Macronie débordée, les ministres appelés en première ligne

Rédigé par notre équipe le 08 janvier 2019.

L’Acte VIII des gilets jaunes a constitué une baffe monumentale pour le pouvoir. Il pensait que la révolte était finie, il retrouve nez-à-nez avec une révolution. Alors depuis 48 heures, les ministres sont priés de multiplier les interviews et de marteler le même message : la République est en danger et l’ordre doit revenir coûte que coûte ! Cette ligne de défense pas si nouvelle souffre de deux maux très graves. La Macronie – sous prétexte, peut-être, de s’appeler La République En Marche – croit être la République elle-même. Une confusion mentale dont a déjà été victime récemment Jean-Luc Mélenchon. Deuxième problème, les ministres appelés à la rescousse sont soit détestés, soit inconnus… 

Qui sème le vent récolte la tempête. Emmanuel Macron ne connaît pas les dictons populaires et pour cause, il n’y a rien de populaire chez lui. Président jamais enraciné, il joue avec les Français de manière trop brutale et depuis trop longtemps pour que ses quelques coups de comm’ fassent encore effet. Après la séquence de la pseudo-autocritique qui n’enclenche aucun changement de cap, Macron a changé de braquet le 31 décembre en faisant des gilets jaunes une « foule haineuse » qui a les pires tares puisqu’elle s’en prendrait « aux juifs, aux étrangers, aux homosexuels » (liste délirante non-exhaustive). Le message était clair : la soumission ou l’annihilation.

La Macronie en plein AVC ?

Les Français, encore portés par la dignité et la volonté de vivre libres ont choisi la contestation. Le 5 janvier a fait très mal au pouvoir non pas parce que Benjamin Griveaux s’est éclipsé la peur au ventre par une porte dérobée, mais parce que les Français ne se sont pas soumis. Une porte défoncée, deux gendarmes tabassés et c’est la République qui serait au bord du gouffre. Si tous les actes de violence n’ont pas leur place, ils ne doivent pas faire perdre des yeux l’essentiel. Les gilets jaunes sont présents en masse, se retrouvent pacifiquement dans les rues et ne peuvent en aucun cas être amalgamés à quelques scènes bien déplorables.

Le pouvoir rend fourbe, mais le pouvoir actuel semble être née de la fourberie. Ainsi, après avoir méprisé les forces de l’ordre pendant de longs mois et les avoir envoyées au casse-pipe lors des premières manifestations parisiennes, la Macronie n’a plus de mots assez durs pour dénoncer une leçon de boxe qui n’aurait jamais dû exister. Ce petit événement dans le grand film du réveil français doit désormais occuper tout l’espace médiatique. Enfin, l’espace médiatique restant après les dénonciations du début d’attaque subi par le porte-parolat du Gouvernement. Une attaque qui soulève bien des questions sauf dans la presse officielle. Mais pour cette dernière et le Gouvernement, l’important est ailleurs.

Le pouvoir joue un jeu qu’il connaît par cœur : en substance, « si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes du côté des nazis ». Un message répété en boucle depuis des semaines et qui est devenu la raison d’être d’un Griveaux qui n’a pas perdu sa faconde malgré son slip mouillé. L’opposition qui ne condamne pas assez les gilets jaunes à son goût ferait preuve d’un « esprit munichois ». Cela revient à dire que les gilets jaunes sont des adeptes du régime nazi… Une réflexion qui ne choque pourtant pas beaucoup de journalistes trop habitués à se mettre au rythme du pouvoir.

La préoccupation actuelle est d’interviewer les ministres, n’importe lesquels. Même les anonymes secrétaires d’Etat sont conviés au festin médiatique. Plus on est nombreux, plus ça donne l’impression que la Macronie pèse. Même les députés godillots sont mis à contribution. Les médias sont squattés comme jamais par le pouvoir au risque d’exacerber la colère déjà palpable des Français. Qu’attendre de l’intervention du Premier ministre sur TF1 quand ce dernier n’est là que pour annoncer la restriction d droit à manifester ? Un homme qui par ailleurs a une mauvaise image auprès de 54 % (seulement ?) des Français. Même le Griveaux reste un inconnu pour 48 % des sondés ! Cela n’empêche pas 75 % des Français d’être mécontents de l’action du Gouvernement. Logique après dix-huit mois d’enfer.

Les ministres sont détestés ou au mieux inconnus. Une bien belle armée de poche pour protéger un président en déshérence. Au fond Macron ne récolte que ce qu’il a semé. Des ministres incompétents qui atteignent le point Godwin dès qu’un micro se tend. Des Français en colère qui veulent son départ. Le bilan du petit Emmanuel est encore moins enviable que celui de son mentor Hollande qui pédalait sur une impopularité à 68 % après près de deux années de bêtises élyséennes. Macron bat tous les records, reste à entrer dans l’Histoire comme le premier président ne terminant pas son mandat avant même deux années passées au sommet de l’Etat.

