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Trisomie : une IVG la veille de l’accouchement est légale

Rédigé par lesoufflet le 28 janvier 2015.

trisomie
Qu'on jette ce monstre à la poubelle !

trisomieMesdames, si vous apprenez que votre enfant est trisomique, sachez que l’état considère que sa vie ne vaut pas mieux que les déchets ménagers. En effet, la loi française autorise aux femmes enceintes d’avorter si elles ont un enfant trisomique, jusqu’au terme de la grossesse. Pourquoi alors ne pas tous les euthanasier directement ?

Les débats sur la formation de la vie sont nombreux, souvent entre des pro-life qui estiment qu’un fœtus est un être vivant et des progressistes qui considèrent que lors des premiers mois, il ne s’agit pas plus qu’un peu de sperme amélioré. Tous s’accordent à dire que la veille de la naissance, il s’agit bien d’un bébé (demandez à n’importe quelle mère qui a porté un enfant).

En France, le délais légal pour pratiquer un avortement est de 12 semaines de grossesse. En revanche une interruption médicale de grossesse peut être pratiquée jusqu’à l’accouchement. Et la “forte probabilité” que l’enfant soit trisomique fait partie des critères pour avoir le droit à ce traitement de faveur. Il suffit donc que deux médecins ait un gros doute pour autoriser à jeter un bébé à la poubelle !!

Et bien l’état français, dont le progressisme dissimule mal l’eugénisme consumériste, considère que les trisomiques, telles des pièces défectueuses, méritent d’être envoyés à la décharge municipale. Une honte immonde mais surtout un bel exemple des lois sur lesquelles ont ne nous dit pas tout et que quelques malades idéologues imposent dans le plus grand secret. En effet, s’il est malheureusement clair que la majorité des français a digéré la propagande d’état sur l’IVG, on peut penser que cette majorité ne serait pas favorable à ces meurtres avortements juste avant l’accouchement si elle était au courant.

Nous avions déjà fait ici un article sur l’avortement post-natal sous forme de blague, on ne pensait pas pouvoir s’approcher autant de la vérité.

Aujourd’hui les trisomiques et les nains (ce n’est pas une blague, plus de 80% des enfants trisomiques sont actuellement avortés, leur éradication de la planète n’est qu’une question de décennies), demain tous les handicapés et après demain les petits, les bruns, les roux, les gros, ceux qui ont des yeux marrons, les albinos…

Le meilleur des mondes, c’est maintenant !!!

 

Déjà 26 remarques sur cet article

  1. M.G dit :

    Cher Lesoufflet,

    Je ne connaissais pas ce site avant de tomber sur cet article.
    Avant de s’exprimer sur un sujet aussi sensible et grave que les Interruptions Médicales de Grossesse (IMG), il faut d’abord se renseigner et récolter des témoignages.

    Pensez-vous réellement que les mamans accouchent de leur bébé sans vie jusqu’à la vieille du terme de leur grossesse par gaité de coeur ? Pensez-vous vraiment que les parents qui choisissent de mettre un terme à la vie de leur foetus (et non fétus) le font en pensant se débarrasser d’un amas d’un peu de sperme amélioré que ce soit à 10, 20, 30 ou 35 semaines de grossesse ?

    Ces enfants sont désirés, aimés et largement pleurés, jamais oubliés ! Les parents les rencontrent, les embrassent, les enterrent et les inscrivent sur leur livret de famille. Où avez-vous vu que ces enfants étaient jetés à la poubelle ? Ce sont bien des bébés comme vous le soulignez. Et c’est une tragédie pour les mamans de passer par l’étape de l’IMG.

    La décision d’accorder une IMG et non IVG, j’insiste encore une fois, est encadrée de manière très stricte et les parents sont loin d’être les seuls décisionnaires. Le processus de validation est long, difficile à vivre et n’est pas accordé pour répondre à un “caprice” parce que bébé n’aura pas les yeux bleus ou des bouclettes blondes.

    Les enfants atteints de maladies orphelines ou incurables, ayant des malformations lourdes de types agénésie des membres, des problèmes cardiaques, des malformations du tube neural qui subissent à leur naissance un acharnement thérapeutique et perdent finalement la vie très jeune ou quelques jours après la naissance n’ont-ils pas droit d’être épargnés ?

    Au lieu d’essayer de faire de la propagande anti IVG ou IMG, essayez simplement de vous mettre à la place des parents qui aiment tellement leur enfant à naitre décident de les laisser partir en limitant leur souffrance post natal. Que vous le vouliez ou non les enfants “différents” souffrent tous les jours.

