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Andrea Bonomi : l’Italien qui menace l’avenir du Club Med en Chine 

Rédigé par medhi le 22 juillet 2014.

Club-Med-logo2Plusieurs villages chinois du Club Med ont fait de la Chine le deuxième marché du groupe de vacances, juste après la France. L’offre d’achat de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi pourrait toutefois remettre en question ce nouvel équilibre.

Une sinisation programmée

A ce jour, l’exploitant de villages de vacances français compte 3 villages en Chine. Après le Club Med Yabuli aux pieds des pistes et le Club Med Guilin au milieu des pains de sucre et des rizières classées par l’Unesco, le Club a ouvert un troisième village le 20 juin 2014, le Club Med Dong’ao Island, situé sur une île au large de Hong Kong et de Macao. Et le Club ne compte pas s’arrêter là, puisque l’objectif est d’avoir 5 villages en Chine d’ici fin 2015, pour environ 200 000 clients chinois.

Pour réaliser cet objectif, le timing paraît serré, d’autant plus que le Club doit faire face à l’offensive du « raideur » italien Andrea Bonomi. Avec son offre de rachat supérieure à celle du tandem franco-chinois Ardian-Fosun, l’homme d’affaires a d’autres idées en tête.  C’est en premier lieu le développement chinois du Club qui paraît compromis, puisque Fosun est une des plus grandes entreprises touristiques chinoises. Bonomi devrait alors se lier avec d’autres partenaires, mais une telle entreprise demande du temps. Prendre le temps, voilà qui n’est pas dans l’habitude de l’Italien.

Dans le jargon économique, Bonomi est ce qu’on appelle un « raideur », ce qui signifie qu’il s’intéresse à des entreprises en perte de vitesse et vulnérables. Après s’en être emparé, il les redresse et les revend rapidement au plus offrant. Le fabricant de motos Ducati ou le groupe de services d’hélicoptères Avincis figurent par exemple à son tableau de chasse. Si les projets de long terme de Bonomi peinent à se dessiner, c’est donc que s’ils existent, ils ne sont pas prioritaires.

Un changement d’identité préjudiciable

Le développement et le succès du Club en Chine ne se sont pas simplement construits à coups de millions. Pour séduire la clientèle locale, le groupe a en effet du joué sur la « french touch » tout en s’adaptant aux habitudes locales. Olivier Horps, directeur général Chine du Club Med, évoque nos habitudes communes. « Les chinois partent en vacances en famille élargie, ce qui est classique chez nous aussi. Ils sont également très festifs. Autre similitude avec les français : les Chinois sont vraiment friands de s’adonner à nos activités. Il y a une soif de découverte », détaille t-il.

C’est donc un joyeux mélange des cultures française et chinoise qui est responsable de ce succès. Les cours d’œnologie et les produits boulangers français côtoient les restaurants de nouilles traditionnelles chinoises, l’heure du diner est avancée à 18h30, le tout afin d’absorber les nouvelles classes moyennes chinoises qui découvrent les congés payés et qui préfèrent voyager dans leur propre pays. Le marché du tourisme chinois pèserait 344 milliards d’euros, une occasion à ne pas manquer pour le Club.

Une fois encore, l’offre de Bonomi n’annonce rien de bon. Celui qui n’exclut pas de prendre seul les rênes du groupe n’aura que faire de cette identité française, qui a pourtant fait le succès du Club. Difficile dès lors d’imaginer un développement international, et précisément en Chine. Alors qu’Olivier Horps espérait compter « 50% de Chinois dans sa clientèle, 25% de GM (gentils membres) venant d’Asie du Sud-Est, et 25 autres % venant d’Europe et d’Amérique », l’avenir semble s’assombrir un peu plus chaque jour. Une nouvelle offre du duo Ardian Fosun serait une alternative crédible, proposant une croissance réfléchie pour le Club.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Daniel pilotte dit :

    Entre d un côté andrea bonomi l italien qui menace le club med en chine et l Europe qui menace la france surtout le ministre Fabius et le président hollande suite a des ventes d armes , l état francais a cause d une politique socialiste et gauchiste pitoyable économique passe pour un mauvais élève .

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