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    LES SINISTRES EN MARCHE contre le peuple ! OUI .
    Encore et Encore ++
    STOP LES PROXENETES D’ETAT . OUI
    LAISSER UNE TVA ? pour LE CHAUFFAGE = EDF ? 20% STOP
    LES FAMILLES ON FROID DANS LES MAISONS / LOGEMENTS .
    Comment payer des factures = 20% DE TAXES ? HONTEUX .
    TAXES A 20% ? pour donner des privilèges et primes +++
    a des parasites d’états largement payer . STOP .

  2. amazonia dit :

    LE CLAN DU 2 POIDS / 2 MESURES ?
    LE BENALLA ? LUI TAPPE ? ET RESTE LIBRE ?
    MIEUX = 2 passeports diplomatique !
    LE CLAN NIQUE TA MERE des zones de non droit ?
    ILS tiennent des ronds points dans leurs quartiers +++
    MOTOS sans permis /sans casque / sans assurance
    voitures ! ++++ALORS EUX = zéro amende !
    LIBRE TRAFIC .
    ETAT DE LA HONTE
    ETAT DE L’INJUSTICE
    ETAT CREDIBILITE ZERO .
    DES AMENDES ET MENACES SUR LES GILETS JAUNES ? STOP .
    ETAT RIPOUX . 100% CQFD .

    • Bluesun dit :

      Oui, amazonia, sans aucun état d’âme Bellala a le droit sans aucune impunité de tabasser le citoyen, pour bien lui faire comprendre le sens de la marche.

      Mais quand, c’est un citoyen qui (selon info), défend une femme qui se faisait tabasser, là ça devient un boxeur, un homme à mettre en prison.

      C’est bien le 2 poids, 2 mesures.

  3. Bluesun dit :

    Quand pour un semblant de gouvernement, il ne reste plus que les injures, les insultes, Hitler, les maladies de guerre, le vouloir du choc des mots, en remplacement de nourriture pour tout un peuple, c’est qu’il est temps pour tous les novices de service, de quitter “la leur” de table.

    Le peuple, entre vivre ou mourir, a choisi le vouloir vivre, mais ; décemment.
    Il devient alors l’empêcheur de tourner en rond de tout un système qui depuis 40 ans s’échine corps et âme, à mener le pays, là, où il est à présent.

    Atteindre le but final, fracasser le peuple savamment endormi dans le mur des cons, devenu avec les gilets jaunes le mur des lamentations, pour qu’enfin arrive le temps du jeu de CONSTRUCTION.

    Macron “sang neuf” des “sans état d’âme” de tous ses prédécesseurs, avançait nez en l’air, face pyramide, au son de l’hymne à la joie, vers un emploi sans aucune expérience du poste qu’il allait occuper, et surtout garanti d’une politique sans obstacles.

    Macron avait alors toutes les qualités requises, en état de marche, jeune, yeux bleus, marié à maman, ce qui fait que quelques électeurs, se sont reconnus dans ce tableau ou se mélangeaient couleurs, et lumière ténébreuse.

    Les jeunes, n’ont vu que la jeunesse, les plus vieux, n’ont vu que la vieille femme. Il y en avait pour tout le monde, et une fois l’élu, élu, c’est tout un peuple qui a été servi.

    Travail effectué par tous les prédécesseurs de Macron, ledit peuple est sans dents. Il en a fait des malades d’outre tombe, des RIENS, des morts vivants.

    Si Macron marchait sur l’hymne à la joie, le résultat de son travail de novice après 18 mois, fait que “son” peuple, crie famine.

    C’est alors à son tour d’être affublé à l’identique du FN depuis 40 années des mêmes maladies, du même Hitler et ses horreurs de guerre, des mêmes mots choc, mais 40 année d’entendre encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, une sorte d’habitude au ron ron que ça ne prend plus, et c’est alors sur la musique de “Thriller”, que se réveil le peuple.

    Les novices, sont là pour le jeu de DESTRUCTION-CONSTRUCTION, certainement pas pour faire un retour à la case départ pour que le peuple retrouve vie décente.

    Alors, aux novices de service ne reste plus que l’insulte, seule arme du diable, car ne dit-on pas que le diable est dans le détail ?

    L’insulte, ne fait plus peur, il faut alors une dictature plus prononcée.

    40 années que tour à tour, ou en même temps, umpsbisounours se sont évertués à tuer tout un peuple, et voilà que le jeunot “sang neuf”, pour qui ; il était conseillé de voter “sans aucun état d’âme” pour faire barrage à Hitler, aux horreurs de la guerre, et toute la panoplie tant agitée contre le seul parti qui était à abattre, provoque par son manque de savoir faire, le grain de sable jaune, qui fait obstacle.

    Hollande à la fin de son mandat disait, que l’on verrait les résultats de son travail, après son départ.

    Mieux valait le croire, que de voter comme conseillé pour le “sang neuf” son poulain pour le voir.

  4. Bluesun dit :

    Au regard de la photo…

    Macron voulait mettre le peuple en marche.

    18 mois après, c’est le peuple qui fait courir Macron…..

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