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Valls bientôt giflé par les électeurs ?

Rédigé par notre équipe le 19 janvier 2017.

L’incident qui a vu Manuel Valls être giflé par un jeune autonomiste breton mardi dernier a ajouté un peu de sel à une primaire de gauche bien terne. Un événement dont on aurait pu se passer et qui n’aurait jamais dû arriver, mais qui démontre à quel point la politique est dévaluée et ses élites méprisées. L’idéologie soixante-huitarde a fait du chemin et se manifeste à coup de gifle filmée sous tous les angles. La claque est lourde de sens et pourrait bien en précéder une autre bien plus rude dans les urnes pour l’ancien Premier ministre.

Une fois n’est pas coutume, nous devons bien donner raison à Jean-Luc Mélenchon qui a condamné sur son compte Facebook, la gifle administrée à Manuel Valls lors d’une sortie à Lamballe (Côtes-d’Armor). Le leader du Front de gauche rappelle qu’ « aucune incrimination contre Manuel Valls ne doit conduire à se manquer de respect à soi même au point de frapper quelqu’un par surprise plutôt que régler son différent avec un bulletin de vote ». La violence n’a pas sa place dans un débat politique quand bien même le ressentiment et l’exaspération sont alimentés chaque jour par nos chers patriarches de la pensée unique.

De la violence post-soixante-huitarde

Manuel Valls, aussi nul soit-il, n’a pas à être frappé. La scène a fait le tour des écrans et laisse une impression de malaise. L’ex super-flic malmené par un gamin âgé de dix-huit ans qui du haut de sa conscience politique balbutiante lui assène une humiliation en bonne et due forme. Le geste n’est pas anodin car il est marqueur d’une autorité sur autrui. Dans une société qui ne sombre pas dans la décadence, c’est l’adulte qui gifle l’enfant pour lui faire la leçon. En France, en 2017 c’est le gringalet de dix-huit qui gifle l’homme politique, ancien représentant de l’Etat et aspirant à la présidence de la République… L’idéologie soixante-huitarde est passée par là ! Le gamin pas content dicte sa loi à un adulte qui n’a plus aucune autorité sur lui. Le gifleur aurait-il manqué de fessée pendant son enfance ? C’est bien possible et réparer cette erreur est trop tard car nos chers députés ont décidé que la fessée constituait un délit.

L’enfant-roi fait un carton avec cette scène bouffonne et Manuel Valls tente de créer un écran de fumée en habillant le gifleur de tous les maux de la terre. Il serait un autonomiste breton au passé peu clair dans le domaine des stupéfiants et, cerise sur le gâteau, un adorateur de Soral et Dieudonné. Avec une telle description et des juges prompts à se plier aux desiderata de la gauche, la plainte de Manuel Valls devrait aboutir à un jugement très sévère.

Souhaitant tourner la page d’un épisode qui met à mal la posture guerrière d’un ancien ministre de l’Intérieur et Premier ministre dur dans les paroles, mais aussi mou que son Flamby de président dans les actes, l’équipe Valls a répété que cela constituait un non-événement. Mais bien confortablement assis dans un studio de France Inter, alors qu’il se faisait servir la soupe par Patrick Cohen, le train déraille de nouveau avec la prise de parole d’un auditeur visiblement jeune qui se réjouit de l’affront de la veille. Il argue que ce sont « 66 millions » de Français qui auraient voulu lui « mettre » une claque.

La claque que souhaitent tant d’électeurs doit être électorale. Valls a été sur la mauvaise ligne pendant cinq ans et a le toupet de défendre le bilan d’un Hollande trop détesté pour espérer la moindre réussite cette année. En évitant l’humiliation des urnes, Hollande a offert la possibilité aux Français d’exprimer leur colère contre son Brutus de Premier ministre. Si la primaire ne permet pas de se faire justice, le premier tour de la présidentielle devrait mettre à coup d’arrêt aux ambitions vallsiennes.

A dix jours du verdict de gauche, comment pourrait-on croire à la survie de Manu la baffe folle alors qu’il n’a cessé de cracher sur le PS (dont il s’est servi pour grimper les échelons du pouvoir) et que les électeurs plutôt sur sa ligne sont happés par le marcheur Macron ? Valls est isolé et n’a plus que les médias et une partie de l’appareil socialiste pour faire son tour de piste. Avec de tels atouts, les adieux ne sont pas loin. Ainsi, notre cher ex-Premier ministre aura tout loisir de réfléchir à la violence en politique et dans la société. Car ne nous leurrons pas, la gifle physique reçue, l’abaissement hallucinant des élites et la montée des colères aboutira mécaniquement à des drames. La violence arrive et se déchaînera avec force. Malheureusement.

Déjà 7 remarques sur cet article

  1. Gérard dit :

    Qui sème le vent récolte la tempête. Valls n’a pas été le seul, loin de là, à mettre la France dans l’état où elle est aujourd’hui, mais il y a bien participé à son niveau (rappelons-nous par exemple de l’odieux traitement infligé aux pacifiques participants à la Manif pour Tous ou de la haine vitupérée à l’encontre des électeurs du FN). La dignité des autorités publiques a été bafouée avec leur consentement chaque jour de ce calamiteux quinquennat dont il a été un des principaux acteurs. Je ne suis pas d’accord pour gifler un ex premier ministre en général, mais Valls, pour ce qui le concerne, le méritait plus que largement.

  2. rebiere dit :

    Bonjour
    Ce Valls n’aurait pas du être giflé c’est sûr ! !
    Nous le “piéocuterons” avec nos bulletins de vote, ça sera plus démocratique ! ! !
    Bien entendu il trouvera une planque quelque part bien payée avec nos sous et n’ira pas pointer au chômage.
    Quelle France…………….

  3. JpB dit :

    Oh…une petite claque, même abusive, sur celui dont le gouvernement n’a cessé de mettre des claques aux Français et de détruire la France….

    Mais bon, retenons la leçon, il est donc interdit de mettre une claque aux enfants qui font des petites bêtises et au petit Valls qui en a fait de grosses pendant 5 ans ,

  4. jean haimard dit :

    La gifle avant le rifle

  5. Tata dit :

    Ahhh….quelle célérité la justice française : le jeune gueux breton, (encore un sans dent !), donneur d’une claque, déjà condamné !

    Violeurs, voleurs, assassins…tremblez !
    Fini le laxisme des petits juges qui vous excusent, relâchent, exonèrent .

    Non ?

    Ah….c’est vrai, lui , Valls , était ” en mission de service public” selon la justice.

    Ah bon, il n’avait pas démissionné de tout pour se présenter comme un citoyen normal ?

  6. Bluesun dit :

    La sagesse populaire dit, que l’on récolte ce que l’on sème.

    Valls a reçu sa farine puis sa raclée…ne manque plus que la tarte à la crème…ou la branlée sortant des urnes…

  7. Bluesun dit :

    Parce qu’il le vaut bien, Valls aux primaires vient de recevoir sa première danse…

    Attendons de voir le 2ème temps….

    Peut-être qu’avant de tirer sa révérence, il jouera flamenco et claquettes…

    Les primaires, grandes fêtes de kermesse pour bisounoursumps, pour une fois le ras le bol des français font tomber les bonnes boîtes de conserves.

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