    Je vous invite à lire Le berceau vide : Deuil périnatal et travail du psychanalyste

  2. M.G dit :

    Cher Lesoufflet,

    Je ne connaissais pas ce site avant de tomber sur cet article.
    Avant de s’exprimer sur un sujet aussi sensible et grave que les Interruptions Médicales de Grossesse (IMG), il faut d’abord se renseigner et récolter des témoignages.

    Pensez-vous réellement que les mamans accouchent de leur bébé sans vie jusqu’à la vieille du terme de leur grossesse par gaité de coeur ? Pensez-vous vraiment que les parents qui choisissent de mettre un terme à la vie de leur foetus (et non fétus) le font en pensant se débarrasser d’un amas “d’un peu de sperme amélioré” que ce soit à 10, 20, 30 ou 35 semaines de grossesse ?

    Ces enfants sont désirés, aimés et largement pleurés, jamais oubliés ! Les parents les rencontrent, les embrassent, les enterrent et les inscrivent sur leur livret de famille. Où avez-vous vu que ces enfants étaient jetés à la poubelle ? Ce sont bien des bébés comme vous le soulignez. Et c’est une tragédie pour les mamans de passer par l’étape de l’IMG.

    La décision d’accorder une IMG et non IVG, j’insiste encore une fois, est encadrée de manière très stricte et les parents sont loin d’être les seuls décisionnaires. Le processus de validation est long, difficile à vivre et n’est pas accordé pour répondre à un “caprice” parce que bébé n’aura pas les yeux bleus ou des bouclettes blondes.

    Les enfants atteints de maladies orphelines ou incurables, ayant des malformations lourdes de types agénésie des membres, des problèmes cardiaques, des malformations du tube neural, subissent souvent à leur naissance un réel acharnement thérapeutique et perdent finalement la vie très jeune ou quelques jours après la naissance – n’ont-ils pas le droit d’être épargnés ?

    Au lieu d’essayer de faire de la propagande anti IVG ou IMG, essayez simplement de vous mettre à la place des parents qui aiment tellement leur enfant à naitre décident de les laisser partir en limitant leur souffrance post natale. Que vous le vouliez ou non les enfants “différents” souffrent tous les jours quand ils vivent.

    Je vous invite à lire Le berceau vide : Deuil périnatal et travail du psychanalyste de Marie-José Soubieux et de visiter le site de l’association Petite Emilie http://www.petiteemilie.org pour être réellement informé sur le sujet.

    Quel journaliste écrit sans se documenter un minimum ? Pas un professionnel en tout cas. Une chose est certaine, c’est que je ne ferai pas bonne pub de votre site.

    A bon entendeur.

    • oreil dit :

      Je n’aurais pas dit mieux, merci pour votre commentaire!!!

    • oreil dit :

      Je n’aurais pas dit mieux, merci pour votre commentaire!!!
      J’ajouterais juste: Quel torchon!!! C’est donc cela que l’on appelle le journalisme?!

    • dr claudine onfray dit :

      cet article un vrai scandale :

      désinformation totale :
      OUI si on peut faire une IMG tardivement en France car cela évite beaucoup d’IMG en permettant un réel diagnostic.
      NON ce ne sont pas des déchets : on enterre très tôt les embryons comme des personnes
      Une fois de plus la photo est mensongère et montre un jeune trisomique peu atteint et souvent le fait de mosaïques …..

      Tout cela sous la pression de mouvements dont le mensonge permanent est source de profits

  3. daniel pilotte dit :

    Un trisomique mérite de vivre il est un humain, les socialistes dès qu’ils ont une idée immorale elle est légal, je suis choqué et écoeuré d’une telle décision.

    • Sofia dit :

      Bonjour Daniel,
      Êtes vous une femme?
      Savez vous ce que cela reprensebte une telle décision au plus profond de sa chair?

      Parlez en connaissance de cause je vous prie. Tant que vous ne donnerez pas la vie physiquement, je doute sur votre capacité à comprendre un acte aussi difficile dans sa vie et dans sa chair. Un trauma si profond à vivre dans sa personnalité.

      Oui un enfant atteint de trisomie est un être vivant.
      Mais quand vous serez tt, qui va lui apporter ce dont il a besoin? Ce sera vous Daniel?
      J’en doute.

      Alors essayez déjà de comprendre avant de juger.

