Pour Trump, l’ennemi c’est l’Union européenne !

Rédigé par notre équipe le 16 juillet 2018.

Loin des « joies » de la Coupe du monde que s’est offert son ancien meilleur ami Emmanuel Macron, Trump reste dans le sérieux de la politique. Interviewé peu avant sa rencontre avec son homologue russe à Helsinki, le président américain n’a pas hésité à mettre des mots sur les maux qui frappent aux portes des Etats-Unis. Crime de lèse-majesté, l’Union européenne a été qualifiée d’ « ennemi ».

Donald Trump n’est décidément pas un homme politique comme les autres. Parfois auteur de déclarations et de politiques désastreuses (position sur la Syrie, Israël, Russie, etc.), le président américain n’en demeure pas moins un diseur de vérités à intervalles réguliers. Lors de sa venue en Europe la semaine dernière, il n’a pas hésité à houspiller les nombreux pays européens qui prétendent avoir peur de la Russie, mais qui se cachent derrière les armes et les dollars américains. Interviewé par la chaîne CBS quelques jours avant sa rencontre avec Vladimir Poutine, Trump a jeté un nouveau pavé dans la marre en disant tout haute ce que bien du monde pense tout bas. 

L’ennemi est enfin désigné 

« Je pense que nous avons beaucoup d’ennemis. Je pense que l’Union européenne est un ennemi, avec ce qu’ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l’Union européenne, mais c’est un ennemi ». C’est par ces mots que le président américain a répondu à la question de savoir qui est le principal ennemi des Etats-Unis. La déclaration peut paraître surprenante, mais elle se porte au niveau économique. Trump n’a pas l’intention de s’en prendre physiquement à la France ou à l’Allemagne quand bien même ces deux pays ne se gênent plus pour exprimer tout le mal qu’ils pensent de leur ancien meilleur ami, mais toujours maître.

L’Union européenne est dans le collimateur de Trump et pas pour les raisons que les citoyens des pays européens ont en tête. L’absence de démocratie réelle n’est pas le problème de Trump. Les emplois américains le sont ! Le président s’est fait élire sur la promesse de redonner aux Américains du travail. Et pour ça, pas question d’emplois jeunes ou de contrats d’insertion. La réponse se trouve au niveau international et de la concurrence des autres pays.

Et parmi la concurrence, il n’y a pas que la Chine (citée par trump), ni la grande méchante Russie (aussi citée). L’Union européenne est ciblée car sous ses airs de gentille petite fille du libéralisme, elle fait aussi du mal à l’économie américaine (et vice-versa). C’est la douche froide pour les élites européennes qui avaient bien respecté toutes les règles du marché depuis tant d’années. Mais avec Trump les règles ont changé puisque si l’argent est toujours roi, il doit in fine aller en partie dans les poches des travailleurs américains.

Autant dire que cette philosophie échappe à nos chères élites européennes qui ne voient les citoyens que comme des moutons juste bons à voter une fois de temps en temps pour assurer leur pouvoir et fortune personnels. La guerre commerciale ne fait que commencer. Les Européens pensent toujours pouvoir « raisonner » Trump, mais à mesure que la pression se fait plus forte, les Merkel et autres arrogants commencent à plier l’échine. Ces réactions qui révèlent le vrai fond de ces « leaders » sont une bonne nouvelle pour les peuples. Leur faire les gros yeux suffit à les assouplir. Une donnée à garder à l’esprit pour celles et ceux qui en ont assez de ces personnes imbues d’elles-mêmes mais si fragiles dès que la tempête tonne.

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