Assurance chômage : attention, la réforme arrive !

Rédigé par notre équipe le 03 septembre 2018.

Parmi les coups fumants dans la besace du Gouvernement, la réforme de l’assurance chômage risque de faire beaucoup de bruit. Le libéralisme macronien n’aime guère les chômeurs et encore moins que l’argent public soit utilisé pour les aider. Il y a tant de choses à faire, construire des écoles, des routes et même des piscines… Bref, Pôle-Emploi et l’assurance chômage vont devoir se réformer et à la fin ce sont les chômeurs qui en subiront les conséquences.  

La France a un problème avec l’emploi ou le chômage, c’est selon. Les statistiques officielles font état de plus de 6,5 millions de chômeurs et quand le Français moyen n’est pas au chômage, il est au SMIC ou juste au-dessus. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail au passif bien lourd croit faire une découverte en assurant que la France « part de très loin » avec « 20 ans de chômage de masse ». Il est vrai que notre pays part de loin et cela fait même plus que 20 ans, car le chômage a explosé dès le milieu des années 1970. A cette époque, la France était présidée par un autre libéral qui prétendait n’être ni de gauche, ni de droite. Valéry Giscard d’Estaing est un des pères spirituels d’Emmanuel Macron. Ce dernier a un code génétique des plus terrifiants. Un malheureux mélange de Hollande, Attali et Giscard d’Estaing.

Bouillon libéral et indigeste

Avec un tel cocktail, il n’est pas étonnant que le président Macron soit aussi dépassé par les événements. Le maître des horloges a perdu l’heure et il ne sait plus à quel saint se vouer. Alors en cas de crise, le remède est toujours le même : taper sur les Français. En s’en prenant bientôt à l’assurance chômage, il est certain de toucher un maximum de monde. 6,5 millions de personnes au minimum ! La baisse du chômage est animique : -0,1 % au deuxième trimestre 2018. Oui, mais voilà, on vient de loin comme le répète Pénicaud. Pourtant en venant de si loin, les bonnes recettes devraient avoir des effets détonants ! Pas là apparemment. La France végète à 9,1 % de taux de chômage alors que les méchants brexiteurs n’en sont qu’à environ 4 %.

La moyenne européenne est de 7,1 % et montre que le macronisme est bon, mais seulement pour Macron et sa petite cour. Des affidés qui vont taper l’assurance chômage en introduisant la dégressivité des allocations. Rien d’officiel encore, mais ça discute entre le Gouvernement et le MEDEF afin de savoir quand et comment faire avaler la pilule aux Français. L’idée première est de dire que les allocations sont beaucoup trop élevées pour une minorité. Une ultra minorité même qui est particulièrement suivie par les conseillers Pôle-Emploi pour qu’ils retrouvent rapidement du boulot. Le pauvre chômeur qui était au SMIC est embêtant pour les statistiques, mais celui qui touche 5 000 euros ou plus par mois de l’assurance chômage embête les statistiques et le budget de l’Etat. Alors, on met en avant ces oiseaux rares pour introduire une dégressivité qui touchera tous les chômeurs en fin de compte.

Les systèmes que l’on souhaite pervertir font toujours l’objet de réforme soi-disant utile pour leur survie. Une fois la mesure introduite, elle se généralise et pervertit le système. Le mode d’action est désormais connu. Reste à faire accepter la chose sans trop de secousses. Alors on lance une campagne sur de fausses annonces sur Pôle-Emploi pour faire un grand bouillon autour de l’assurance chômage avec pour résultat assuré un dégoût des Français. C’est la CGT qui se prête cette fois à ce petit jeu. Selon la centrale syndicale, une annonce sur deux ne respecte pas les règles de Pôle-Emploi et sont carrément des fraudes pour certaines d’entre elles. Pôle-Emploi répond que seuls 10 % des annonces posent problème, car elles ne sont plus vérifiées avant publication. La faute à pas de temps… Quand on sait comment les entretiens se passent chez Pôle-Emploi, on se doute que les conseillers manquent de temps et parfois de compétences…

Pôle-Emploi va sentir les rafales souffler et après la tempête, une belle réforme toute en dégressivité viendra couronner le retour au temps calme. Les chômeurs pourront continuer à chômer, mais avec toujours moins d’argent en poche et avec toujours aussi peu de chance de trouver un emploi. La France macronienne affiche ses terribles lois. Gare à ceux qui ne s’y plieront pas !

Déjà 9 remarques sur cet article

  1. zelectron dit :

    C’est avec Mitterrand que le chômage de masse s’est instauré.
    Giscard a commis bien d’autres félonies ne lui ajoutons pas celle-ci.

    • Bluesun dit :

      Zelectron,

      c’est en 1975 ou 76, que le chômage s’est fait visible. Mais comme c’était le tout début, il n’y avait pas de quoi s’alarmer. Les français ne savaient pas alors que la cata chômage s’annonçait.

      Le début des formations à l’anpe prenaient jour.

      Puis, en effet, en 1981 arrive Mitterrand, en 1982, il disait vouloir gagner la bataille de l’emploi. Rien qu’une année, pour plonger la France dans la cata du chômage.