    • Samuel dit :

      Nn tg

    • Biogène dit :

      Merci à M. G. de faire entendre la voix de la raison et du cœur et d’argumenter contre une idéologie bornée, chevillée à ses croyances, passant la réalité par pertes et profits et qui rêve d’un monde meilleur tout en pourrissant la vie de tout un chacun, ici et maintenant, en tout bien, tout honneur.

      La limite fixée au dernier jour de la grossesse semble un peu fort de café, mais je crois cela nécessaire techniquement, si vous légiférez. Car sinon, où placer la limite (scientifiquement parlant s’entend), à 4,5 mois ? 5,2 ? 5,23 ? Si vous optez pour 5,23 et que la demande vient le 5,24ème mois (et statistiquement, vous êtes sûr que cela va arriver), comment alors traiter les recours avec l’urgence nécessaire ?

  4. thierry dit :

    Rien a voir avec les socialistes !!!
    la loi sur l’interruption médicale de grossesse date de janvier 1975 …
    la loi de bioéthique de JF Mattei puis celle de M Aubry ont même été plus restrictive par la création des centres de diagnostic prénatal … avant 2 médecins dont un expert, quelle que soit sa spécialité pouvaient signer
    la vie est définie par irruption d’air dans les poumons
    la loi sur l’ IVMG est simple
    le fœtus a une HAUTE PROBABILITÉ, d’avoir une MALADIE d’UNE PARTICULIÈRE GRAVITE, INCURABLE au moment du diagnostic
    pas de liste heureusement
    la Trisomie 21 est INCURABLE et d’une Particulière gravité, comme la mucoviscidose etc …
    le choix des parents leur appartient
    nous n’avons aucun droit de les juger, seul devoir de les accompagner
    merci

    • Marie dit :

      Mon enfant est trisomique et en parfaite santé!!! Comme beaucoup d’enfants trisomiques bien suivis aujourd’hui, il est plein de vie, magnifique, très beau et plein de talents. Je tremble à l’idée qu’il découvrira un jour que cette société veut les tuer pour une vie plus confortable. Je ne juge pas les personnes qui ont recours à l’IMG, c’est effectivement leur choix, mais leur acte reste criminel! irrémédiable. Peu de personnes ont le courage de mener la grossesse à terme pour confier l’enfant à l’adoption. Aujourd’hui 100% des enfants trisomiques abandonnés à la naissance qui passent à la trappe du diagnostic, de moins en moins chaque année malheureusement, sont adoptés par des familles qui peuvent accueillir la fragilité et la différence. Je vous invite à découvrir les personnes trisomiques, alors vous changerez d’avis. On a souvent peur de ce qu’on ne connait pas.

  5. Association Petite Emilie dit :

    En tant qu’association soutenant les personnes confrontées à une Interruption Médicale de Grossesse et face à la violence et l’inexactitude de vos propos, il nous parait indispensable de vous apporter les informations qui vous ont cruellement fait défaut à la rédaction de votre texte.

    La loi française autorise l’interruption de grossesse pour raisons médicales jusqu’à la fin de la grossesse, lorsqu’il est avéré que le fœtus est atteint d’une affection d’une particulière gravité, et reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
    La loi parle effectivement de forte probabilité, cependant cette autorisation n’est délivrée qu’après examen minutieux du dossier par l’équipe médicale d’un Centre pluridisciplinaire de Diagnostic Pré-Natal et signée par 2 médecins experts, selon la loi de bioéthique n°94-654 du 29 juillet 1994, et l’article L2131-1 du code de la santé publique.

    Cette loi n’est en aucun cas ni imposée ni secrète, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de la loi Veil, en vigueur depuis 1975, et consultable très facilement dans le Journal Officiel.
    Nul n’est sensé ignorer la loi, encore faut-il vouloir s’informer objectivement.

    De plus, l’enfant à naître est un fœtus au sens médical et au regard de la loi, et donc par définition sans personnalité juridique, jusqu’à sa première respiration hors du ventre maternel.

    Enfin, le devenir des corps des enfants nés sans vie, est également encadré par les décrets du 20 août 2008.
    En aucun cas ils ne sont jetés à la poubelle ou dans une décharge municipale, mais crématisés ou enterrés, par le service de pompes funèbres et selon des mesures et aménagements compassionnels du droit funéraire français, qui dépend du ministère de l’intérieur.
    En espérant avoir comblé votre ignorance, nous vous prions, à l’avenir d’effectuer de réelles recherches avant de publier vos textes sur des sujets aussi graves, et que vous maîtrisez visiblement aussi peu.

