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Une semaine en Hollandie, #72

Rédigé par nikkopol le 18 avril 2014.

hollande_montre

hollande_montreUne semaine de très haute tenue qui nous prouve que ce gouvernement est parti sur des bases largement comparables à son prédécesseur ! On n’a donc pas fini de constater les dégâts dans notre petite chronique hebdo…

Prime à l’incompétence ! Tout a déjà été dit sur l’affreux Désir dont l’incompétence a été dignement récompensée par un secrétariat d’état. 80% des français désapprouvent mais de cela, pépère s’en moque. Fidèle à ce principe hollandiste qui fonde le recrutement des collaborateurs, le Figaro nous a appris cette semaine que les cabinets ministériels se sont gentiment octroyés des primes à hauteur de 12 millions d’euros pour l’année 2013 ! Vous ne rêvez pas : 450 conseillers se sont partagés 12 millions d’euros ! C’est vrai que la compétence, le professionnalisme, l’efficacité sont des mots qui sont revenus en boucle pour qualifier l’avion de ces peintres tout au long de l’année dernière… N’empêche, quasiment 30 000 euros par tocard, pour certains c’est plus de 40 000 euros nets d’impôts évidemment, alors qu’il est demandé au couillon de base de se serrer la ceinture, la pilule passe mal… Eux qui n’ont réussi à baisser ni les déficits, ni la dette, encore moins le chômage ou la précarité, ni la délinquance ou la violence ordinaire, eux qui attendent les bras ballants qu’une reprise miraculeuse vienne faire le boulot à leur place, eux qui donnent des leçons de morale sans arrêts, et bien eux s’octroient du pognon sur nos impôts, qu’ils ont grassement augmentés depuis 2 ans, quand ils nous mettent dans le mur. Que chacun s’en souvienne le moment venu…

Repris de justesse. Désir ayant donc fait preuve de son incompétence crasse, il a été promu au gouvernement. Restait pour pépère à « nommer » son successeur au PS, puisque la démocratie rue de Solférino comme ailleurs, vous savez bien où il se la met. Donc il a nommé Cambadélis, lui qui rêvait du poste depuis des années, en demandant à l’instance dirigeante d’avaliser le choix du Prince ! Faut dire qu’il a un CV en béton armé, Camba : condamné en janvier 2000 à cinq mois de prison avec sursis et 100 000 francs d’amende par le tribunal correctionnel de Paris pour une affaire d’emploi fictif dans une société gestionnaire de foyers pour immigrés. Et condamné en juin 2006 pour recel d’abus de confiance à six mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris dans l’affaire de la MNEF. Pas de doutes, Camba, c’est toi le boss…

Les fesses rouges. Il n’y a pas 2 semaines, chacun des peintres qui pensent encore nous gouverner y allait de son couplet de fanfaron : « le rythme de la baisse des déficits serait revu » (Sapin), « pas de fétichisme du chiffre » (Mosco), « l’Europe doit comprendre que les règles ne peuvent pas amputer la croissance » (pépère). Bref, on a compris, le bras de fer cette Europe intransigeante qui nous demande, l’infâme, de respecter nos propres engagements, allait enfin avoir lieu. Et cette fois-ci, on claironnait, sabre au clair, qu’il faudrait pas venir chier dans les bottes du pépère ! Il a d’ailleurs, pour la bonne forme, envoyé mercredi dernier 2 conseillers élyséens à Bruxelles, Macron et Léglise-Costa, histoire de dire à nos amis européens que ça serait comme ça et pas autrement. Et manque de bol, les 2 couillons sont revenus les fesses rougies de la fessée qu’ils ont pris à la commission ! Et pas qu’un peu ! En fait, nos amis européens ont bien compris la stratégie d’enfumage permanent du culbuto et ses sbires. Avec la pseudo réforme des retraites, notamment, ils ont bien compris que rien ne bougerait avec le petit gros. D’ailleurs, c’est plus là que le bât blesse : l’Europe serait prête à une indulgence de plus sur les fameux 3% si les réformes étaient lancées. Mais comme chacun voit bien qu’ils ne se passent rien, que pépère joue avec l’état dans l’unique but d’assurer sa réélection, la pilule ne passe pas. Et alors que la France a déjà été placée sous surveillance renforcée par ses partenaires, elle s’expose désormais à des sanctions financières, si les états européens les votent, de l’ordre de 0,2 points de PIB soit 4 milliards d’euros ! Les conneries de ces peintres vont finir par coûter cher ! Alors depuis, ils se relaient dans les médias pour nous raconter que non monsieur, jamais la France ne s’abaisse à quémander un délai de plus, que oui madame les engagements de la France seront tenus… En attendant, tellement ils étaient prêts, ils ont supplié d’avoir une semaine de plus pour rendre leur copie sur les 50 milliards d’économie attendus. Autant dire qu’ils étaient prêts, les charlots ! Tout ça va mal finir…

