Coup de Ferrand sur la République française

Rédigé par notre équipe le 11 septembre 2018.

Le faux suspens n’aura duré que quelques jours. Si Richard Ferrand n’est pas (encore) officiellement Président de l’Assemblée nationale, cela n’est plus qu’une question de temps. Le grand ami d’Emmanuel Macron a vaincu sans combat la concurrence interne et s’apprête à recevoir l’onction ultime. Celui qui avait été exfiltré du Gouvernement il y a un an pour ses ennuis judiciaires devient ainsi le quatrième personnage de l’Etat. La Macronie, cet étrange mélange de copains et de coquins sur fond d’ancien monde, a encore frappé.  

François de Rugy parti couler une bonne fois pour toutes le ministère de la Transition écologique, la place très convoitée de Président de l’Assemblée nationale était libre. Une place échue au groupe majoritaire au sein duquel s’est jouée une bataille aux dés pipés. Quatre candidats ont se sont déclarés avec pour tête d’affiche Richard Ferrand. Le très proche de Macron qui sait comment bien gagner sa vie dans les sombres recoins de l’univers mutualiste a remporté 64 % des suffrages exprimés. Les députés LaREM étaient invités à voter et à bien voter.

L’ancien monde se porte bien, merci

Pour cela, l’exécutif, peu instruit du principe de la séparation des pouvoirs a fait fonctionner le téléphone. Les appels se sont multipliés vers les députés jugés trop peu enthousiastes. Des députés qui avaient le choix (très théorique) de voter pour d’autres candidats à commencer par la très politicienne Barbara Pompili. Souvenez-vous, il s’agit de la Secrétaire d’Etat de Hollande qui est partie avec armes et surtout son sens politicien dans le camp Macron dès que la Hollandie s’est effondrée. L’ancienne égérie des Verts est désormais en Marche, mais pas vers le perchoir.

Battue à plate couture par Ferrand, elle aura certainement pour lot de consolation la présidence du groupe à l’Assemblée nationale. Comme quoi trahir tout (à commencer par l’écologie), ça peut rapporter gros. Et qui sait ? Imaginons un Ferrand finalement condamné en justice et c’est le perchoir qui attend Pompili ! Mais pour cela il faudra attendre que la justice ne soit pas parasitée et que Ferrand soit condamné et pas simplement mis en examen. Car le copain de Macron a prévenu. Il ne quittera pas ses nouvelles fonctions pour si peu !

Pompili devra se montrer patiente. Etre une femme devait lui ouvrir toutes les portes, mais elle doit attendre dans une antichambre dorée. A moins que son petit monde ne s’effondre complètement et que la présidence de groupe de revienne finalement à Yaël Braun-Pivet. Qui ? Yaël, la sympathique députée qui a présidée la commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur l’affaire Benalla-Macron. Enfin, son rôle a plutôt été d’éviter les questions trop embarrassantes pour la Macronie. Refusant d’auditionner nombre d’acteurs clés, elle a gagné ses galons de petit chef de la Macronie en déroute. Le temps de la remercier pour sa brillante performance est-il venu ? C’est bien possible surtout qu’elle a sagement rangé sa candidature à la présidence de l’Assemblée pour ne pas trop gêner un Ferrand qu’elle méprisait quelques minutes auparavant…

Quoiqu’il en soit, avec de Rugy ministre d’Etat et du bluff écologique, Ferrand à la présidence de l’Assemblée nationale et Pompili ou Braun-Pivet à la tête des députés En Marche, la France est bien sous la coupe d’une Macronie qui sent tellement l’ancien monde qu’elle en donne la nausée. La démocratie n’est plus qu’un jouet, un mot-valise utilisé n’importe quand et comment. L’illusion ne fonctionne plus. Les sondages (mêmes eux !) ne peuvent plus lutter !

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    CHOIX DE MACRON . LES POTICHES EN MARCHE .
    Ordre de voter pour FERRAND .
    CHOIX ? zéro entre une pie bavarde /une pintade joyeuse
    et une bécasse !
    FERRAND LE VAUTOUR . SUR LE PERCHOIR .
    pour dépecer LA FRANCE . Triste réalité ./

  2. Jeanhaimard dit :

    La pourriture en marche ils puent tous un max

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