    Merci de respecter les choix de chacun.

    • Louise dit :

      bonjour,
      Vous dites: “Enfin, le devenir des corps des enfants nés sans vie, est également encadré par les décrets du 20 août 2008.”
      les trisomiques ne naissent pas sans vie , surtout à terme. s’ils sont morts à la naissance, c’est que le nécessaire a été fait pour cela. Donc n’édulcorez pas la vérité.
      Je suis touchée par ce” problème”. Mais il est insupportable de lire des propos atténuant la réalité

  6. GUILLIER dit :

    Je suis scandalisée par les propos de ce Lesoufflet (et aussi de Pilote qui mélange tout en se positionnant sur la politique) car ils sont intolérables s’ils sont lus par des parents qui cherchent à prendre leur décision sur l’IMG. Cher Lesoufflet, avez-vous été confronté à ce type de décision et avez-vous choisi d’élever un enfant différent ? Cela m’étonne fort car vous ne pourriez écrire votre torchon. Respectez donc le choix des autres sans incriminer à outrance ceux qui ne vont pas dans votre sens. En espérant que vous cessiez ce type de rédaction.

  7. Emilie dit :

    Je trouve votre article déplacé.
    Je travaille auprès de personnes atteintes de déficiences intellectuelles et je ne peux qu’être choquée par la façon dont vous voyez les choses.
    Bien entendu, lorsqu’un enfant nait et qu’il est atteint d’une maladie ou d’une déficience, il est du devoir de chacun de prendre soin de lui.
    Cependant, personne ne peut se mettre à la place des parents qui doivent assumer au quotidien et même le plus souvent imaginer des solutions pour leur enfant trisomique tout au long de sa vie, et même après la disparition des parents.
    Les personnes trisomiques que nous voyons à la télé ne correspondent pas à la grande majorité des personnes atteintes de cela. Celles que nous voyons sont des personnes trisomiques dites de “haut-niveau”. La majorité ne lira jamais, aura même des difficultés à communiquer tout court, et sera dépendante au quotidien.
    Et ce dont on parle peu, c’est la souffrance des personnes atteintes.
    Aussi, parce que je sais trop bien ce que cela représente d’élever un enfant trisomique, si j’apprenais que je porte en moi un bébé atteint de cela, je prendrai certainement la décision d’arrêter ma grossesse. Et je sais bien entendu que cela me déchirera et que je m’en remettrai difficilement car je pleurerai l’enfant dont j’ai rêvé.

    • cotija dit :

      Vous savez trop bien ? Alors qu’est-ce que la trisomie dite “de haut niveau” ? C’est surprenant la quantité d’experts autoproclamés !!
      Quand au fait de ne pas savoir lire ce ne sont pas les seuls. Il n’y a qu’à fréquenter les réseaux sociaux un minimum pour voir le nombre de personnes qui écrivent papa avec 3 p.
      De plus vous ne savez pas quel serait votre choix une fois au pied du mur.où alors vous n’êtes pas humaine si vous pouvez l’affirmer avant même d’être enceinte. Ou alors complètement ignorante de la vie.
      On ne se fait pas son expérience personnelle par procuration au travers de la vie des autres. Et les handicapés qui sont en institut sont souvent des personnes lâchées par leurs familles et la société. Mettez un enfant ordinaire dans un placard et il n’évoluera pas non plus….

  8. cotija dit :

    L’article comporte peut être quelques exagérations et est sans doute militant mais ce qui n’est pas dit et qui est vrai ( nous sommes passés par là) c’est que le corps médical pousse les parents à l’img alors que son devoir serait de rester neutre et d’informer les parents en toute objectivité.
    Au lieu de ça nous avons droit à une forte pression en faveur de l’img montrant bien que c’est un choix de société et que les parents ne sont pas réellement libres de leur choix dans une période où ils sont vulnérables et influençables.
    Le corps médical à pourtant le devoir d’être neutre et d’informer les parents dans DANS LES DEUX SENS afin qu’ils puissent faire leur choix et que celui-ci soit réellement le leur. Si nous n’avions pas résisté notre princesse, porteuse du chromosome du bonheur ne serait pas auprès de nous pour nous apporter tout ce qu’elle nous donne chaque jour, mais deux mètres sous terre.
    Ceci étant dit, il ne faut pas juger le choix des gens, quel qu’il soit à condition qu’ils aient eu toutes les informations au préalable, et pas seulement celles que la société bien pensante veut diffuser.
    Cela éviterait des drames vécu par des gens comme cette connaissance ayant vécu la même chose que nous mais qui a fait le choix inverse et nous demande des photos de notre fille.
    Je précise que je suis athée pour les esprits chagrins qui attribueraient notre décision à la religion.
    PS: je ne connais aucun parent d’enfant porteur de trisomie qui regrette son choix. Alors pour les personnes qui reprochent aux autres de parler sans connaître le sujet, commencez par vous appliquer ce précepte à vous même.

