G7 : Macron enchaîne les performances de haut niveau

Rédigé par notre équipe le 10 juin 2018.

Le G7 qui s’est tenu au Québec va longtemps faire parler de lui. Les images promises chaque année montrant des dirigeants tous amis et unis vers l’objectif commun d’un libéralisme à toute épreuve n’ont pas pu être mises en boîte. Comme d’habitude, la faute revient au grand méchant Trump qui n’a cessé de nager à contre courant jusqu’à finalement accepter de parapher malgré tout le communiqué commun. Macron et ses acolytes pouvaient respirer, les apparences étaient sauves. C’était sans compter sur un tweet dévastateur du président américain.

Nu comme un Macron. L’expression pourrait bien entrer dans le langage courant. Après avoir revêtu un costume de sacre bien trop grand pour lui. Après avoir fait croire pendant un an qu’il avait une influence incommensurable sur « l’homme le plus puissant de la planète ». Après tous les fakes balancés aux rédactions naïves et complices, Macron est seul et nu comme un ver. Sa politique étrangère n’en est pas une. Sans allié, sans ami, Macron cherche n’importe quel dirigeant qui pourra le cacher dans son ombre le temps qu’il enfile une tenue de rechange.

Les amours déçus du président Macron 

L’opération avait commencé de la meilleure des manières fin mai lorsque Macron était venu se réfugier à Saint-Pétersbourg après son abandon en rase campagne par Donald Trump. Une porte avait été entrouverte, mais Poutine n’avait pas signé les papiers d’adoption. Pourquoi se gâcher la vie avec un enfant turbulent et peu reconnaissant quand on a déjà la Russie à diriger ? Macron était reparti avec des intentions moins belliqueuses, mais toujours sans gourou qui devait être présenté comme son obligé par les médias français.

La seconde occasion a donc eu lieu au Québec où le Premier ministre canadien, Justin Trudeau avait l’honneur de rassembler les très grands de ce monde afin de convenir de la marche à suivre pour le reste de la planète. Une instance au fond absolument pas démocratique qui n’a même pas pour elle la légitimité de la représentativité. Le G7 est censé être le forum des plus grandes économies mondiales. Or, la Russie (12e économie au regard du PIB a été évincée pour des questions de politique en 2014), la Chine n’a jamais été invitée, tout comme l’Inde et le Brésil qui devancent pourtant le Canada et l’Italie sur le plan économique. Ainsi, le G7 est un machin inventé par les Européens obligés d’inviter le Japon, les Etats-Unis et le Canada pour donner l’image d’un consensus mondial…

Et d’image, il en a été beaucoup question cette année encore. D’habitude, les scènes sont faciles à mettre en boîte. Un des dirigeants fait une blague que personne ne comprend, mais qui provoque l’hilarité générale, on fait la photo de la réunion sans cravate et on vient se féliciter au terme du Sommet des avancées extraordinaires que ces deux jours de rencontres ont permis. Triste fumisterie qui n’a pas pu être jouée cette année en raison d’un président américain d’humeur ronchonne.

La petite guerre commerciale entamée il y a quelques jours par Donald Trump n’est pas bien passée auprès de partenaires européens encore tout aigris. Il y avait de la tension dans l’air et les clichés pris par la délégation allemande rendaient bien compte de la situation : Trump contre tous et tous contre Trump. Au dernier moment, le président américain a eu la bonté de se plier à un communiqué final dont la valeur n’est que symbolique. Le Premier ministre canadien se réjouissait du symbole avec une mine qui en disait toutefois long sur la « qualité » des échanges. Un peu trop vexé, d’avoir vu Trump saboter son G7, Trudeau n’a pas utilisé les mots les plus diplomates à l’endroit d’un président américain qui aime sentir dominer.

Deux heures plus tard la sanction tombait. Par un double tweet dont il a le secret, Trump annonce qu’il retire sa signature de l’accord et qualifie au passage Trudeau de « malhonnête et faible ». Coup dur pour le jeune Premier ministre qui est depuis quelques jours le nouveau meilleur ami de Macron. Les deux hommes sont de la même génération, adorent les belles images et vouent un culte au libéralisme. Une amitié nouvelle placée sous le signe de l’échec. Il fallait le prévoir car tout ce que touche Macron en politique étrangère est condamné…

En réponse à cette nouvelle mésaventure, l’Elysée tonne : « Soyons sérieux et dignes de nos peuples. Nous nous engageons et nous tenons ». Macron est-il vraiment sérieux et digne du peuple français quand il se couche devant les puissants pour mieux se faire rouler dans la farine ? Est-il sérieux et digne quand il sabote les lois françaises en faisant notamment sentir aux personnes handicapées qu’elles n’ont pas leur place dans notre société ? La dignité serait peut-être d’arrêter le saccage en cours. Hollande a mis cinq ans avant de s’y résoudre. Mais du haut de son ego encore plus immense, le rappel à la réalité pourrait être bien plus long pour Macron. Tâchons de l’aider un peu !

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Aider Macron ????

    A partir ?

    “Macron se couche devant les puissants pour mieux se faire rouler dans la farine”

    “Tout emprunteur est esclave du prêteur.”

    Trump est donc un homme libre, et le fait savoir….

    Si la politique de Macron se résume aux tapes dans le dos, aux mains qui se pose sur une cuisse, ou aux bisous échangés, Poutine, Trump et autres, font de la “vraie” politique.

    Quand même gentil Trump, il retire les pellicules sur la veste du jeunot. (un bon papa).

    “L’importance sans mérite obtient des égards sans estime”…

  2. Bluesun dit :

    Une erreur….

    Merci de lire : aux mains qui se posent….

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