Aurélie telle qu’en elle même. Aurélie a été à son niveau cette semaine avec la première bonne nouvelle depuis longtemps : l’élection de Finkie à l’Académie Française. Alors qu’il a du essuyer un tir de barrage de quelques activistes gauchistes prêt à le décapiter pour mauvaise pensance, les immortels ont su garder raison et accueillir un esprit libre sous la coupole et c’est heureux. Alors qu’un journal s’étonnait de ne pas voir de communiqué du ministère de la culture saluer l’élection, le cabinet de ma chérie a répondu. Et quelle réponse, ma doué ! Si, le cabinet a fait son job. Il a envoyé à l’AFP un communiqué le 10 avril à… 23h14 ! Or, il faut reconnaître qu’à cette heure tardive dans les administrations publiques, à part 3 stagiaires devant youporn, on ne doit pas se bousculer, on ne se bouscule pas dans les bureaux… Prouve preuve, personne n’a repris ledit communiqué ! Alors qu’il aurait tout de même été bienvenu de passer un coup de fil le lendemain matin, pour s’assurer que le fameux communiqué était bien arrivé… Et bien non, chacun dans cette grande maison, avait certainement plein d’autres choses à faire… Compter ses primes pour l’année 2013, par exemple ! Le problème, avec ces tocards, c’est qu’ils ne sont pas ministres. Ils restent de vulgaires militants gauchistes…

Et prends ça dans ton groin ! Sophie Marceau n’a pas attendu pépère pour être socialiste, ça on le sait. Mais quand une voix « cultureuse » se fait entendre pour allumer la gauche au pouvoir, c’est suffisamment rare pour être souligné. Dans GQ, l’actrice n’y va pas par 4 chemins. Elle qualifie le culbuto de lâche et de goujat. Rien que ça. « Il a des maîtresses et quand on le sait, il refuse d’en parler », assure l’actrice. « Un mec qui se conduit comme ça avec les femmes, c’est un goujat », déclare-t-elle. « Et puis tromper sa femme pendant un an et demi alors qu’on est président de la République…! Là, je me suis dit : quel lâche ! » Ben oui, ma grande, il est comme ça Pépère. Je me fous de tout, surtout de vous et je suis au dessus de toute considération morale…

Nos élus ont du talent. A Lyon, le maire PS sortant, Gérard Collomb, a réussi a sauver ses miches lors de la vague bleue des dernières municipales. Sans doute que la fusion de ses listes avec celles des écologistes locaux, partis seuls au 1° tour et auteurs d’un petit 9% sur l’ensemble de la ville, y est pour quelque chose. Or qu’a-t-on appris cette semaine ? Que les Verts ne participeraient pas à l’exécutif local au motif qu’ils n’ont pas réussi à se mettre d’accord avec le maire sur un programme commun, alors même qu’ils sont élus sur ses listes… Mais alors, s’ils ne sont pas d’accord sur la base d’un programme d’actions concret, entre les 2 tours, ils se sont mis d’accord sur quoi ? Au nom de quoi ont-ils fusionné leurs listes avec celles de Collomb ? A part le nombre de places, la marque des bagnoles de fonctions, le montant des indemnités, les remboursements de notes de frais, non je ne vois pas… En Hollandie, ils ne se cachent même plus pour prendre leurs propres électeurs pour des cons…

Il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis… Notre moustachu préféré, le père Noël Mamère, avait été extrêmement clair avant les municipales : s’il était réélu maire de Bègles, il quitterait l’Assemblée Nationale, règle de non cumul oblige. Parce que lui, vous comprenez, c’est pas un de ces maquignons qui croquent du mandat uniquement pour la pognasse ! Pas de cela chez nous, les gars ! Oh que non ! Il avait été intransigeant avec lui-même et la haute idée que Mossieur a de la politique : « Je quitterai l’Assemblée fin 2014», disait-il, considérant que «malgré les efforts de mes amis, nous n’obtenons pas suffisamment et je serai sans doute beaucoup plus utile à Bègles et à la métropole bordelaise». Bon, et puis finalement, fidèle à leur principe de base selon lequel il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis, et ben le moustachu a finalement décidé de rester maire et député. Ca continue de se passer comme ça, en Hollandie : on raconte n’importe quoi pour se faire élire, et puis une fois élu, on fait l’inverse de ce qu’on s’était engagé à faire. En même temps, quand on voit que ça a réussi au sommet de l’état… Les électeurs béglais apprécieront…

