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Héroïque, le pilote se sacrifie pour sauver des vies

Rédigé par sachab (24actu) le 16 septembre 2014.

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crash_avionLe pilote d’un avion de tourisme s’est sacrifié en restant aux commandes de son véhicule, lors d’un crash, pour éviter de mettre d’autres vies en danger, au lieu de s’éjecter et de sauver sa peau.

Âgé de 47 ans, Eric Fradin est mort en héros la semaine dernière, près de Tarbes. Ce pilote bénévole conduisait des parachutistes dans le ciel quand l’avion a subi un problème mécanique, vraisemblablement un soucis avec le gouvernail, retrouvé à 500 mètres du lieu du crash.

Le pilote a alors éjecté les 3 parachutistes qui restaient à bord, avant de tenir les commandes jusqu’au bout, afin d’éviter que l’appareil ne chute sur des habitations. Un choix héroïque qui n’aura pas été vain, puisqu’il a réussi à se crasher au milieu d’un champs, sans faire d’autre victime.

Les témoins du drame on déclaré :”Nous, du sol, on a vu qu’il a tout fait, qu’il était au manche pour rattraper l’avion et éviter les habitations”. Également interrogé par les journalistes, le président du Club para de Tarbes Geoffroy Lagarde, a expliqué que “la maison la plus proche était à 30 mètres”. Selon lui, cette manœuvre qui relevait d’un sang froid exceptionnel n’était pas “le fait de n’importe qui”. Et de conclure, mettant en avant l’adresse et le professionnalisme du pilote: “Il a mis tout en œuvre pour que l’avion ne prenne pas feu, puis il a coupé les magnétos et tiré sur la manche pour faire vriller l’avion vers les champs”.

Eric Fradin était instructeur en mécanique chez Airbus. Il vivait en région toulousaine et était considéré comme”très professionnel, disponible et jovial”. Il avait un fils et une épouse. Cet homme sans problème avait suivi une formation dans l’Armée de l’air, qui explique peut-être le choix héroïque qui fut le sien. En effet, comme l’a expliqué un responsable de l’Armée de l’air,  “le pilote a pour consigne de ne s’éjecter que si l’avion s’écrase sur une zone non habitée, sinon il doit tout faire pour garder le contrôle de l’appareil”. Malgré ces consignes l’armée ne demande pas le “sacrifice obligatoire des individus”, et laisse cette décision “au libre-arbitre de chacun”.

De toute évidence, le libre-arbitre de cet individu l’aura conduit à se comporter avec le courage et le sens du sacrifice d’un homme d’honneur et de panache. Paix à son âme…

 

 

 

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Blaize Pascal dit :

    Il reste dommage que cet acte d’héroïsme soit tenu si discret dans la Presse Nationale qui préfère le nauséabond.

    Et longue vie au Para Club de Laloubère-Tarbes !

  2. Daniel pilotte dit :

    Son acte de bravoure est fantastique , sincères condoléances a la famille .

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