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Nucléaire : le PS troque la planète contre le pouvoir ?

Rédigé par observatoire de lenergie le 21 juillet 2014.

hollande_duflot

hollande_duflotLa gauche aime évoquer les années 30, du Premier Ministre aux sociologues d’Etat, les commentateurs veulent inspirer la crainte d’un « seuil catastrophique », où « l’initiative appartiendrait entièrement à une droite fascinée ou médusée par ses extrêmes ». Cette description proposée par L. Boltanski est habile, surtout lorsqu’il est question d’esquiver les turpitudes de la majorité au pouvoir.

Pourtant l’idée d’un seuil critique fait sens, car pendant que notre maison brule F. Hollande continue de penser avec un logiciel politique digne de la IIIème république. Victime de son incapacité à décider, il se retrouve à la tête de ce que M. Barrès prophétisait déjà : « un système politique libéral, réglé par le marchandage ». Le meilleur exemple pour illustrer cette technique de gouvernance, est sans doute le dossier du nucléaire…

Le climat politique s’obscurcit mais les verts résistent

Les dernières élections européennes ont donné du grain à moudre pour les moulins à parole de la gaucho-sphère nombriliste ! Avec la victoire du parti de la droite nationaliste, les bien-pesants ayant établi résidence à Solférino pouvaient se donner à cœur joie à leur passe-temps favori : l’uchronie… Quel système d’alliance, quelle ligne adopter ? Voilà les questions qui tournent en boucle dans les petites officines du pouvoir socialiste.

Et pendant que l’on se préoccupe surtout des affaires de N. Sarkozy, seule activité continue de l’Elysée selon J. d’Ormesson, les questions économiques sont arbitrées par A. Montebourg. Du coup, on proteste contre les lunettes made in Danemark du Président tandis que M. Sapin s’extasie sa monture 100% française. Les Décodeurs du journal Le Monde résument par une simple question : des paroles pour quels actes ?

Entre la « fausse neutralité des uns, et la fausse indépendance des autres », l’opinion continue de voir la République sombrée dans le chaos organisé. Le PM lui-même « vit dans la crainte de se retrouver minoritaire au PS » veut faire croire le député frondeur P. Cherki. Pour éviter la catastrophe, on se retrouve à négocier avec n’importe qui sur n’importe quoi, même avec les verts de C. Duflot après désertion du gouvernement…

Le « seuil catastrophique » : retour sur les raisons d’un drame annoncé

Mais cette déliquescence des institutions n’est pas le fruit du hasard, bien au contraire ! Désormais la stratégie des deux frères ennemis (UMPS) s’évertue méthodiquement à faire monter le Front National pour espérer se retrouver au second tour de la présidentielle de 2017 face à l’épouvantail M. Le Pen. Pourtant le seuil catastrophique réel ne concerne pas la vie politique interne et la petite tambouille électorale, mais plutôt la pollution atmosphérique, première menace pour notre écosystème.

L’agitation médiatique occupe son monde, et naturellement les sujets de fond sont, comme qui dirait « glissés sous le tapis »… Le GIEC publie son cinquième rapport pour alarmer les autorités politiques et les négociations sur le climat restent bloquées. Car si les petits arrangements sur un coin de table sont la spécialité des nos élites, il est plus difficile de mettre d’accord les pays du Sud, et les pays du Nord !

Incapable de résoudre à lui seul la question internationale, le gouvernement est aussi prisonnier de sa tactique politicienne. Le projet de loi sur la transition énergétique est peut-être l’exemple le plus révélateur. Ce texte qui a failli ne jamais voir le jour, sera-t-il vraiment à la hauteur pour faire de la France la nation de l’excellence environnementale ?

Les experts plaident pour le nucléaire et des orientations claires :

Le rejet du CO2 dans l’atmosphère préoccupe les vrais écologistes, ceux qui n’aspirent pas à une place près du soleil de l’Elysée. Car si JV. Placé et sa bande mériterait de passer un peu plus de temps à l’ombre, les extrémistes d’EELV se distinguent de l’Association des écologistes pour le nucléaire par leur dogmatisme. Ainsi, en dépit des avertissements du polytechnicien, B. Comby, et du cofondateur de Greenpeace P. Moore, E. Cosse refuse de voir que « l’atome est en soi une ressource énergétique naturelle dont on aurait tort de se priver ».