Question de priorités. Nous sommes Place Vendôme, le 10 avril dernier. Une poignée de veilleurs, ces sentinelles non violentes nées en réaction à la loi Taubira sur l’union et surtout la filiation homosexuelle, sont présentes, silencieuses et recueillies, devant le Ministère de la Justice. Parce que c’est bien ce qui caractérise le mouvement : une manifestation individuelle non violente. Et comme c’est de tradition en République Démocratique de France, les forces de l’ordre en tenue de combat leur font face alors que des cars entiers de CRS sont parqués à proximité. Le contraste est évidemment saisissant entre une poignée de jeunes debout, silencieux, immobiles et des bataillons de gros bras en tenues anti émeutes, casques vissés sur le crâne et matraques bien en main, déployés pour impressionner autant que pour arrêter, contrôler, violenter. Tout ceci n’aurait pu être qu’un face à face coutumier entre résistants non violents à une loi inique et les forces de l’ordre socialiste, mais un grain de sable est venu gripper la machine, sans que la presse ne s’en émeuve d’ailleurs. Pendant qu’avait lieu cette démonstration de force face à une poignée de jeunes non violents restés debout pendant 3 heures, immobiles, de vrais criminels cette fois, braquaient une boutique de vêtements de luxe du quartier ! Ben oui, pour la flicaille, c’est plus sécuritaire de réprimer quelques cathos non violents que les bandes organisées, armées, qui pillent bijouteries et autres magasins de standing du quartier. J’ai honte à mon pays.

Fais mon boulot. Cette semaine, une poignée de familles d’apprentis djihadistes français en Syrie ont interpellé l’état français pour enrayer ce phénomène, lui intimant une action politique forte en matière de prévention. Ces familles jugeant les actions d’ores et déjà mises en place largement insuffisantes. Ben voyons. D’abord on aurait aimé que ces familles s’adressent d’abord à leurs autorités religieuses qui, à ce que je sache, sont les premières concernées par cet exode de jeunes islamistes radicaux. Que n’interpellent-elles pas les imams ou le Conseil des Musulmans de France ? Pourquoi d’ailleurs les représentants de cette religion n’appellent pas publiquement ces jeunes paumés à ne pas faire n’importe quoi ? Pourquoi ne condamnent-elles pas avec la plus grande fermeté les mouvements d’embrigadement des apprentis soldats ? Pourquoi ne racontent-elles pas la vérité sur ces enrôlements, à savoir que ces mômes vont se retrouver en première ligne et servir de chair à canon aux hommes de Bachar ? Pourquoi n’appellent-elles pas les imams de France, dans leur prêche, à lutter contre cet exode d’apprentis terroristes ? Et puis on est sidéré d’apprendre que des djihadistes français seraient des victimes et que c’est donc l’état français de prendre ses responsabilités ! Mais en quoi est-il responsable ? N’est-ce pas de la responsabilité de certains parents s’ils n’ont pas été foutus d’élever leurs mioches dans le respect de la République et de ses valeurs ? N’est-ce pas d’abord la faillite des parents si une poignée de connards préfèrent aller se faire péter la gueule en Syrie au nom de l’islamisme fanatique ? On en vient à penser que s’ils pensent que l’islam radical est une solution, ils sont en effet plus à leur place en Syrie que dans nos banlieues…

