De la violence en Macronie

Rédigé par notre équipe le 24 mai 2018.

Alors que Macron est en Russie pour une nouvelle humiliation à l’international, ses sbires s’occupent de sa défense au niveau national. La colère monte contre la politique macronienne et l’objectif qui ne peut pas être dit explicitement est la criminalisation de la de toute pensée contestataire. L’effigie de Macron brûlée sert de prétexte à une levée de boucliers. Premier étape avant une loi scélérate ?  

Tous pour Macron ou tous en prison ! Alors que les manifestations continuent d’être gangrénées par des violences prévisibles et qui ne résultent qu’en quelques interpellations malgré les énormes dégâts, l’important est ailleurs pour la majorité et ses soutiens. Il faut préserver à tout prix l’image du président et rendre impossible toute critique directe. Alors quand les images d’une effigie de Macron font le tour du monde, c’est la panique dans les innombrables cellules de com’ de l’Elysée. 

Le feu brûle pour la com’ macronienne !

A l’occasion de la manifestation des fonctionnaires ce mercredi, une image retenu l’attention. Une immense marionnette en papier mâchée représentant le président de la République. Avec sa bouille de clown de carnaval, il ne fallait pas être devin pour imaginer la suite. Juché sur un caddie, la tête a finalement été brûlée sous les applaudissements d’une foule calme et amusée. Une scène qui aurait pu presque passer inaperçue si BFM TV n’avait pas jugé essentiel de multiplier les commentaires et les images.

L’éditorialiste Laurent Neumann s’est chargé de la réponse quasi-officielle. Pour ce journaliste biberonné aux plateaux de télévision, cet acte est « au moins aussi grave que les exactions commises par les Black blocs (…) Bizarrement, ça ne provoque pas de scandale. On est peut-être tous à tort en train de s’habituer à ces images de violence ». Habitué à manier le verbe, Neumann sait pertinemment que cette mise en parallèle est fallacieuse.

La violence réelle – celle qui casse le mobilier urbain, brûle les magasins et tente d’assassiner les policiers – serait comparable à la mise à feu d’une marionnette en papier mâché ! Si c’est le cas, alors c’est grave, car cela voudrait dire que la violence symbolique contre une politique est aussi condamnable qu’une tentative de meurtre sur les forces de l’ordre. On croit rêver, mais non ! C’est bien la réalité d’une France qui passe sous la botte macronienne.

La violence contre les Français a rarement été aussi forte, mais il est interdit de s’exprimer par les symboles sans avoir la police de la pensée aux trousses. Pour éviter la multiplication d’images qui mettent à mal l’ego présidentiel, une loi interdisant toute expression de la sorte sera certainement votée avant la fin du quinquennat. Nos politicards ont balancé dans les orties le crime de haute trahison (oui, il n’existe plus dans la loi), mais il y aura bientôt une criminalisation de toute pensée opposée à celle du pouvoir.

Internet fait déjà l’objet d’une « rééducation » progressive et c’est bientôt la rue qui sera étouffée de la même manière. Les flics recevront toujours l’ordre de laisser faire les anarchistes jusqu’à ce qu’ils franchissent le point de non retour : railler le président de la République. Ce n’est plus les caricatures qui brûlent, mais la démocratie française !

Déjà une remarque sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    La prochaine foi les manifestants devraient Ch….. sur les Macron de carton-pâtes qu’ils fabriquent.

    C’est pas interdit que je sache …

Laisser un commentaire