Macron : l’ombre d’un doute ?

Rédigé par notre équipe le 09 avril 2018.

Emmanuel Macron aurait-il peur de voir l’espace médiatique lui échapper ? La multiplication des contestations avec notamment un conflit à la SNCF qui ne faiblit pas commence à semer le doute dans le cerveau présidentiel. Alors qu’il était avare en interview (mais pas en images soigneusement mises en scène), le chef de l’Etat va accorder coup sur coup deux interviews dans des styles diamétralement opposés. Il faut parler à tous les Français pour ne pas se les mettre à dos. Une opération nécessaire, mais au succès plus qu’incertain.  

L’exécutif et son chef auraient-ils déjà perdu la formule magique pour berner les Français ? A en croire les conflits sociaux en cours et les réponses tous azimuts du chef de l’Etat, il semblerait que oui. Alors que l’Assemblée nationale commence son travail de caisse enregistreuse des désidérata gouvernementaux, la mobilisation ne faiblit pas chez les salariés de la SNCF. Les jours de grève se suivent et se ressemblent terriblement pour les clients de l’entreprise. Les syndicats désespèrent, car ils parlent à un mur appelé Elisabeth Borne tandis que les clients de la SNCF commencent à en avoir assez d’un enlisement qui les pénalise.

Occuper l’espace coûte que coûte

Le Gouvernement pensait faire plier les syndicats en quelques jours. La bataille s’annonce plus longue et indécise que prévue. Alors, pour ne pas saturer l’espace avec des images de quais grouillants de monde et d’interviews sceptiques quant à la mise en concurrence, le Gouvernement a trouvé la parade (momentanément). Il faut parler de Notre-Dame-des-Landes et de l’évacuation du site. Après des mois de squat, les zadistes sont invités par les forces de l’ordre à déguerpir. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb – alias l’homme qui s’ennuie – a eu le plaisir d’annoncer que 2 500 gendarmes sont déployés pour expulser une centaine de zadistes. Les éléments de langage sont simples : « l’Etat de droit ne fléchira pas ».

Repris en chœur par tout ce qu’il y a de macronien sur le plan politique, le fameux « Etat de droit » est d’autant plus important à mettre en scène qu’il pourra servir si la contestation SNCF déborde trop de l’agenda politique initialement rédigé. Tous ceux qui s’opposent à Macron doivent être réunis sous la bannière de marginaux aux cheveux sales et qui vivent du RSA. Le plan est grossier, mais il faut bien éviter toute sympathie des Français à l’heure où la contestation gagne les hôpitaux et les universités.

L’alarme n’est pas encore déclenchée, mais les premières fumées inquiètent à l’Elysée alors la cellule com’ a décidé que les belles images préparées d’un président actif et sûr de lui ne suffisaient plus. Il est temps de s’adresser directement aux Français grâce à l’exercice de l’interview. Après des semaines de silence en la matière, Macron a décidé de frapper deux fois. La première jeudi à 13 heures dans le journal de Jean-Pierre Pernaut et la seconde dimanche prochain pour une interview plus musclée dirigée par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin.

Ces deux sorties médiatiques sont le signe que l’inquiétude a atteint la tour élyséenne. La première interview doit donner l’image d’un président ancré dans les territoires et proche des Français alors que la seconde vise à montrer son sérieux et sa rigueur face à des journalistes réputés pugnaces. Malheureusement on peut déjà parier que la forme primera sur le fond. Macron est un illusionniste qui ne répond à aucune question surtout lorsqu’elle ne rend pas hommage à son génie. Reste à voir si la saturation des écrans saura mettre les Français assez longtemps de son côté pour ne pas voir des réformes imposées par Bruxelles être contestées à une échelle trop importante pour être maîtrisées.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Juste pour dire que…

    JE SOUTIENS A 100 % LES MEMBRES DES DIFFÉRENTES FORCES DE L’ORDRE FRANCAISES QUI SOUHAITENT SE SOULEVER CONTRE LES TRAITRES QUI VENDENT LA FRANCE, MAIS AUSSI L’EUROPE A L’ISLAM.

    N’EN DOUTEZ PAS,

    JE N’ABANDONNERAI PAS MES COMPATRIOTES ACCULÉS,
    DANS LA CAUSE QUI NOUS AIENT CHÈRE ET COMMUNE,

    ET SOYEZ EN SUR, JE VIENDRAIS GONFLER LES RANGS DE LA RÉSISTANCE MAIS AUSSI CEUX DE L’OFFENSIVE POUR LIBÉRER LA FRANCE ET L’EUROPE.

    JE SOUTIENS AUSSI A 100 % LE RAS LE BOL DES PERSONNES QUI ONT SIMULÉS L’EMBRASEMENT DU GOUVERNEMENT.

    J’INVITE AUSSI LES AGENTS PAYÉS POUR NOUS SURVEILLER ET NOUS FICHER, A DÉNONCER LES PRATIQUES SOURNOISES ET ILLÉGALES DU GOUVERNEMENT.

    VIVE LA RÉSISTANCE.

    VITE LA RÉVOLUTION.

  2. Bluesun dit :

    LE BULLDOZER MACRON EST EN MARCHE.

    Macron, sans aucun état d’âme fin 2015, disait chez Bourdin sur BFMTV que la suppression des 1.400 postes à la SNCF était le jeu de DESTRUCTION-CONSTRUCTION.

    ( En 2008, Sarko rigolard disait que les grèves, on ne les voyait plus..)
    Macron, doit être en manque de poudre de perlimpinpin, ce qui fait que l’invisible redevient visible…

    Les miracles à l’Elysée sont les mêmes depuis 37 années, la France se noie dans l’empilement de matière fécale que pondent nos politiques une fois le fessier bien vissé sur le fauteuil. D’un coup, ils deviennent sourds et aveugles aux bruits de la rue, et se sont les grèves qui jouent de la multiplication.

    Macron est là, pour finir l’écrasement de la France, et tout ce qui faisait la France.

    L’Europe-mondialisation doit se faire, et peut lui importe tous les ravages provoqués. (Il est programmé pour).

    Mais quand on vote pour un novice sans état d’âme, qui a dit qu’il ferait ce qu’il a dit, comment alors s’étonner que le bulldozer soit EN MARCHE ?

    37 ans que la France est en grève dans tous les secteurs pour cause de CHANGEMENT.

    Autant d’années à voter pour des arracheurs de dents, qui devenus vieux n’avaient plus rien à vendre en magasin, à part peut-être nos dents, et la promesses qu’elles repousseront bientôt, sous la magie d’un jeune qui n’est qu’une copie “virulente” de tous les autres.

    Pour un peuple perdre son histoire est une tragédie, la retrouver est un miracle….

    Si Macron est l’élu, en même pas une année, il ne semble plus être en odeur de sainteté.

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