Saintignon et Le Drian : deux manières d’enterrer le PS

Rédigé par 4VinsDivers le 07 novembre 2015.

Les élections régionales s’annoncent difficiles pour le parti socialiste. Pierre de Saintignon dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie craint l’effet répulsif du premier ministre et lui demande de ne surtout pas se montrer ; tandis que Jean-Yves Le Drian en Bretagne enterre le rose pink et les roses rouges de la campagne hollandaise : Deux manières de renier le PS devenue une machine à perdre.

Saintignon et Le Drian ont tout de même en commun d’avoir une boite-à-lettres rue de Solférino, mais de ne plus vouloir s’en servir. Examinons en détail les deux situations :

A l’Ouest, le Drian est porteur d’un bilan assez positif à la tête des armées françaises. La grande muette souffre en silence, c’est l’avantage d’en être le ministre quand on attaque une campagne à haut risque, à cause des politiques désastreuses d’un gouvernement d’amateurs, «analphabètes de la France» selon Philippe de Villiers. Le ministre de l’armée de l’air vole de son propre zèle.

Le Drian a donc planqué le logo à la rose sur ses documents de campagne. Les couleurs choisies ne seront plus le rose pink des «gay friendly», que plus personne ne supporte à force d’en avoir été abreuvé de force, ni le rouge punk des pom boys girls des gay pride de caniveau. Non, Le Drian fait à peu près tout pour être «un autre», mais surtout pas la tête de liste du PS. Il veut montrer sa propre tête enrobée dans une écharpe jaune. Son slogan est «j’aime Jean-Yves», sous-entendu «l’enfant du pays breton devenu ministre», histoire de faire oublier le PS qu’il ne saurait voir.

Au Nord, Pierre de Saintignon est lui aussi un enfant du pays, très implanté localement et plutôt apprécié dans son village, mais son handicap est majeur : il est un proche de Martine Aubry. De ce fait, les sondages le donnent régulièrement battu. Son slogan : «la région a besoin de gauche», mais de quelle gauche parle t-il ? Toute la question est là, puisqu’il considère Manuel Valls comme complètement étranger à sa gauche de tradition, houille houille houillères obligent.

Il adresse donc aux minis cette supplique désespérée : «Je le dis avec respect, comme pour tous les ministres du gouvernement, sincèrement je préfère être seul dans ma région». Tout est dit.

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    L’emprise de l’état sur les citoyens ne connait plus de limites, nourrir les fonctionnaires utiles (régaliens) comme inutiles (beaucoup trop nombreux pour énumérer leurs semblants de fonctions) occupe toutes les forces vives de la nation : Tout dans l’État, rien contre l’État, rien hors de l’État ! (Mussolini), c’est la devise même de cette saleté de mouvement politique qui nous gouverne aujourd’hui, curieusement c’est ce qui nous arrive, appelons ça le socialo-fascisme !

  2. Muriel dit :

    Comment se faire ėlire en faisant croire qu’on est pas du PS….
    Ça en dit long sur la décrépitude de la Gôche française !

  3. daniel pilotte dit :

    Les socialistes sont mesquins ils ne connaissent rien sauf vider les poches des FRANÇAIS pour donner aux MIGRANTS et délinquants, les socialistes n’ont pas d’âmes ni de coeur, ils donnent à perte aux pays sous développés nôtre savoir faire, les socialistes n’aiment pas les FRANÇAIS, les socialistes se mettent à genoux devant les étrangers.

  4. JpB dit :

    Puisqu’on est en guerre, dixit Hollandouille et Manolo le Picador, comment notre ministre de la guerre peut il aussi assurer une campagne pour les régionales, et ce , en plus , à l’encontre des engagements de Mimolette 1er ?

    Socialauds = charlots !

    Démission !

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