Marseille : des parrains au McDo ?

Rédigé par notre équipe le 18 septembre 2018.

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Une fois n’est pas coutume, toute la gauche française veut sauver McDonald’s ! La raison ? L’éventuelle destruction d’emplois liée à la possible reprise du McDonald’s de Saint-Barthélemy à Marseille. Dont le fonctionnement tient plus de la mafia calabraise que du restaurant de quartier. Explications.

L’heure n’est plus au « Happy Meal »

Voici une affaire digne d’un épisode de Plus Belle La Vie ou plutôt de la série « Marseille », avec Gérard Depardieu : voilà maintenant 4 mois que les salariés du Mcdo de Saint-Barthélemy, situé dans les quartiers Nord de la cité phocéenne, occupent les lieux pour empêcher un projet de reprise qu’ils considèrent « comme une manœuvre pour liquider leur restaurant ».

Arguant qu’il s’agit d’un « lieu de vie » voire même – n’ayons pas peur des mots – du « poumon du quartier », Kamel Guemari, délégué Force Ouvrière (FO) et leader de ces irréductibles « Gaulois » — comme celui-ci aime à les qualifier —, semble être prêt à tout pour empêcher ce projet de reprise incarné par Mohammed Abassi.

Intimidations, menaces de mort, agressions, dégradations… D’après Mediapart, le sous-directeur serait un habitué des méthodes musclées — comme lorsqu’en 2011, Kamel Guemari agressait « violemment » le directeur du Mac Donald’s situé Quai Rive neuve, qui s’en tirait avec 21 jours d’incapacité temporaire de travail. Plus récemment, Kamel Guemari et ses acolytes auraient ainsi envoyé bon nombre de messages d’intimidation et de menace à l’encontre de certains cadres de l’enseigne et de leur famille…

Et Mediapart de poursuivre : « en une dizaine d’années, plusieurs plaintes ont été déposées [contre M. Guemari] et la direction régionale de Mac Donald’s a été contrainte d’assigner des gardes du corps à plusieurs de ses cadres. Une ambiance délétère, poussée à son paroxysme ces derniers mois : en janvier 2017, Kamel Guemari et une quinzaine d’individus se rendent au McDonald’s du quartier de la Valentine pour régler un différend avec son gérant, dégradant les lieux, faisant fuir les clients et en hurlant que le franchisé était “un escroc et un esclavagiste” ».

Smicard ou rentier ?

Cet habitué de l’enseigne — il y est entré à 16 ans et en compte aujourd’hui 37 — semble donc savoir faire preuve d’imagination quand il s’agit de défendre ses acquis sociaux et ceux de ses camarades. Des acquis sociaux qui tiennent d’ailleurs plus du privilège, surtout en ce qui concerne Kamel Guemari : plus de 5 000 € mensuel — malgré un établissement en déficit chronique. Une véritable rente. Sans parler du fait qu’en syndicaliste chevronné, il n’aurait pas « mis les pieds dans un restaurant depuis des années ».

Et que dire du fonctionnement pour le moins étrange de cet établissement : distribution de primes d’objectifs même si ces derniers ne sont pas atteints, rémunérations exorbitantes dont une partie est basée sur des horaires de nuit alors que le restaurant ne fait pas de nocturne… Résultat : « des frais de personnels deux fois plus élevés que les autres établissements Mc Donalds de la ville et de France », affirme l’ancien salarié.

Nous voici donc bien loin des « smicards » qui se battent pour conserver leur emploi. Qu’à cela ne tienne, toute la gauche est derrière Kamel Guemari et ses camarades. Toute ? Oui. De l’infatigable député Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, à la sénatrice PS Samia Ghali, en passant par le secrétaire départemental du Parti Communiste, Jérémy Bacchi, l’heure est au soutien.

Et les titres de la presse nationale de relayer les « malheurs » de Kamel Guemari et de ses camarades. Au premier rang desquels, L’Humanité — évidemment. Présent à la Fête de l’Humanité, Kamel Guemari déclarait ainsi dans les colonnes du journal : « venir ici permet de retrouver un souffle. Je me languis de retrouver mes camarades à Marseille, et de pouvoir leur apporter de nouvelles idées ». Voilà qui semble prometteur…

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Le-civilisateur dit :

    Au passage …

    Samia Ghali, comme beaucoup de ses congénères.

    Se sert allégrement de l’origine de son nom qu’elle aime faire croire au monde entier qu’il est par défaut ” estampillé du sceau de la fraternité socialiste”.

    A d’autres !

    Elle avait commencé à gérer cette affaire.

    Impressionnante gestion du problème …

    Belle performance !

    Samia Ghali c’est un peu la Anne Hidalgo du pauvre …

    Il faut croire qu’elle à trouvée ses titres d’élu dans un happy meal.

  2. Bluesun dit :

    Des parrains au McDo ?

    Il doit y avoir Hollande ?
    Il est bien le parrain de Macron ?

    Pour vendre son bouquin Hollande drague bien les supermarchés.

    Plus sérieusement, concernant les McDo, ça fait longtemps déjà que le constat est que, ces “restaurants” ont perdu leur clown, que la couleur verte a remplacé le fond jaune de l’emblème McDo.

    Personne n’en a donné l’explication.
    McGo, ne serait-il plus le McDo que nous avons tous connu ?

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