Benalla-Macron : la Macronie part en vrille

Rédigé par notre équipe le 24 juillet 2018.

Le maître des horloges ne maîtrise plus grand-chose depuis une semaine. L’éclatement de l’affaire Benalla-Macron met à mal le président de la République et sa soif de toute-puissance. Les deux hommes se croyaient au-dessus des lois : le premier joue au gentil naïf devant le juge tandis que le second détale à la moindre question. Et ce ne sont pas les premières auditions menées par la Commission des lois de l’Assemblée nationale qui vont aider Jupiter… Collomb, le préfet de police de Paris et un haut membre de la préfecture ont pointé du doigt un même responsable : Emmanuel Macron !

Les feux de forêts estivaux n’ont pas encore frappé la France, mais ça sent déjà le roussi du côté de l’Elysée. Depuis le 18 juillet – date à laquelle les exactions d’Alexandre Benalla ont été publiées – le Château s’est lui-même enfermé dans des mensonges et contradictions que chaque nouvelle audition vient mettre à mal. La Macronie a voulu jouer en prenant les Français pour des idiots, elle se retrouve désormais bien démunie face à une vérité qui éclate petit à petit et qui dévoilera bientôt une horrible face qui emportera les derniers espoirs d’un pouvoir personnel et bien éloigné des aspirations des Français.

Le vent mauvais vient de l’Elysée

Que ce lundi 23 juillet fut long pour le pouvoir ! Alors que Macron restait invisible (une première depuis plus d’un an), les députés se montraient enfin utiles en auditionnant plusieurs protagonistes de haut rang. Le premier d’entre eux fut Gérard Collomb. Le ministre de l’Intérieur a été fidèle à lui même, c’est-à-dire qu’il a suinté la médiocrité. Une fois n’est pas coutume, il n’a pas été vraiment fidèle à la Macronie (dont il est pourtant l’un des soutiens historiques) en se défaussant sur l’Elysée et sur la préfecture de police quand cela était possible.

Au terme d’une audition longue de 2h30, il apparait que le ministre de l’Intérieur est l’homme le moins bien renseigné de France. Un exploit signé Gérard Collomb qui n’a jamais rien vu ni rien entendu. Conclusion personnelle du ministre, il n’a rien à se reprocher et essaye de mettre un peu de pommade sur les policiers alors qu’il n’a fait que reporter la faute sur la préfecture de police. Collomb a même été jusqu’à dire qu’il pensait que Benalla était un policier avant que toute cette histoire n’éclate !

Il est temps que le ministre prenne du repos loin des affres de la politique et ça tombe bien puisqu’il finira par jouer le rôle de fusible. Collomb s’est déchargé sur la police et sur l’Elysée et cette dernière partie ne lui sera pas pardonnée par le roi Macron. Un autre fusible pourrait aussi sauter en la personne du préfet de police de Paris lui aussi auditionné. Bien plus digne dans ses interventions, ce haut serviteur de l’Etat (notez que cette expression ne peut pas être utilisée pour Collomb et ses amis politiques) a expliqué sans détour ce qu’il savait et a pointé du doigt des « dérives individuelles inacceptables et condamnables, sur fond de copinage malsain ».

Une manière politiquement correcte de dire que Macron et ses fidèles ont mis en place un système de police parallèle qui n’a rien de démocratique. Toute l’audition du préfet de police de Paris a finalement démontré que les responsables se trouvent à l’Elysée. Conclusion, la sacro-sainte République et la démocratie sont en danger et les multiples mensonges balancés par le pouvoir depuis plusieurs jours ne font que confirmer l’impression devenue tangible que quelque chose d’énorme tente d’être caché par la Macronie.

Ainsi ces dernières heures, plusieurs justifications et excuses données par les quelques responsables d’En Marche non atteints du mutisme ont volé en éclats. Castaner a voulu faire croire que Benalla était présent sur les Champs-Elysées avec les joueurs de foot juste pour porter les sacs… Aucun commentaire à faire si ce n’est que Castaner a sa place de clown réservée dans un cirque. La suspension de quinze jours de Benalla s’est révélée être un mythe grâce à l’audition d’un haut responsable de la préfecture de police. Enfin, de nouveaux visages de « la bande de Benalla » commencent à être identifiés alors que le pouvoir a répété qu’il s’agissait d’une malencontreuse perte de contrôle d’un seul homme.

Beaucoup de mensonges sont balayés en quelques heures et le pouvoir est entré dans une course folle pour cacher la vérité aux Français. La lutte promet d’être homérique et la Macronie joue sa survie. Tous les coups sont donc permis, mais heureusement pour les esprits critiques que Benalla a été mis hors d’Etat de nuire. Mais combien de ses compères hantent encore les murs de l’Elysée et les rues de Paris ?

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Il est maintenant , devenu totalement incontestable.

    Que Macron et tout ceux qui le soutiennent nous prennent pour des débiles incapable de discernement.

    Et ce n’est pas si étonnant que cela.

    C’est en racontant le même genre de connerie qu’ils ont accédé au pouvoir …

    Après cette affaire il serait grand temps de mettre en place un texte de loi qui reconnaisse ” l’outrage au peuple “.