  9. Arnaud dit :

    Je reviens sur le commentaire laissé par M.G le 28/01/2015 qui fait office de petite chronique sur la lâcheté ordinaire

    Je cite : “La décision d’accorder une IMG et non IVG, j’insiste encore une fois, est encadrée de manière très stricte et les parents sont loin d’être les seuls décisionnaires. Le processus de validation est long, difficile à vivre et n’est pas accordé pour répondre à un « caprice » parce que bébé n’aura pas les yeux bleus ou des bouclettes blondes.

    Les enfants atteints de maladies orphelines ou incurables, ayant des malformations lourdes de types agénésie des membres, des problèmes cardiaques, des malformations du tube neural qui subissent à leur naissance un acharnement thérapeutique et perdent finalement la vie très jeune ou quelques jours après la naissance n’ont-ils pas droit d’être épargnés ? ”

    Ce qu’il s’agit d’épargner ce n’est nullement l’enfant dont on se fout complètement mais plutôt le petit confort de notre vie terrestre.
    C’est cette même lâcheté qui conduit à ne pas intervenir lorsque quelqu’un se fait agresser et à ne pas lutter d’une manière générale contre l’injustice.
    C’est globalement fuir ses responsabilités de père et de mère que d’agir ainsi (car il ne faut pas non plus oublier la responsabilité du père, trop souvent absent des débats sur l’IVG, faisant ainsi endosser l’exclusivité de la responsabilité à la mère)
    La France ne serait pas ce qu’elle est sans le sacrifice de milliers de vies. Nombreux sont ceux qui ont sacrifié la leur pour des gens dont ils n’auront jamais connu le visage, des personnes ne faisant même pas partie de leur entourage lointain. Et nous n’accepterions pas de nous “sacrifier” – et il ne s’agit même pas de mourir – pour nos propres enfants ?

    Quant à l’encadrement des ,IVG, IMG, peu importe la rigueur actuellement en place. L’effet domino est déjà en marche : il suffit de regarder comment, au cours de deux petites décennies, a évolué la loi Weil laquelle était au départ, extrêmement restrictive, pour venir aujourd’hui se transformer clairement en eugénisme.

    Car cet article met en relief un point qu’il est difficile de contester : les trisomiques auront d’ici quelques autres décennies à peine disparus de la surface du globe.

    Quant au caprice dont parle M.G, il est malheureusement bien là. Non pas nécessairement, soyons honnêtes, dans les contextes douloureux évoqués, mais globalement ce caprice se propage sur la terre à une allure insoupçonnée. J’en veux pour exemple la marchandisation des corps (ventes d’organes, mères porteuses,…)

    Finalement, l’éradication du plus faible dont on ne sait pas quoi faire, qui nous bouffe la vie, en d’autres termes plus crus “qui fait chier” répond bel et bien à un caprice, un égoïsme, à la volonté d’absence de toute contrainte revendiquée par les années 68, la recherche du bonheur individuel.

    L’addition de tout cela nous amène à la forme la plus aboutie du capitalisme. On achète, on vend, on troque, on se refile les gosses qu’on a du mal a élever, on jette ce ne plait pas, ce qui ne sert pas ou qui ne plait plus. On prive les gosses de père ou de mère simplement parce qu’on accepte pas les limites que nous impose la nature. L’enfant devient bel et bien un objet de caprice quand on n’en veut pas ou au contraire quand on en veut un pour paraître comme tout le monde. Un signe extérieur d’honorabilité sociale en quelque sorte.

    Cette forme de capitalisme s’attaque aux deux extrémité de la chaine de la vie : les jeunes avec l’avortement et les vieux avec l’euthanasie.

    Après les objets, les êtres humains. Et encore, les objets, eux au moins, ont l’avantage d’être recyclables.