La cheffe de clan s’est par exemple félicitée du projet de loi de S. Royal qui prouve selon elle que « c’est l’Etat qui décide de la politique énergétique ». Dans sa brillante démonstration, elle oublie de dire à qui profite la transition énergétique, et de parler de l’influence des lobbies pétroliers américains déjà évoquée précédemment sur le site ! Cette manière de faire avait même été fustigée par d’anciens cadres du parti qui ont préféré déserter face aux « couples terrifiants qui règnent sur EELV »…

P. Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP) résume la situation de manière assez abrupte : « En tant qu’économiste du changement climatique, je ne souhaite pas qu’il y ait moins de nucléaire, précise-t-il. Mais si c’est la position de l’exécutif, il doit en dire plus sur la manière de le faire ». En Allemagne par exemple, le think tank PRESSEUROP rappelle que le choix énergétique a conduit à relancer « les centrales alimentées par le coke (…) le combustible le plus sale des énergies fossiles ».

Déjà 7 remarques sur cet article

  1. jipebe29 dit :

    Les EnR? Une catastrophe pour les ménages et les entreprises. Voir: http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE

    La solution la plus rationnelle est la surgénération (238U et 232Th)

    Ces centrales sont toutes deux à neutrons rapides, donc faciles à conduire, elles peuvent s’arrêter et redémarrer très rapidement et ne nécessitent pas d’enrichissement de l’uranium. Par ailleurs, le surgénérateur 238U, qui brûle du plutonium, peut nous débarrasser de ce déchet très radioactif et dont la durée de vie est de 24000 ans.
    Enfin, leurs déchets, au bout de 300 ans, sont 10 000 fois moins radioactifs que ceux des centrales actuelles. Le CEA travaille actuellement sur un projet de centrale à thorium (projet ASTRID). Voici donc les meilleures pistes pour l’avenir et il importe de les financer en cessant de financer des EnR dont les défauts sont trop importants pour être intéressants.

  2. jipebe29 dit :

    Les rejets de CO2 ne préoccupent que ceux qui croient, pour des raisons idéologiques, que le CO2 a une action significative sur la TMAG (température moyenne annuelle globale, et que la part de CO2 anthropique est de l’ordre de 30%.

    Voir: https://kin152.gadz.org/climatologie/verites.pdf

  3. Daniel pilotte dit :

    Entièrement d accord avec l article indubitablement , le PS brade également le savoir faire made un france .

  4. jipebe29 dit :

    Les EnR? Une catastrophe pour les ménages et les entreprises. Voir: http://dropcanvas.com/#SAn7p952RfNrCE

    La solution la plus rationnelle est la surgénération (238U et 232Th). Ces centrales sont toutes deux à neutrons rapides, donc faciles à conduire, elles peuvent s’arrêter et redémarrer très rapidement et ne nécessitent pas d’enrichissement de l’uranium. Par ailleurs, le surgénérateur 238U, qui brûle du plutonium, peut nous débarrasser de ce déchet très radioactif et dont la durée de vie est de 24000 ans. Enfin, leurs déchets, au bout de 300 ans, sont 10 000 fois moins radioactifs que ceux des centrales actuelles. Le CEA travaille actuellement sur un projet de centrale à thorium (projet ASTRID). Voici donc les meilleures pistes pour l’avenir et il importe de les financer en cessant de financer des EnR dont les défauts sont trop importants pour être intéressants.

  5. jipebe29 dit :

    Les rejets de CO2 ne préoccupent que ceux qui croient, pour des raisons idéologiques, que le CO2 a une action significative sur la TMAG (température moyenne annuelle globale), et que la part de CO2 anthropique est de l’ordre de 30%.

    Voir: https://kin152.gadz.org/climatologie/verites.pdf

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