      Déjà sous Giscard, les français étaient mis en douceur sur la voie du changement. Le jeu de DESTRUCTION, se mettait en place.

      40 ans après, arracheurs de dents, après arracheurs de dents, nous sommes devenus des sans dents, des fainéants, des riens.

      Ils ont tué, l’emploi, et à présents, Macron, le jeunot, le Terminator dudit jeu, insulte les français.

      Mais, il a les yeux bleus.
      Giscard, lui, jouait de l’accordéon, et se disait le plus jeune.

  2. Bluesun dit :

    LE DRAME DE LA MONDIALISATION EST LE LIBRE ECHANGE.

    1975, 2,9% de chômeurs
    2016, 10,2 % de chômeurs

    1981 arrive Mitterrand, la France éclate de joie (elle est en liesse).

    Les festivités de la délocalisation de nos usines et entreprises via l’Europe commencent. L’entreprise de jouet JEF, délocalise en Italie. (Peut-être d’autres avant celle-ci).

    La valse de la délocalisation est incessante. Le chômage devient visible.
    1982, Mitterrand parle alors, de gagner la bataille de l’emploi.

    1985, 800.000 chômeurs
    1992, 900.000 chômeurs

    En 1993, Mitterrand dit : “contre le chômage, on a tout essayé.”

    1995, Chirac à son tour parlait de gagner la bataille de l’emploi.

    Tous ont tué l’emploi “sans aucun état d’âme”, et tous ont fait croire à chaque élection, qu’ils allaient faire réapparaitre l’emploi. Une fois le cul sur le fauteuil, la valse de la délocalisation continuait.

    Hollande, alors que la France perdait au printemps 2013, 1.000 emplois jour, lui promettait le plein emploi pour le mois de septembre de cette même année.

    Sarko, lui disait “ma France, c’est celle des travailleurs”.

    Macron lui, s’attaque à présent aux chômeurs.

    Elle est pas la vie dans le “changement” ?

    Nous sommes donc dans les lendemains de Mitterrand, celui-ci nous promettait alors qu’ils allaient chanter.

    Mais quand on vote pour un type jeune, qui a les yeux bleus, et juste pour faire barrage à un parti, qui n’a jamais été au pouvoir. Il faut bien récolter ce que l’on sème.

    Bon, les dents, ça ne repoussent pas. Et ce n’est pas le jeunot aux yeux bleus, qui remboursera les implants. Le gouffre de la sécu, on l’a vu , ça devient de l’art. Continuons de creuser. Oui, de ramer aussi.

  3. Le-civilisateur dit :

    Il n’y a pas besoin d’être une lumière pour comprendre que nous sommes depuis bien longtemps, beaucoup trop nombreux sur terre.

    La surpopulation additionnée à une mauvaise gestion engendre des problèmes sociaux, et le chômages en est un parmi tant d’autres …

    Les habitants des pays sous développés continus à se reproduire de façon exponentiel pour nous envoyer leur enfants.

    Car un enfant envoyé en Europe leur rapporte gros à à court et long terme.

    Ce vivier intarissable et bon marché qui s’exporte par lui même, serait soit-disant bon pour l’économie mais en réalité n’arrange que les négriers Européens.

    Les plus gros indices boursiers d’Europe se gavent de cette manne humaine comme les porcs qu’ils sont.

    C’est donc un cycle qui est voulu et cultivé.

    Le chômage est en réalité un stock de vivier permanent pour toute sorte d’industries.

    Et surtout n’oubliez pas, Partout ou l’économie avance le monde disparaît.

    • Bluesun dit :

      Question pontes d’enfants.

      Un nouveau souci se profile à l’horizon. La tuerie de nos emplois, provoque aussi les naissances chez les français. Les allocs jouant le remplacement de salaire. Le tous à l’identique aussi dans ce domaine.

      Bien évidemment, nos lapins crétins, nous disent que les français ne font plus d’enfants. Alors, il faut les migrants pour repeupler l’Europe.
      Donc leur boulot aux migrants, pondre des mômes à rien foutre pour toucher les allocs en prime. Les français font des enfants, pour cause de plus d’emplois, et touchent les allocs en guise de salaire.

      Mitterrand nous avaient joué du même pipo. Au début des années 1980. Le fruit de son travail, étant la perte de nos emplois, pour faire venir les immigrés, il avait trouvé la parade en disant que les français ne faisaient plus d’enfants.

      En fait les conditions pour entrer dans l’Europe sont la suppression de la peine de mort, la libre circulation, (sans portes à la maison, le truc est normal), les immigrés peuvent entrer légalement, sous couvert de l’illégalité en amuse gueule pour gogos.
      Et surtout en attendant la totale DESTRUCTION. Bien évidemment d’autres conditions sont dans la règle du jeu Europe-mondialisation.