    Pour ma part, j’ai dans mon entourage proche, un couple ayant déjà 4 enfants et qui a adopté un enfant trisomique fortement handicapé. Outre le profond respect et l’admiration sans bornes que je leur voue, c’est hallucinant de voir les progrès qu’un enfant peut effectuer lorsqu’il est aimé. Si on parle du miracle de l’amour, alors croyez moi, je l’ai vu. Et j’avoue pourtant bien humblement que je n’aurais pas misé grand chose sur cet engagement.
    Mais pour arriver à de tels résultats, il faut accepter de gâcher son temps ou d’accepter d’aimer selon le regard que l’on porte sur la vie en général et parfois la sienne avec ou sans l’autre.

    Quand aux cas ô combien douloureux évoqués par M.G concernant les enfants voués à ne vivre que quelques minutes tant leur cas est désespérés, il va sans dire que l’intimité du choix des parents ne regarde personne.

    Un de mes proches m’a un jour relaté le cas de parents dont le choix m’a donné à réfléchir et m’a suscité le même respect et profonde admiration. Il s’agissait d’un accouchement cliniquement désespéré. Plutôt que d’avorter, le couple a fait le choix de laisser l’enfant naître et de lui offrir ainsi le regard de parents amoureux pendant ses quelques minutes de vie.

    Voilà à quoi ressemble le courage. En aurais je été capable moi même ?

    Et enfin rappelons que l’état a le devoir de protéger les siens. Un état qui ne protège ni ses enfants, ni ses handicapés, ni ses vieux, cet état là n’est digne de personne.

  10. Marie dit :

    Les avis sont assez impressionnants… surtout venant de ceux n’ayant manifestement pas d’enfants.

    Je suis enceinte et je suis tombée sur cet article car je me demande si oui ou non je pourrai avorter si on me dit que mon enfant est trisomique.

    Car oui, je le ferai. Traités moi d’égoïste si vous voulez, aussi fort que je désire cet enfant, mon couple ne pourra pas lui offrir le temps et le soutien dont il aura besoin s’il né ainsi (nous n’avons pas non plus les finances nous permettant des aménagements de temps de travail, d’écoles spécialisées, médecins etc).
    Et je ne pourrai pas psychologiquement supporter cette grossesse.

    C’est trop facile de juger une situation que l’on n’a pas vécu.

    Et honnêtement, je me fiche d’être jugée de capricieuse.
    Mon seul caprice est de vouloir un enfant en bonne santé qui pourra vivre une vie aussi normale que possible.

  11. RENE dit :

    ETAT NAZI

  12. Elsagrom dit :

    Je trouve les commentaires bien plus à la hauteur que cet article mensonger !

    Mais c’est dommage car vous donnez tous des arguments plutôt réfléchis et qui s’entendent, mais au final personne ne s’écoute et tout le monde se tire dans les pattes…

    Il me semble qu’une personne soumise au choix de l’IMG doit entendre les arguments de chacun. Je suis enceinte, je n’ai pas encore mon résultat trisomie, mais j’ai très peur d’être confrontée à ce choix.
    L’avortement d’un foetus qui peut naître viable, peu importe qu’il soit reconnu juridiquement vivant ou non, est quelque chose de très difficile… Que dire également aux personnes trisomiques en face de nous, que nous ne les avons pas reconnus comme “normaux “, que leur vie doit être atroce et que nous avons préféré ne pas donner vie à notre enfant trisomique ? L’argument de la différence ne me plait pas, tous les enfants sont différents et tant mieux !!! Que l’on soit grand ou petit, fille ou garçon, avec ou sans la vue, avec tel ou tel cerveau, notre vie sera unique, et on la construira autour de ce que l’on est. La société est faite pour tout le monde, il faut la soutenir pour qu’elle permette à tout le monde de vivre sereinement ! (accès handicapés, égalité des genres…).
    Bref, si je devais faire un choix, j’imagine que l’idée de ne pas donner vie à mon enfant qui pourrait être viable serait atroce… C’est comme être face à un animal qui souffre et se dire que là il faut l’abattre pour abréger sa souffrance, tout ce que je verrais, c est un animal qui a encore un peu de vie, et que je suis incapable d’éteindre la vie, c est un effort trop gros… Alors ce même raisonnement pour un enfant, qui plus est mon enfant que je dois protéger moi, encore lié dans ma chaire…. Ça semble impensable….