    Un texte de loi qui reconnaisse l’atteinte au respect et à la dignité du peuple.

    Car cette affaire est une insulte de plus et de trop faite au peuple !

    Pour l’affaire Benalla, le ” MACRON’GATE “,

    le pouvoir à repoussé les limites de l’intolérable.

    MACRON à délibérément commencé à phagocyter des points stratégiques du pouvoir,

    et donc incontestablement commencé à ancrer et officialiser de la façon le plus décontractée, la corruption au coeur même de la “république” de FRANCE.

    En distribuant des passes droits à ses amis.

    De la même façon dont le ferait un dictateur,

    il se créer un clan,

    Un club très fermé de personnages dont les seules véritables qualités requises seraient la fidélité et la confidentialité.

    C’est le propre d’un dirigeant à la tête d’une république bananière.

    D’un dictateur, d’un businessman, ou certainement un subtile mélange des deux …

    Les serviteurs doivent du silence et de la soumission !

    Les derniers textes de lois qui nous ont été imposés par les trois derniers présidents ne parlent d’ailleurs que de cela.

    Du silence et de la soumission …

    NOUS devons nous révolter.

    L’HEURE DE LA RÉVOLTE A SONNÉ !

    L’affaire MACRON n’en ait qu’a ses début.

    Si les gens, le peuple, connaissait réellement toutes les énormes magouilles qui partent de l’Élysée.

    Je l’ai toujours dit !

    Une révolution efficace et avec un minimum de violence ne peut être organisée que par les force de l’ordre par des magistrats.

    Cela doit d’abord être la révolution des différents forces de l’ordre et de l’armé en passant par les magistrats qui auraient pris leurs fonctions que très récemment.

    Très récemment car nous pouvons être sûr que certains magistrats trempent ou ont déjà trempés aussi dans des magouilles pas possible.

    Nous devons éplucher les dossiers de chaque personnalité politique d’au moins ces 20 dernières années !

    NOUS AVONS A FAIRE A UNE VÉRITABLE MAFIA !

    Vous devez comprendre impérativement ceci !

    Si les magistrats ne lancent pas plus d’enquêtes que cela.

    C’est qu’ils sont incontestablement impliqués ou corrompu.

    Et n’oubliez pas que l’ont peu aussi corrompre une personne par la peur de représailles, pas nécessairement avec de l’argent !

    Intimidation par des révélations.

    Intimidation en menaçant la carrière professionnelle.

    Une foi qu’une personne trempe dans même une petite magouille il met direct les pieds dans le plat !

    Et hop !

    Dès lors que la personne à été soudoyée par le biais d’un quelconque privilège, elle s’en retrouve soumise à la servitude et au silence.

    Voilà comment fonctionnent beaucoup de politiciens.

    Ces magouilles sont perpétuées en France depuis des dizaines d’années de la plus petite mairie jusqu’à l’Élysée …

    RÉVOLUTION !!!

  2. Bluesun dit :

    RESPONSABLES MAIS PAS COUPABLES !!!!

    L’aigle vol seul, les dindons vivent en troupeau. (Marat) ; et le troupeau, ne semble pas connaitre Benalla !!!!

    Président de la République (si cette fonction existe toujours) , c’est la possibilité de faire endosser ses fautes aux autres.

    Sauf que, quand le Président se prend pour un petit roi, (dictateur), les fautes l’ incombe.

    Au passage :

    Dictature : Régime où tout le monde doit dire que l’on est en démocratie.

    Démocratie : Régime où chacun à le droit de dire que l’on est en dictature.

    Macron propulsé par ses pairs, depuis le début de son “apparition”, se noie dans ses bourdes.

    Le constat est que :
    c’est salement désolant de voir comme ça va vite quand la poudre aux yeux vient à manquer.

    Macron reste invisible, il attend sans doute qu’un, lui ponde le discours adéquat, pour se sortir de cette impasse fleur à la bouche, et sourire aux lèvres…

    “dévoilera bientôt une horrible face qui emportera les derniers espoirs d’un pouvoir personnel et bien éloigné des aspirations des Français.”

    Les aspirations des français ?

    Les français ont voté pour un jeune aux yeux bleus, qui se disait novice, sans programme, et qui disait les ponctionner une fois élu…

    Jusqu’ici la sincérité affichée par nos umpsbisounours à souvent servit de leurre…

    Le leurre a pris forme en Macron, tous les autres devenus des papis aux mensonges universels, il fallait un jeune pour continuer le travail de DESTRUCTION.

    Et surtout, il fallait effectuer “sans aucun état d’âme” un vote “barrage au FN” Il ne faut pas à présent venir parler d’aspiration des français…
    (on vote au moins pour son porte monnaie, mais jamais contre) !!!

    Tout n’a qu’un temps. Tout ce qui est construit, édifié par la ruse et la force… la ruse et la force peuvent le démolir.

    Macron parachuté par tous les anciens, s’est mis en marche :

    L’homme jeune marche à présent plus vite que les anciens, sauf que les anciens connaissaient la route.

    On a eu de cesse de nous vanter l’intelligence de Macron :

    ” Le rayon de l’intelligence de chacun trace le cercle de sa responsabilité. ”
    Citation de Henri-Frédéric Amiel ; Grains de mil (1854)

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