  4. zelectron dit :

    A peine 1 mois après avoir posé ses valises à l’Élysée Mitterrand faisait son 1er coup d’éclat en désarmant les avions au Bourget (Salon international de l’aéronautique et de l’espace ) coût de l’opération imbécile de cet incapable : plusieurs dizaines de milliards de francs de commandes annulées et des centaines de milliers d’emplois perdus en cascade (Creusot Loire 160 000 personnes et ses milliers de sous traitants) et ceci pour 10 à 15 ans de lente remontée avec en prime la perte définitive de certains marchés pris par nos concurrents, je ne parlerais pas de nos services diplomatiques ni secrets auxquels nos alliés n’ont plus confiés ce qui se dit de sérieux.

  5. amazonia dit :

    Du TRAVAIL ?
    OU ? Payer combien !
    lorsque des Gugus =Elites Mondialistes qui gagent + de 10.000
    EUROS te dise cherche du travail ?
    PAYER au SMIC ? C’est le prix d’une paire de chaussure
    pour leur pintade !
    avec un SMIC ? comment ! payer un loyer ? Assurances ++
    on ce moque de qui ?
    PAUVRE PEUPLE . Retour a l’esclavage ! OUI . HONTEUX .
    SOLUTION ?
    DONNER UN SMIC COMME SALAIRE A TOUS LES PARASITES
    DU GOUVERNEMENT = qui n’ont aucune compétence
    mais un bon salaire ./

  6. Bluesun dit :

    En ce début d’après midi, je repensais à cet article, et forcément au tout début du chômage, et de son évolution.

    Une pensée, m’a alors traversée l’esprit.

    1976, semble être le début de la cata, qui est celle que nous vivons aujourd’hui dans le secteur chômage.

    1976 est aussi l’année du changement d’heure. Là aussi cata à tous les niveaux.

    Arracheurs de dents, après arracheurs de dents, tous “ou presque” se disaient “responsables mais pas coupables”. Hollande, lui, se disait responsable de tout, mais coupable de rien”.

    Les ravis de la crèche “c’est pas moi, mais l’autre”. La question qui se pose alors, via les citoyens : “qui est toujours cet autre” ?

    Souvenez-vous, du temps de Chirac, la polémique concernant la baisse de la TVA sur la restauration. Chirac, avait fini par dire que Bruxelles ne voulait pas. (puis elle avait quand même eu lieu, pour remonter ensuite sous prétexte que ça ne générait pas d’emplois).

    “Bruxelles, ne veut pas” ça rejoint bien le fameux, “c’est pas moi, mais l’autre”?
    Si Bruxelles ne veut pas, c’est que charbonnier n’est pas maître chez lui ?

    Idem pour le changement d’heure.
    Depuis 1976, chaque année c’est la même pagaille côté transports, et les mêmes désagréments côté humains, et animaux.
    Là aussi, demande incessante côté citoyens pour arrêter toute cette mélasse.
    Là encore la même réponse “Bruxelles, ne veut pas”. Constat : Charbonnier n’est toujours pas maître chez lui.

    2018, Bruxelles semble poser son premier “référendum”, sur le possible arrêt du changement d’heure.
    Répondre au questionnaire posé sur internet.
    Bruxelles est donc le charbonnier qui est maître chez lui ? Bruxelles ? le fameux “autre” de nos ravis de la crèche ?

    Mais le plus bizarre, c’est que personne n’a moufté, personne ne s’est posé de question à savoir pourquoi, Bruxelles s’occupe de savoir comment choisir le changement d’heure idéal du pays France ?

    Cela veut donc dire, qu’en 1976, le changement d’heure ? c’est Bruxelles qui l’a imposé ?

    Tous nos lapins crétins, qui se disaient chacun leur tour, “responsables, mais pas coupables”, aujourd’hui, faut-il comprendre que le responsable est, Bruxelles ?

    Si, c’est le cas, nous comprenons alors, pourquoi, une fois le fessier vissé sur le fauteuil, nos arracheurs de dents, trouvaient tour à tour Alzheimer, devenaient sourds aux bruits de la rue, et aveugle à la souffrance et misère qu’ils semaient ?

    Macron, lui, ne va pas alors mordre la main de qui l’emploie. Il préfère s’attaquer aux chômeurs. Malgré qu’il soit doté de la poudre de perlimpinpin, l’emploi tué, ne peut être ressuscité.
    De plus, il ne peut comme ses prédécesseurs rejeter la faute sur le fameux “autre”, puisqu’il se dit “responsable”.

    Quant au charbonnier, un autre à pris la place dans sa maison. Si 1981 est une date ou bifurque la destinée soit vers la cata, soit vers le succès, 1976 est aussi une date à l’identique.

    Le résultat est que notre “chance” est le délabrement du pays France.

    Bruxelles, va à présent ouvertement diriger notre pays ? Bruxelles posera tous les référendums ? (si référendum , il doit y avoir ?)

    Il y avait une chanson de Sardou :

    NE M’APPELEZ PLUS JAMAIS FRANCE, LA FRANCE ELLE M’A LAISSE TOMBEE.

  7. Bluesun dit :

    Pardon erreur ;
    Merci de lire :

    “elle m’a laissé tomber”.

    Depuis Jospin, l’orthographe est en “bravitude” (ça c’est du Ségo), de changement, ce qui fait que l’on ne sait plus.

    A présent même la Belgique, s’occupe de faciliter ” NOTRE ” orthographe.

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