Coupe du monde en Russie : petit bilan d’étape hors terrain

Rédigé par notre équipe le 22 juin 2018.

Faire trempette loin des regards...

La Coupe du monde de football a débuté depuis une semaine et la saturation est telle qu’on dirait que le coup d’envoi a été effectué il y a un mois. Il va falloir tenir encore trois semaines à un rythme qui ne laisse plus aucune place à la moindre pensée (critique). Pire, encore la France est déjà qualifiée pour les huitièmes de finale. Le grand cirque va pouvoir durer au moins dix jours de plus et reléguer les vraies informations dans les oubliettes des JT.  

Quoi de mieux qu’une Coupe du monde de football pour oublier tous les soucis du quotidien ? Le prolétaire qui peine à boucler ses fins de mois dès le 15, oublie sa misère, se prend un abonnement à beIN SPORTS et s’achète des litres de bière et des kilos de pizza à un prix qu’il croit bon marché – c’est marqué « promo spéciale coupe du monde » sur l’étiquette. Le prolo doit être rassasié d’images et de malbouffe et contribuer ainsi aux statistiques qui veulent que le pauvre soit plus touché par les cancers.

Pognon dépensé, pognon ratissé

Et pendant que le peuple s’extasie devant des matchs à dormir debout, le politique continue encore et toujours son travail de sape. Les retraités vont être de nouveau châtiés et ceux qui ont le malheur d’être veufs vont voir l’Etat macronien leur faire une magistrale leçon de protection sociale. La pension de reversion ? Ce n’est pas très high-tech, pas très entrepreneur à succès et en plus ça coûte cher. Sauf que la pension de reversion que le gouvernement fait semblant de vouloir épargner depuis que la fronde s’installe, est un outil indispensable pour des millions de Français.

Encore une fois le gouvernement s’en prend aux plus fragiles et ose affirmer que sa politique vise justement à les aider. En plus de la douleur de perdre leur moitié, les veufs et les veuves devront aller se terrer dans une cage à lapin faute de pouvoir payer le crédit de leur pavillon acheté il y a 20 ans. Ce gouvernement est indigne, mais quand il y a une coupe du monde en cours, tout est possible.

Le football c’est bien, mais pourquoi ne pas en profiter depuis sa piscine ? La question taraude la couple Macron qui a décrété qu’il fallait une piscine au fort de Brégançon. La plage privée mise à leur disposition ne suffit pas. Les gueux de Français pourraient avoir l’idée farfelue de se baigner à deux cent mètres de leurs seigneuries. Alors il faut une piscine « hors sol » précise-t-on et qui coûtera moins cher que le dispositif de sécurité mis en place pour ne pas perturber les baignades présidentielles. Avec de tels arguments, il est même urgent que le supporter renonce à un pack de bière pour cotiser à cette entreprise honorable !

Seul point positif jusqu’à maintenant – et il faut le souligner – la caste médiatique n’a pas réussi à lancer une campagne de propagande antirusse qui était pourtant préparée depuis longtemps. La Coupe du monde constituait une belle opportunité de se faire la Russie. Une grande répétition générale avait été faite aux Jeux Olympiques de Sotchi en 2014. Les Russes étaient de gros nuls incapables de livrer des installations et des hôtels assez confortables pour le journaliste français payé par nos impôts. Et là, en 2018, pas un mot plus haut que l’autre… Macron aurait-il ordonné à ses sbires de ne pas dire de mal de Poutine et de son peuple ? Rappelons-nous que le président à prévu de s’inviter en Russie si la France arrivait en quart de finale. Macron veut se payer des vacances tranquilles sans avoir le président russe en guise d’épouvantail. Et quand Macron aura dépensé plusieurs centaines de milliers d’euros pour se gargariser devant un match de foot, il aura bien mérité de faire trempette au fort de Brégançon. Dans sa piscine, bien entendu !

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