Le Carême vous salue bien

Rédigé par notre équipe le 18 février 2018.

En ce premier dimanche de Carême, il est peu de dire que ce temps unique suscite un désintérêt profond dans les médias. La France et l’Europe fantasmeraient des racines chrétiennes que les élites au pouvoir s’acharnent à couper. Le catholicisme est tout simplement ignoré quand il n’est pas soumis au jugement tronqué des porteurs de haine. Mais peu importe. Pendant les quarante jours qui précèdent Pâques, la foi et la confiance en Dieu se raffermissent. Le catholicisme a subi bien des assauts et le milliard de croyants saura traverser victorieusement les prochaines épreuves. 

Dans notre société ultra-connectée où le temps est devenue la valeur la plus précieuse, les activités non lucratives sont méprisées. Dans ce triste contexte, il n’est pas étonnant de voir les pratiques du jeûne, de la prière et de l’aumône être regardées avec un sourire goguenard quand les yeux et les pensées ne se détournent pas de ces trois actions essentielles dans la vie chrétienne. Le Carême va donc passer presque inaperçu des écrans radar médiatiques quand d’autres célébrations pratiquées certaines minorités religieuses occupent la Une de tous les journaux. Les élites ont fait leur choix, mais médiatisé ou non, le Carême est une période bénie dans le cheminement vers le Christ. 

Vers Dieu malgré une société sans âme

La discrétion est même l’une des marques d’une foi réelle. Les évangiles disent bien « Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra ». Le Carême est une période au cours de laquelle l’attention à Dieu et aux autres se renforce. Un cheminement sincère qui n’a pas pour objet de laisser des marques visibles pour qu’on dise « voilà un saint homme ! ». Non, ces quarante jours qui préparent la célébration de la Pâque doivent rendre plus humble, plus ouvert, plus juste.

Le pape François a appelé dans son homélie du mercredi des Cendres à se détourner de la « méfiance », l’« apathie » et la « résignation » : « ces démons qui cautérisent et paralysent l’âme du peuple croyant ». Difficile à mettre en application, ce message n’en reste pas moins essentiel pour vivre pleinement sa foi. Dans une société où tout ce vaut, où rien n’est important et où l’on est invité à suivre aveuglément des élites sans âme, tout pousse à l’apathie et la résignation. Les temps sont ainsi, la mode n’est plus à faire le bien, etc… Le Carême apporte des réponses et la force nécessaire pour surmonter bien des épreuves.

Jésus a passé quarante jours dans le désert pour y vivre un combat spirituel décisif. Le peuple juif a erré 40 ans dans le désert avant d’atteindre la Terre Promise. A nous d’affronter les déserts de notre temps pour vivre dans le Bien et s’endormir un jour dans l’espérance du monde à venir.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Bluesun dit :

    La religion du pays France était notre dernier bastion..

    Avant le “changement” et son jeu de DESTRUCTION-CONSTRUCTION” dans notre pays nous vivions en harmonie avec religion laïcité fraternité, et tous les autres mots qui sont devenus des mots manipules ou des virus mentaux.

    Nous perdons peu à peu Noël, nativité, famille sainte, crèches, jours fériés comme le lundi de Pentecôte, lundi de Pâques, et autres fêtes religieuses..

    Plus d’éphéméride célébration de nos saints du jour, n’est donné à la fin de la météo.

    En mai, on ne voit même plus les communiants se promener en aube avec fierté.

    Avec le “changement”, il est de bon ton de changer notre “paysage visuel” (comme ils disent).

    On nous parle du bien vivre ensemble, mais on vivait très bien ensemble avant …quand la France avait ses repères, sa religion, sa fierté, et savait alors, faire respecter tout ce qui faisait d’elle ce joyau tant envié du monde entier.

    Le Pape, aurait dû s’insurger contre cet effacement de chaque jour.
    Ne pas tolérer que Noël devienne vacances d’hiver, que Pâques ne devienne vacances de printemps, que nos églises se meurent pour causes de crises; alors que d’autres monuments religieux poussent comme des champignons pour causes de mêmes crises….

    La France aurait dû faire respecter sa religion, de la même manière que savent le faire les autres d’autres confessions.

    La religion était notre dernier bastion. Sans doute trop dérangeante pour mener à bien le fameux “changement”.

    Il est où le bien vivre ensemble, quand dans son pays la religion existante doit jouer de l’effacement, pour mieux faire place à une autre arrivante, écrasante, choquante, provocante?

    Pourquoi venir en pays chrétien quand rien ne concorde, que rien n’est compatible ?

Laisser un commentaire