Une politique humaine… C’était il y a quelques années, quand le précédent gouvernement évacuait des camps insalubres de roms et les reconduisait à la frontière, on entendait des trucs du genre : « ce sont des rafles, ça nous rappelle Vichy et les heures les plus sombres de notre histoire »… En 2013, il faut le savoir, il y a eu plus de reconduites à la frontières de roms qu’en 2012, prouvant d’ailleurs que la promesse du culbuto de n’évacuer les camps que lorsqu’il existait des solutions de logement alternatives était, encore une fois, en bois. Par contre, aujourd’hui, quand on évacue les camps de roms et qu’on reconduit à la frontière ses occupants, et bien ça n’a rien à voir avec la politique précédente: « c’est une politique de fermeté mais qui reste humaine »… mais qu’il « fallait les faire retourner d’où ils viennent… ». Sans doute que « l’humanité de la politique » se mesure au service dans le charter qui les ramène en Roumanie ou en Bulgarie ! On imagine assez bien la scène dans l’Airbus : « Au nom de la politique humaine de reconduite à la frontière, redonnez-moi un peu de champagne, Mme l’hôtesse »…

Déséquilibre… Interrogé par Elkabach sur la viabilité du tandem baroque formé par Valls et pépère, Jean-Marie Le Guen (avec un G, hein…) a répondu par la métaphore aérienne. « Dans un avion aussi, il y a 2 pilotes, mais qu’un seul commandant. Là, c’est pareil, il y a 2 pilotes mais c’est le président qui décide ». On aurait pu lui répondre : « Mais dans l’avion de la Malaysia Airlines, il y avait aussi 2 pilotes, mon con…

13% mais concrètement… Le point donne cette semaine la parole à tout un tas d’experts pour tenter d’expliquer la descente aux enfers sondagière du culbuto. Et comme d’habitude, ce sont les socialistes qui en parlent le mieux ! « Il est adapté aux partis politiques et à la magouille, et inadapté aux Français. Les Français ont besoin de posture, de théâtralisation », explique un député socialiste qui le connaît depuis longtemps. Le patron d’Ipsos va même plus loin : « Les Français ne peuvent rien projeter de positif sur François Hollande. Or, ils aimeraient avoir un président antidépresseur”, explique Jean-Marc Lech. Mais pour le moment, il n’est que « le mol oreiller du doute »… No comment.

Don Bartolone n’est pas content… Cette semaine, pépère a encore fait des siennes pour aider une ancienne copine. Domnique Voynet, c’est elle, vient en effet d’être parachutée à la tête de l’IGAS, bidule bolcho-social financé avec nos impôts. Don Bartolone s’est fendu d’un communiqué plein d’enthousiasme suite à cette nomination dictée une fois encore, évidemment, par la compétence : sobrement intitulé « Triste itinéraire d’une enfant gâtée de la République », le communiqué est sans appel : « Elue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l’être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du “système”, restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d’en profiter goulûment ». Et de conclure par une pique cinglante envers le culbuto : Cette nomination est un regrettable accroc à la République irréprochable ». J’ai comme l’impression que Don Bartolone n’a pas encore digéré de voir Matignon lui passer sous le nez…

A part ça, pépère au Mexique s’est encore pris les pieds dans le tapis. Imitant De Gaulle, il a voulu parler en espagnol et a massacré la langue de Cervantès en parlant d’une relation « le cœur avec le cœur ». Personne n’a vraiment compris, mais une chose est certaine, c’est que les français sont encore passés pour des cons. A part ça, en haut lieu on s’inquiète du grand retour de Mme Couacs, alias la Madone du Poitou. Un conseiller élyséen a même balancé : « vous imaginez les arbitrages quand elle ira trouver le président ? » Oui on imagine… A part ça, on a appris cette semaine que Fleur Pèlerin, jugeant sans doute sa présence persistante au gouvernement comme acquise, s’est plaint des locaux qu’on lui a attribué au Quai d’Orsay, les jugeant pas assez prestigieux. Elle aurait réclamé, sans succès heureusement, d’occuper un hôtel particulier. C’est qu’on prend goût aux dorures, je le comprends. Qu’ils s’en souviennent quand ils seront au fond du cachot… A part ça, pépère est donné entre 13 et 18 % de côte de confiance. Ou comment comprendre que l’opération remaniement est un fiasco total. D’ailleurs, un sondage qui rejoue la présidentielle de 2012 le met en 3° position, 6 points derrière Le Pen, 10 points derrière Sarko. Pour lui sauver les miches en 2017, je ne vois plus qu’une modification de la Constitution qui permettrait aux 3 premiers du premier tour de se maintenir au second… A part ça, Taubira aurait fait passé en loucedé, dans les dernières heures précédant le remaniement, une confortable subvention de 86000 euros au profit d’une sombre association guyanaise. Clientélisme, quand tu nous tiens… A part ça, rien.

Allez, bon weekend et bon courage.

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