Mediapart veut se faire Collomb

Rédigé par notre équipe le 21 mai 2018.

La cible est trouvée, la campagne est lancée, seule la fin est encore incertaine. Mediapart a entamé une vaste campagne de déstabilisation contre Gérard Collomb. Attaqué pour ne pas être de gôche, le socialiste qui a tout fait pour que Macron remporte la mise est un acteur politique aux intérêts contradictoires. L’homme n’a pas que des amis, mais qui pourrait bien avoir intérêt à évincer cet idiot utile du système ?

Mediapart a le comportement d’un vampire. Une fois une proie trouvée (coupable ou innocente, peu importe), il la vide de son sang avant de porter son attention sur une nouvelle victime. Gérard Collomb sent les crocs s’approcher et si la première morsure n’est pas mortelle, elle pourrait bien faire mal à un ministre très médiatique, mais au bilan déjà catastrophique.

De la comm’ pas assez à gauche

Les socialistes ministres de l’Intérieur ont tendance à devenir rapidement schizophrènes. Habitués au laisser-faire et à la non sanction, ils doivent endosser l’uniforme du premier flic de France. Gare aux dégâts ! Les discours lénifiants d’une Taubira – par exemple – ont illustré l’idéologie qui a largement contribué au délitement français alors pour l’équipe Macron, il était indispensable de mettre une personnalité très différente Place Beauvau. C’est donc Gérard Collomb qui a obtenu ce prestigieux ministère, pour le meilleur et surtout pour le pire…

Car avec Collomb, tout est une question de communication. Il faut montrer que le gouvernement n’est pas rongé par le socialisme alors l’ancien éléphant PS hausse le ton du haut de sa tour d’ivoire. Le discours est un peu plus ferme, la loi sur l’asile jugée par la gauche morale comme trop à droite, mais le fond est le même. Tout est permis dans la France jupitérienne. L’immigration prend des proportions insupportables, la délinquance se porte toujours aussi bien et le terrorisme est en plein boom ! Un tiercé perdant qui n’incite pourtant à aucune remise en question de la part du ministre de l’Intérieur.

Collomb aurait dû démissionner à plusieurs reprises, mais la place est trop bonne alors, le ministre s’accroche. Mediapart s’est mis en tête de lui faire lâcher prise, mais pas pour les bonnes raisons. Le ministre est jugé trop à droite… Trop dur avec l’immigration, la délinquance et le terrorisme aussi. Le site de Plenel a publié trois articles le 18 mai avec pour objectif de déboulonner le ministre en l’attaquant par trois côtés à la fois. « Le premier flic de France divague sur le terrorisme » peut-on lire en titre d’un des articles. Il n’est pas reproché le manque de résultat du ministre en la matière, mais ses supposés écarts verbaux… Autre attaque, liée à la première salve, le rapport qu’entretient le ministre avec l’Islam. Un rapport pas assez amical, pas assez soumis là encore à cause de quelques paroles pas assez à gauche… Les paroles passent, et la chienlit s’installe.

Enfin, le troisième article – bien plus légitime – montre les liens pour le moins discutables entre l’ancien maire de Lyon et la société GL Events qui a multiplié les gestes commerciaux invraisemblables en faveur du candidat Macron. Collomb a mouillé la chemise pour que son poulain parvienne à l’Elysée, et ça commence à se savoir un peu trop. Le valet de campagne est-il aujourd’hui inutile aux desseins macroniens ? A voir la charge contre lui, il est possible que le président le lâche discrètement. Le sale boulot est fait et changer de tête pourrait être profitable à moyen terme.

Il est également possible que la planche du ministre soit savonnée par les ennemis qu’il n’a pas tardé à se faire au sein du Gouvernement. Collomb était persuadé qu’il prendrait Matignon, et il n’a eu que Beauvau. Il se livre depuis à de séances de critiques voilées à l’encontre d’Edouard Philippe avec comme ultime exemple son peu d’entrain à défendre l’abaissement à 80 km/h de la vitesse sur les routes départementales. Là, l’élu local a pris l’avantage sur le ministre chargé de multiplier les amendes. A force d’avoir trop de personnages en tête, Collomb va mal finir. Il est assez médiocre pour ne pas bien prendre un virage et avec des amis comme Mediapart sur le dos, le temps de Colllomb au Gouvernement est compté.

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