Poutine joue carte sur table

Rédigé par Philippe Lesage le 14 septembre 2015.

Depuis le début du conflit syrien, la Russie n’a jamais caché livrer des armes à Bachar El-Assad, pendant que Laurent Fabius se cachait d’avoir livré des armes aux islamistes d’Al Nosra alias Al Quaïda. Pendant que John Kerry bluffait le congrès américain en affirmant l’absence d’Al Quaïda en Syrie, Vladimir Poutine le qualifiait publiquement de «menteur pitoyable».

Plus personne ne peut en douter, la Russie est entrée comme un acteur majeur dans la résolution du conflit au Moyen-Orient. En effet, non seulement Moscou assume livrer régulièrement des armes à la Syrie, mais sa présence navale et militaire se renforce au nord du pays déstabilisé par l’action subversive des pays de l’OTAN.

Y aura-il des troupes russes envoyées au sol ? Valeurs Actuelles et Le Monde font état cette semaine de quelques faits qui semblent le montrer, notamment des «selfies» de militaires russes postés sur les réseaux sociaux. En réalité, Tartous, une ville côtière de la Syrie, est déjà un centre militaire Russe, actuellement utilisé pour le ravitaillent. La Presse américaine, notamment The Telegraph, s’adonne à l’emphase médiatique en affirmant que « la Russie construit des bases militaires», en mentionnant le nord de la Syrie.

Officiellement pourtant, Vladimir Poutine dit «étudier différentes options». La «méthode Poutine» est connue, franche et virile : il abat une partie de son jeu, histoire de montrer ses atouts militaires avant d’ouvrir les discussions. De ce fait, il a sur les semeurs de troubles en Syrie un avantage certain, celui de les piéger à leurs propres mensonges. Puisque tous veulent officiellement anéantir l’État Islamique (alors que les américains font tout en pratique pour le maintenir), Vladimir Poutine avance l’hypothèse de l’anéantir effectivement. Voilà qui trouble la vue de ceux qui jouent sous la table, singulièrement la France des copains-coquins.

Il y aurait déjà 200.000 morts syriens, sans parler des conséquences migratoires dont l’Europe se retrouve la jouet, et les européens les otages. Mais certains affirment que le nombre de victimes serait «certainement plus élevé que les 200.000 comptabilisés, car il est impossible de travailler dans certaines régions contrôlées par le régime ou par les jihadistes du groupe État islamique».

François Hollande a déjà constaté les erreurs fondamentales de sa politique économique, il ne lui reste plus qu’à faire de même pour sa politique étrangère, et en changer radicalement. Voici un proverbe sénégalais que nous proposons à la méditation de Laurent Fabius : «Celui qui dresse le serpent est le premier mordu».

Déjà 6 remarques sur cet article

  1. Muriel dit :

    Poutine avait raison dès le début à propos de la Syrie.

    Y a que le petit poucet commissionnaire des Usa, Hollandouille, qui ne l’avait pas compris en armant Daesh et refusant de vendre les mistrals aux russes.

    Et Poutine était visionnaire en affirmant que ” la France devient la colonie de ses anciennes colonies “

  2. philippe dit :

    Il faut éviter de refaire l’histoire. Poutine en soutenant le régime de Bachar a permis l’essor de l’EI et a affaibli les autres mouvements de révolte contre Bachar. Il est un des responsables de la situation actuelle comme les autres gouvernants américains ou français passés ou présents qui nous ont amenés dans cette situation

  3. katlen dit :

    Monsieur Poutine est un Leader , il y en a tres peu dans le monde d Aujourd hui…Aussi bien a L est que a l Ouest…

  4. Jp-Long dit :

    Il faut éviter de refaire la géographie. L’EI est née en Irak du chaos engendré par les Bush et a profité de la faiblesse et de la fragmentation des opposants à Bachar el Assad pour investir la Syrie et récupérer les armes fournies par Usa et France à ceux ci.

  5. daniel pilotte dit :

    MR poutine à absolument raison n’en a déplaise à la boboland et aux gauchistes qui sont les destructeurs de la FRANCE.

  6. daniel pilotte dit :

    MR poutine dit la vérité il a entièrement raison.

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