Kader Arif : une démission passée sous silence

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kader_arifAlors que les médias se sont intéressés tout le weekend au duel Juppé/Sarkozy, ils ont feint d’oublier qu’un énième membre du pouvoir socialiste, Kader Arif, a dû quitter le gouvernement à cause de problèmes de justice. Avec sa “république exemplaire”, François Hollande aura atteint le comble du cynisme politique…

Et de trois ! Après Cahuzac et et Thévenoud, voici un troisième ministre socialiste forcé de démissionner pour des affaires avec la justice. D’ailleurs, comme si c’était devenu une habitude en hollandie, les médias ne relayent même plus, ou à peine, cette affaire, moins intéressante à leurs yeux que le meeting de Sarkozy à Bordeaux. On savait les journalistes aux ordres, mais passer une telle affaire sous silence, il fallait oser !

Kader Arif, ancien secrétaire d’État aux anciens combattants et à la mémoire (un ministère si nécessaire !), très proche de François Hollande, a donné sa démission au chef de l’état vendredi. Ce dernier l’a acceptée et a remplacé son (ancien ?) copain par Jean-Marc Todeschini, sénateur PS de Moselle.

Arif a expliqué avoir démissionné « par respect pour la fonction ministérielle ». Le 6 novembre, la police judiciaire avait effectué une perquisition au ministère de la Défense (dont dépend celui des combattants), dans le cadre de l’enquête menée par la police sur des marchés publics attribués à des proches d’Arif.

A Toulouse, fief du ministre démissionnaire, deux sociétés d’événementiel dirigées notamment par son frère et ses neveux, ont bénéficié de contrats pluriannuels de plusieurs millions d’euros avec la région. Un classique du clientélisme sauce socialiste. Kader Arif a décidé de démissionner alors qu’il n’est pas (encore?) mis en examen.

Selon le JDD, l’explication entre Arif et Hollande aurait été “houleuse”, l’ancien ministre aurait reproché à son président de ne pas le soutenir suffisamment. D’après les mêmes sources, l’affaire pourrait ne pas s’arrêter à la région Midi-Pyrénées et concerner un contrat de 53.000 euros signé entre son secrétariat d’État et l’une de ces sociétés, AWF.

Aura-t-on déjà vu, dans la cinquième république, autant de ministre démissionner pour des affaires ? Et encore, sans compter ceux qui se sont enfuis, désespérés par l’amateurisme et l’incompétence de Hollande.

L’affaire Cahuzac avait fait grand bruit. L’affaire Thévenoud beaucoup moins. L’affaire Arif a à peine été évoquée dans les médias ce weekend. Quel étrange écart de traitement médiatique entre un meeting de politique interne local sur-commenté et la démission d’un ministre pour des soupçons de magouilles. A moins que les journaleux ne se soient servis de Sarkozy comme diversion ? Une caste qui vote à 95% à gauche est capable de tout !

 

 

 

 

 

 

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A propos de l'auteur lesoufflet

6 réactions à “Kader Arif : une démission passée sous silence”

  1. Décidément entre les 2 préfets issus de la diversité condamnés, et les délires financiers des Benguigui ou autre Kader Arif…..l’intégration même au niveau supérieur n’est pas une réussite. ..Chassez le naturel, il revient au galop.

  2. Un secretaire aux anciens combattants qui ne se deplace meme pas aux obseques du dernier survivant de l’escadrille Normandie-Niemen,….. ca fait un peu branleur.

    Je peux vous dire que la delegation russe a apprecie !

    “si pas moi qui a vouler li poulet “

  3. Kader Arif: l’affaire qui peut faire tomber François Hollande

    Le président François Hollande. Au coeur d’un scandale financier ? Photo © SIPA

    Affaire. C’est l’affaire «Bygmalion» du chef de l’Etat. La société du frère de l’ancien secrétaire d’Etat Kader Arif a surfacturé des prestations pour la campagne de François Hollande, alors candidat à la primaire du Parti Socialiste. Une affaire qui vient entacher une fois de plus la crédibilité celui que les Français rejettent.

    Kader Arif, l’homme trouble

    Les révélations s’enchaînent et se ressemblent pour la société du frère de Kader Arif, contraint de quitter le gouvernement suite à des soupçons de favoritisme pour l’attribution de marchés publics.. Selon Mediapart, l’entreprise de communication d’Aissa Arif, qui a récemment travaillé pour le ministère de la Défense et la région socialiste Midi-Pyrénées, a également eu droit aux largesses de François Hollande en 2011 et 2012, alors candidat : l’actuel président aurait versé plus de 700 000 euros à AWF Music, l’entreprise du frère de Kader Arif.

    La primaire PS, première étape des malversations de François Hollande

    Entre juillet et octobre 2011, lors des primaires PS, une grosse dizaine de factures ont été réglées à AWF Music par… le microparti de François Hollande, «répondre à gauche». Le montant avoisine les 160 000 euros, selonMediapart.

    Toujours selon le site d’information, AWF Music a continué de travailler pour François Hollande en 2012, pour des montants allant jusqu’à 550 000 euros. Les prestations sont variées : organisation de meetings, connexions internet…

    Rupture brutale de contrat, l’Elysée, dans l’embarras, ne fait aucun commentaire

    Selon Mediapart, à un mois du premier tour en 2012, l’équipe de campagne de François Hollande décide de rompre ses contrats avec l’entreprise. Une rupture qui va coûter cher, en termes de dédommagement : environ 85 000 euros, non pas réglé par le candidat Hollande mais … Par le Parti Socialiste. Cette somme n’a pas été intégrée aux comptes de campagne de François Hollande.

    Une enquête judiciaire est toujours en cours. L’enquête se focalise également sur une société détenue par un autre membre de la famille de Kader Arif, dont aurait bénéficié la région socialiste de Toulouse. Coût des contrats ? Plus de deux millions d’euros. A suivre.

     

     

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