    Par contre, c’ est justement là le hic, la société ne permet pas toujours , à ce jour, d’élever un enfant avec une maladie rare…. ! Je ne connais pas bien le sujet, mais il me semble que ça coûte très cher ! D’abord il faut être disponible, cela signifie que les parents doivent pouvoir ne travailler que très peu (ou l’un travaille et l’autre non, mais ça signifie que l’un des parents doit perdre son lien et sa place dans la société pour s’arrêter à une place familiale…). Il faut donc un excellent salaire. D’ailleurs, ça coûte très cher, je pense qu’entre les soins médicaux, le matériel adapté, les activités spécifiques, les trajets vers les structures adaptées, le coût est bien supérieur aux aides reçues. De plus, il faut que c est structures d’accompagnement existent, il n’y en a pas partout, ça veut donc dire déménager, trouver un nouvel emploi, peut être s’éloigner de la famille, etc… Il faut la force morale aussi, un parent avec un handicape psychologique (risque dépressif élevé, schizophrénie même stabilisée, léger retard mental) ou un très jeune couple (maturité encore fragile), aura beaucoup plus de mal face à cette situation !

    Ma conclusion personnelle, c’est que le droit à l’IMG est nécessaire pour tous les parents qui ne peuvent pas se permettre d’élever un enfant avec une maladie orpheline ! Le caprice on l’a peut-être tant qu’on n’est pas encore enceinte, se dire que de toute façon notre petit schéma de vie que l’on s’était tracé ne serait pas déstabilisé car on peut avorter en cas de trisomie du bébé, mais quand on a le bébé dans le ventre c est tout un autre raisonnement !!! C’est aussi un acte de courage de se dire que l’on va empêcher notre bébé de naître, un peu comme se dire que l’on débranche la machine d’un proche dans le coma… C’est un acte de courage d’autant plus qu’il s’agit de reconnaître que l’on n’est pas apte à l’accompagner, que l’on n’est pas assez fort dans la société ou par notre esprit (ce qui est faux mais c’est une représentation normale).
    Donc oui ce droit est essentiel, surtout dans une société aussi inégalitaire !
    Cela n’empêche pas que certains parents soient très courageux de faire le choix d’élever leur enfant trisomique et c est quelque chose de merveilleux qu’ils puissent le faire !
    Il faut également que les parents puissent entendre toutes les informations nécessaires pour faire un choix éclairé, sur les difficultés et sur les accompagnements.

    Mon opinion n’intéresse peut être personne mais en future maman j’ai besoin de réfléchir dès maintenant à cette question pour faire le bon choix si le problème se posait…. En plus c est une vraie question de société qu’il faudrait se poser peu importe que l’on soit homme ou femme, dans l’attente d’un enfant ou non…

  13. Maman de Petit Bonhomme dit :

    Bonjour à tous,

    Je me permets d apporter mon témoignage de Maman. Je suis enceinte de mon premier enfant. Mon mari et moi avons appris dès la 1ere echographie que notre petit Bonhomme est atteint d’une trisomie non viable à la naissance. Et pourtant, nous avons décidé de garder notre bébé, de l accompagner dans sa petite vie. Nous ne savons pas bien combien de temps elle va durer, 2h, 2 semaines, 2 mois peut-être ? Peu importe, nous l aimons ce petit Bonhomme et nous voulons aller jusqu’au bout, voir sa petite tête, lui laisser choisir le moment de son arrivee et le moment de son depart, profiter de chaque instant de vie, ne rien regretter ! C’est un chemin qui n’est pas sans souffrance, c’est une drôle d’aventure, mais nous sommes apaisés, nous sommes soutenus par le personnel médical, nos familles, nos amis !

    Alors voilà, je pense que chacun est libre de ses choix, on ne sait jamais à l avance comment on va réagir face à une telle situation ! Je dirai que c’est un choix à prendre en couple, il faut puiser sa force dans l Amour et dans l Amitié. Mon mari et moi on s’étonne chaque jour du chemin parcouru depuis cette annonce… On s etonne de cette joie qui nous habite malgré tout, joie de devenir parents, joie de porter la vie, joie de sentir les petits coups du bébé !

