Opération édredon contre le Rassemblement national

Rédigé par notre équipe le 10 juillet 2018.

Alors qu’Emmanuel Macron essaye péniblement de revêtir le costume du père de la nation, l’Etat jupitérien fait en sorte d’étrangler les rares opposants politiques au moyen de la justice. Deux millions d’euros viennent d’être saisis sur le compte bancaire du Rassemblement national par les juges. Le prétexte ? Une enquête sur des emplois fictifs financés par des fonds européens. Pour une fois la justice est prompte et frappe avec violence. Si prompte qu’elle condamne avant même d’avoir jugé. Si violente qu’elle met en péril le premier parti de France et principale force d’opposition réelle à la macronie.

Quelle est belle notre démocratie ! Le Parlement a le privilège d’écouter Emmanuel Macron discourir pendant une heure et demi sans avoir le droit de lui répondre. Complètement vide, le discours a quand même bien pris les parlementaires et les Français pour des gogos. Le président a osé dire qu’il permettrait aux parlementaires de lui répondre l’année prochaine. Une promesse qu’a déjà enterré En Marche il y a quelques jours en Commission des lois de l’Assemblée nationale au prétexte que le président « ne peut être interpellé directement ».

Plus d’argent – plus d’opposition

Le président doit rester dans sa tour d’ivoire et tout est fait par ailleurs pour que personne ne puisse l’en déloger – à commencer par le Rassemblement national. Incapable de répondre aux critiques du parti de Marine Le Pen, le pouvoir répond en envoyant les juges. D’eux d’entres eux ont cru bon saisir deux millions d’euros sur les comptes du parti dans l’enquête sur les emplois fictifs présumés payés par des fonds européens. Les principales figures du parti ont déjà été mis en examen, mais le plus important est de ruiner le parti afin de le détruire.

On retrouve ce genre de méthodes dans les républiques bananières. Ces mêmes républiques où le président se pavane devant les parlementaires qui ont le choix entre se taire et applaudir. L’objectif est clair, il faut « assassiner » le principal parti d’opposition et les juges peuvent rendre de grands services. Car dans l’impossibilité de démontrer que les thèses du RN sont fausses, il est toujours possible de le priver de parole en lui prenant ses fonds. Ceci n’est qu’une hypothèse, bien entendu. Il se peut que les juges fassent leur travail avec la plus bonne foi. Mais foi en quoi ?

Notre démocratie révèle bien des surprises. Le RN est jeté en pâture sur de simples présomptions, mais les rois de la ristourne électorale continuent de pérorer comme s’ils n’avaient rien à se reprocher. Le deux poids, deux mesures est de plus en plus grossier et il va bientôt falloir fermer très fort les yeux pour ne plus s’en rendre compte ou au moins le prétendre.

Les juges pourraient bien aussi de prendre un peu de vacances pour réviser le petit principe qu’est la séparation des pouvoirs. C’est assez utile dans une démocratie, une vraie démocratie. Pour ce qui est des ersatz de démocratie, ce principe n’est guère utile. Tous au garde-à-vous et longue vie au roi !

Déjà une remarque sur cet article

  1. Bluesun dit :

    “Si prompte qu’elle condamne avant même d’avoir jugé.”

    ‘injuste loi du Deux poids, deux mesures.”

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