ont plus, une enfance souvent pleine de rivalité mais aussi pleines de jeux, une enfance que l’on aimerait souvent retrouver.

Mais certains n’ont pas quitté cette enfance, et continuent leur guerre des boutons ; les choses ont cependant un peu évoluées, ou plutôt régressées. N’appelons plus ça la guerre des boutons, mais la guerre des affiches !
En effet, comme désormais c’est le cas avant chaque élection, des véritables guerres d’affiches se multiplient dans bon nombre de villes sans que rien ni personne ne semble s’alarmer ni même s’inquiéter de cette dérive anti-démocratique, révélatrice de l’état déplorable de la liberté en France.

Car autant il semble qu’on pourrait excuser la ferveur des membres des différents partis à placarder d’affiches de leur candidat les murs de la ville, en réalité, il n’en est rien, et déjà à la base, cet affichage frénétique est un problème à plusieurs niveaux.

D’abord pour le gaspillage de papiers que cela engendre, car toutes ces affiches ne dureront au mieux que quelques semaines avant d’être jetées à la poubelles ; de par les affiches en elle-mêmes qui, bien souvent, ne font que vanter un parti en promettant des jours meilleurs mais sans jamais (ou presque) révéler leur programme, ce qui est déjà en soit une aberration ; mais aussi de par l’accaparement de tout les paysages que feront les partis, participant à une véritable pollution visuelle qui va rapidement recouvrir la plupart des points de la ville ; et pour finir de par les dérives dus à ces affichages sauvages, qui se traduit par deux faits : les agressions diverses et les détournements.

Les agressions diverses se passent par 3 modes opératoires : l’affiche par dessus l’affiche pour recouvrir l’affiche du concurrent, véritable gaminerie mais totalement à l’encontre des règles, l’arrachage ou la dégradation d’affiches qui est le niveau au-dessus, et, pire encore, l’agression pure et simple contre les gens qui vont mettre leurs affiches.

Que l’on placarde les endroits prévus pour d’affiches, c’est totalement normal lorsque des élections se profilent, afin de faire connaître et donner de la visibilité à son parti. Que l’on pollue la ville entière de ses positions idéologiques est déjà condamnable et ne devrait pas être toléré. Mais qu’on piétine la liberté d’expression et qu’on se tourne vers le totalitarisme en empêchant les partis adverses de se faire voir, c’est simplement inadmissible et devrait être fermement condamné, et je ne parle même pas des agressions réelles qui sont le summum du fascisme, pour reprendre un mot à la mode.

Et puis, il est « amusant » de voir tant de gens sur le terrain pour les élections quand on ne les voit jamais en dehors. A croire qu’ils préfèrent miser sur la communication que sur les actions concrètes… Cela peut même se transformer en détournements de fonds.

Alors, il serait temps de remettre à plat la pratique des affichages, devenue une véritable guéguerre qui utilise nos fonds tout cela pour se faire élire sans rien faire une fois au pouvoir, ou si peu…

Déjà une remarque sur cet article

  1. Daniel pilotte dit :

    Les écolos pratiquent l affichage sauvage partout même dans des localités de gauche , seulement les écolos n aiment pas que l affichage sauvage soient contre eux .

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