  14. Marion Ducos dit :

    Je viens de lire votre article et je le trouve abominable !!! Je suis enceinte de 19 SA et je vais sûrement apprendre ce matin que mon compagnon et moi même attendions un enfant atteint de trisomie… pouvez vous imaginez un seul instant l’angoisse dans laquelle, nous parents, sommes ? Vous êtes vous déjà demandé avant de dire que se sont des bébés poubelles, si bien qu’ils ont été conçus dans le désir et l’amour, si les parents sont prêt à accepter d’avoir un enfant atteint de cette maladie ? Ou bien même vous êtes vous demandé si ces enfans là sont tous bien dans leur peau ?
    Tous les individus de trisomie n’ont pas le même degré de cette maladie… certains sont atteints mais le vivront bien d’autres non.
    Seriez vous capable de vous dire aussi que suivant son degré il vous serez supportable de voir mourir et enterrer votre enfant avant vous, alors que vous avez consacrez votre vie et vos 9 mois en pensant à toutes les anticipations quotidienne à gérer afin que votre enfant soit le mieux adapté dans ce monde où tout doit rentrer dans un moule et que malheureusement ces personnes là ne rentrent pas au vus de la société ? Vous êtes vous déjà demandé à l’approche de cette mauvaise nouvelle si cet enfant sera aimé par ses proches ?
    Moi actuellement je ne me sens pas capable d’élever un enfant malade, et de le voir souffrir indéfiniment alors que vous ne pouvez rien faire pour changer tout ça et vous dire que vous êtes les seuls responsables, les responsables de son handicap. Pouvez vous ressentir ce qu’un parent peut culpabiliser de tout cela ? Non je ne pense pas !
    Votre article est abjecte et dégueulasse.

  15. sam dit :

    A partir de quand pouvons nous parler d’eugénisme d’état dans le cas des avortement pour trisomie 21? Offrir le droit au parents d’accepter ou pas un enfant trisomique est ce un droit ou une forme d’hypocrisie? Est ce au parents d’avoir à assumer cette différence ou est ce à la société tout entière de trouver et de se donner les moyens d’offrir une place à cette différence? N’est ce pas à la société tout entière de considérer les trisomiques comme une richesse plutôt que comme un coût économique voir un fardeau. Le choix des parents d’avorter est ce réellement leur choix? ou plutôt le désespoir de savoir a quel point il est compliqué d’avoir un enfant différent. Il y a longtemps j’ai joué une pièce de théatre avec une jeune fille trisomique c’était pour fêter son anniversaire ces 18 ans il me semble lors des rencontres des amis de silence (rencontre de deux semaines de gens bobo ecolo utopique qui lise la revue silence) je jouais le prince charmant et elle la princesse. A la fin du spectacle elle devait m’embrassé et si sur scène c’est un simple smack quel m’a fait dans les coulisses c’est un véritable palot auquel j’ai eu droit mon dieu je me sentais coupable car elle me laissait pas indifférent cette princesse…Mais j’avais trop peur de la blesser en allant plus loin trop peur d’abuser de sa faiblesse en fait peur de sa différence qui était trop évidente…Mais jusqu’a aujourd’hui jamais aucune fille ne m’a embrassé avec autant d’amour et de sincérité. Alors ma petite princesse et toujours dans mon coeur et jamais je ne me sentirais supérieur à aucun trisomique, autiste, schizophrène ou bipolaire a tout ces camarades de souffrance qui vive une différence compliqué à assumé. Ma petite princesse était peut être mentalement limité mais il y avait en elle bien plus d’humanité que dans foison de psy que j’ai rencontré. Le processus d’eugénisme pré natal est silencieux mais aujourd’hui des recherches génétiques existe pour identifier le gène de l’autisme, de la schizophrénie et de la bipolarité. Dans 10 ans la société proposera t-elle au parents d’assumer l’autisme ou d’avorter? Ce n’est pas au parents d’assumer une telle différence c’est a la société de s’interroger sur la place quel accorde à ces différences. Si nous ne sommes pas capable d’accorder une place a toute ces différences c’est juste que nous avons perdus notre humanité le problème de la place des trisomiques des autistes et de tout ceux qui sont différents est le problème de tous. Ouvrir les yeux sur ce qui se passe devrait nous révolter nous faire réagir il faut inclure la différence au coeur de la société gommé les stupide étiquettes de trisomique d’autiste de schizophrène ou de bipolaire pour ne considérer que des humains semblable et différent….

  16. […] sauver grâce à des opérations pré-natales. La loi permet même aujourd’hui des avortements la veille d’un accouchement dans le cas de handicap et de maladies génétiques, ce qui signifie qu’à aucun moment un enfant dans le ventre de sa […]

  17. Jojo dit :

    Quel monde affreux que le choix et difficile nous aimons la vie .mais détestons la’difference pas’besoin D’être handicapé pour sans rendre compte .les etres fragile sont mis à l’écart de la société ou la’ loi du plus fort règne.pas de regret ni remord courage à tous dans vos choix.amen

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