Des drogués dans le métro parisien ?

Rédigé par notre équipe le 20 janvier 2018.

Depuis une semaine, les usagers du métro parisien sont pris de stupeur. Des articles fleurissent comme par enchantement au sujet de la plaie que constitue la drogue dans le métro. Une campagne médiatique savamment orchestrée pour dénoncer une réalité qui frappe le quotidien des usagers depuis plus de deux décennies. Le nombre de drogués et de dealers connaîtrait une croissance exponentielle et ouvrirait le droit d’évoquer une faillite de l’Etat et de la justice. Parlons-en tant que cela ne relève pas de la fake news… 

D’où vient le mot d’ordre ? Difficile à dire pour le moment, mais il est évident qu’il a été suivi avec un certain empressement par une presse qui n’avait jusque-là pas jugé bon de décrire une situation si insupportable qu’elle devait être invisible dans les médias. Désormais, il est recommandé d’évoquer la situation catastrophique dans certaines stations du métro parisien. Sans surprise, ce sont celles du nord de Paris qui font parler d’elles avec la présence forcenée de nombreux drogués et dealers.

Ça « crack » dur dans le métro

Le business du crack, un dérivé de l’héroïne moins couteux et très addictif, se fait dans les couloirs et sur les quais des stations de métro depuis près de trente ans, mais le dire relevait jusque-là de la fake news et du procès en diffamation. Une barrière s’est levée, et il serait bon d’éradiquer le problème en renvoyant ceux qui ont fermé les yeux depuis trop longtemps. Les premiers regards se tournent vers la RATP. La Régie autonome des transports parisiens ferait preuve d’un laxisme coupable face à la horde de drogués. L’attaque n’est pas complètement injustifiée, car tous les usagers qui ont le bonheur de prendre le métro aux lignes 4 et 12, dans leur partie nord, voient tous les jours des zombies qui hésitent entre spasmes au milieu du quai et agression sur le premier quidam venu.

La RATP envoie parfois ses agents en charge de la sécurité pour vider les quais mal fréquentés de ses squatteurs, mais au bout de quinze minutes, les mêmes zombies sont de retour… Que fait donc la police ? Celle qui est pourtant si souvent comparée à une milice par les sympathisants de « gôche ». La police ne fait rien, car elle a sûrement des ordres qui vont dans ce sens. Les idéalistes qui ont oublié de vivre dans les quartiers les plus touchés par la drogue et la violence en sont ravis puisqu’il ne s’agit que d’un problème social. Sauf que la place d’un drogué (et encore moins d’un dealer) n’est pas le métro, ni la rue, mais un centre de désintox ou la prison.

Chaque jour, le courant est coupé pour éviter que des drogués en plein délire ne viennent s’électrocuter sur les rails. Régulièrement, les trains ne s’arrêtent pas à certaines stations pour éviter une foule de drogués et de dealers. La faune du métro parisien est inquiétante, mais elle y a élu domicile et personne n’ose plus les déloger. Les usagers sont donc condamnées à subir la rupture du service public et l’insécurité hallucinante faute de pouvoir appréhender et mettre sous les verrous tous ces individus. Les conducteurs, eux, ont finalement débrayé ce vendredi pour dénoncer la situation. On a connu des agents de la RATP bien plus prompts à se mettre en grève. Pourquoi une si longue attente ? Peut-être parce qu’il est dans l’intérêt de toutes les parties prenantes de ne pas attirer l’attention sur leur faillite. RATP, région Ile-de-France, mairie de Paris, police et justice ont tous contribué à la dégradation du métro parisien.

L’insécurité chronique, les odeurs de pisse et les rats doivent donc accueillir officiellement un nouveau venu dans leur musée des horreurs : le drogué. L’image du métro parisien était déjà peu envieuse, elle est désormais catastrophique, mais fidèle à la réalité. Décidément, les choses ne vont pas bien dans la « ville lumière »… Les électeurs parisiens pourraient enfin mettre à la porte l’équipe de socialistes qui jouit du pouvoir depuis trop longtemps. Ça rigole déjà dans les salons de l’Elysée où forte présence policière oblige, aucun consommateur de crack ne vient y perturber la vie sereine de ses occupants.

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    A l’heure où les propriétaires de débits de boissons, deviennent responsables de qui vient consommer dans leur établissement, il était question que l’Etat installe des salles de schoot.

    38.000€ pour l’installation du local de schoot.
    Une idée germait aussi d’installer les dealers dans le local.

    500.000€ par an, pour le fonctionnement des salles schoot…

    Le métro aurait-il remplacé les salles de choot, moins coûteux ?
    Plus pratiques ?

    En tous cas le monde des bisounoursumps, et leur vaste idée de refaire le monde avec leur “grand changement”, se sont les citoyens qui trinquent, et la France qui joue à perdre sa superbe.

    Au jeu de “DESTRUCTION-CONSTRUCTION”
    Qui va gagner le pompon ?

  2. Muriel dit :

    Pourquoi couper l électricité sur les rails….. ?!

    • Bluesun dit :

      Bonne question Muriel.

      En fait, si on suit la logique de nos bisounoursumps, qui est :
      le “rien n’est grave, tout est permis”.

      De fait, si les gens s’éclatent contre les arbres parce qu’ils roulent bien alcoolisés ou drogués, ceux-là ne sont en rien réprimandés.
      En revanche, ce sont les arbres que l’on déracine….

      Donc dans le cas du métro, c’est l’électricité que l’on coupe…

      Fastoche de faire de la politique de nos jours….
      Le seul bémol, c’est qu’une fois l’élu, élu, impossible de le cisailler…(exemple Hollande), malgré le constat de sa nullité et de son incompétence.

      (Macron, nous a prévenu, il est novice, Mais, il a sa poudre
      de perlimpinpin….) qui est :
      Personne en face de lui, pour le contrer….

  3. amazonia dit :

    PARIS . Ancienne ville LUMIERE ?
    PARIS . Ville de la crasseuse LA HIDALGOT REINE DES RATS .
    PARIS. Vers les ténèbres
    40 ans de UMPS / EN MARCHE . RESULTAT ?
    PARIS POUBELLE UE .

  4. Bluesun dit :

    Paris nouvelle ville à rats…?

    Ce n’est pas par ces animaux, que la peste arrive ?

    Paris serait alors la ville des pestiférés ? mais dans la “lumière”.

    Et oui, bisounoursumps, sont très fiers du rendu de leur travail.

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