Les magouilles de France 98

Rédigé par notre équipe le 20 mai 2018.

C’était il y a vingt ans. La France remportait la Coupe du monde de football chez elle. La France était dans la rue pour exprimer sa joie et sa fierté. Un sacre sportif que beaucoup ont voulu travestir en succès sociétal. Tout cela n’aurait certainement pas pu voir le jour sans les magouilles d’un certain Michel Platini. Celui qui aspirait à devenir l’homme le plus puissant du football est un retraité à la langue bien pendue.  

Interviewé le 18 mai sur la radio France Bleu, Platini a levé un coin du voile qui cache habituellement les tambouilles du football de haut niveau. Revenant sur la Coupe du monde 1998, celui qui était alors coprésident du comité d’organisation s’est arrangé pour faciliter le parcours sportif de la France tout en dessinant l’affiche rêvée pour la finale. Têtes de série, la France et le Brésil ne pouvaient pas se rencontrer en phase de poule, mais ce n’était pas assez pour le beau Michel.

Petites et grosses magouilles ?

« Quand on a organisé le calendrier, on a fait une petite magouille. Si on finissait premier du groupe et que le Brésil finissait premier, on ne pouvait pas se rencontrer avant la finale ». La « petite magouille » a bien fonctionné puisque les deux équipes sont allées jusqu’en finale pour y livrer un combat épique. Détendu ou plutôt avachi lors de cette révélation, Michel Platini juge tout cela normal. « Ben écoutez, on est à la maison, faut bien profiter des choses. On ne s’est pas emmerdé pendant six ans à organiser la Coupe du monde pour ne pas faire quelques petites magouilles ».

C’est vrai ça ! Pourquoi travaillez honnêtement quand on peut se faciliter la vie ? Cette philosophie n’est malheureusement pas propre à l’ancien président de l’UEFA. La politique est aussi rongée par ce mal. L’ancien politicien du foot pour lequel Manuel Valls n’hésitait pas à mobiliser les moyens de l’Etat afin de l’aider à suivre une finale de Ligue des champions est désormais en roue libre. Il dit ce que tout le monde soupçonne tout bas, mais il n’ose pas encore révéler les grosses « magouilles ». La justice est toujours sur le dos de Platini et si la fin sera digne de celle de Cahuzac, un homme qui a montré sa vraie nature devrait se taire complètement ou tout dire.

Car mettre la main sur la composition des groupes est un petit péché dans le monde du football. Les matchs truqués, l’argent sale et le dopage sont des sujets bien plus importants qui n’intéressent pourtant personne. Les journalistes si friands de scoops pourraient se faire un nom en enquêtant vraiment sur les coulisses du football, mais ils préfèrent s’étonner des déclarations d’un Platini qui a fini sa course dans le mur. Nul doute qu’aucune enquête ne sera menée suite à cette petite révélation. La France doit continuer à croire en une victoire irréprochable. Le roman national français n’est composé que de socialisme et de football alors un tel monument ne peut pas être déboulonné.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Moi …

    Quand quelqu’un me parle de sport.

    Je le catalogue dans la section sous développé mental.

    Irrécupérable ou difficilement récupérable.

    Johnny Hallyday, un mariage de la famille royale de mes d…….., et bientôt le football…

    Il ne faut pas grand chose pour détourner l’attention d’un bourricot.

    Un coup de fast food le week-end et le tout est joué…

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