Sondages, médias : la Macronie utilise ses dernières cartouches

Rédigé par notre équipe le 11 janvier 2019.

L’état de crise dans lequel vivent une majorité de Français s’est mué en crise existentielle pour le pouvoir. Beaucoup de contre-feux ont été allumés, mais sans succès. Les gilets jaunes continuent encore et toujours leur mouvement libérateur. Paralysée, sans voix (à part celle de l’intenable Griveaux), le pouvoir s’en remet aux médias et aux sondages pour présenter une réalité un peu plus flatteuse. Un coup de poker classique qui sent le désespoir dans un contexte terriblement difficile pour ceux qui pensaient gouverner les « riens » sans avoir à rendre de comptes. 

Lundi, les rares Français qui regardent encore BFM TV ont eu la surprise de ne pas voir de duplex aux nombreux endroits en France où les gilets jaunes tiennent le haut du pavé. La raison est simple, les journalistes de la chaîne ont voulu exprimer le ras-le-bol vis-à-vis d’un mouvement qui ne les apprécient guère. Comment pouvait-il en être autrement ? BFM TV raconte n’importe quoi ou plutôt fait défiler les éléments de langage du pouvoir mâtinés de liberté de la presse en disant à voix basse que les gilets jaunes sont une épine dans le pied de Jupiter. Les journalistes ne sont en général pas très bien reçus dans les manifestations et ils sont donc venus se plaindre auprès du CSA. Le temps semble déjà loin où l’on pouvait photoshoper des pancartes anti-Macron sans risquer la moindre sanction…

Journalistes pas contents et sondeurs dans la tourmente

Les journalistes en sont réduits à s’inviter les uns les autres pour discourir d’un mouvement qu’ils ne comprennent pas et qu’ils ne peuvent pas soutenir (question de classe oblige). Un individu comme Jean-Michel Apathie ne parle que de Christophe Dettinger (le fameux boxer) et oublie d’évoquer le commandant de police Didier Andrieux qui passe son temps à taper du manifestant avec une violence réelle et symbolique au moins aussi forte. Le deux poids-deux mesures est mis à l’honneur et cela fait tiquer les Français qui n’hésitent plus à rappeler dans les formes que la présentation manichéenne de la réalité ne peut pas s’appeler du journalisme.

Journalisme : une profession dont beaucoup a été dit ici et qui fait encore une fois la Une avec un sondage peu flatteur, mais ô combien mérité. Selon le « baromètre annuel de la confiance Cevipof-OpinionWay », les journalistes arrivent en toute fin des « organisations » dans lesquelles les Français ont confiance. Ils ne sont que 23 % à leur accorder du crédit. C’est bien peu pour une profession qui s’est arrogée le titre de défenseur du bien et de la démocratie (heu, non il faut dire République). Seuls les réseaux sociaux et les partis politiques font pire… Encore un sondage qui fait mal aux petites élites. Alors quand les sondages ne vont pas bien, il faut finir par leur faire dire le contraire de la réalité.

C’est ainsi que les Français ont vu débouler cette semaine un sondage délirant qui affirme que le président de la République et le Premier ministre voient leur courbe de confiance remonter respectivement de 1 % et de 3 %. Par quelle opération cette légère hausse a-t-elle pu être entamée ? Impossible à dire. Heureusement, les sondeurs n’ont pas eu le culot d’inverser les courbes de confiance et de défiance. Les deux principaux responsables de la crise actuelle n’ont pas la confiance de plus de 70 % des Français. Malgré les dernières ficelles (bien usées) dont se sert le pouvoir, la couronne n’est plus sur la tête et le costume de sacre ressemble fortement à des oripeaux.

Que reste-t-il donc pour se sauver du naufrage ? Le pouvoir peut de manière ultime faire en sorte de ne plus parler du mouvement avec la complicité de médias comme BFM TV. Le pays gronde, mais personne ne doit le savoir. Une stratégie de dernier recours qui irait en contradiction avec celle de la criminalisation du mouvement. Comment criminaliser quelque chose qui n’existe pas ? Seuls les régimes les plus autoritaires ont réussi ce tour… Attention, à force de dénoncer une peste brune fantasmée, on peut finir par en être la quintessence.

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Que reste t-il pour se sauver du naufrage ?

    Pas grand chose, si ce n’est qu’un grand débat, qui finira par faire plouf, parce que la dictature donne la marche à suivre.

    Gilets jaunes qui défendent le droit de vivre décemment, devient peste brune pour Macron, et c’est un policier qui s’acharne sur un homme de couleur façon punching ball, sans aucune impunité.

    Alors que Macron se noie doucement dans l’eau du barrage, les sondeurs arrivent à trouver le gilet de sauvetage pour Macron, que sont les points du sondage. Magique la poudre de l’illusion, pour faire oublier que le peuple crie démission.

    Si, Macron marchait vers lumière, le voilà arrivé dans un cul de sac. Les points des sondages, lui serviront-ils de lumière, ou de casse figure ?

    Jean Michel Apathie, ne peut comprendre le mouvement gilets jaunes, puisqu’il ne peut décemment décliner son salaire quand un Dupont Aignan sur canal + (de l’époque), le lui demandait.

    Mieux vaut voir le gilet jaune “boxeur” mais pas la cause qui provoque la colère.

    Un truc bizarre là aussi. Un boxeur, devant un policier avec matraque et bouclier, derrière ledit policier, ses collègues ; eux aussi avec matraque et bouclier. aucun collègue ne vient à la rescousse du premier ??????

  2. amazonia dit :

    MACRON . LA grande magouille !
    QUI ? ressemble plus a un Gilet jaune qu’un Caméléon
    mercenaires payer pour casser /bruler et mettre en accusation les Gilets jaunes
    des gus payer pour mettre le merdier !
    QUI FAIT QUOI ? des copier /coller comme Benalla
    hommes a tout faire =qui agressent /cassent / brulent !
    pour BENALLA ? récompense garde 6 mois ????
    2 PASSEPORTS DIPLOMATIQUES FRANCAIS ? FORT DE CAFE .
    MACRONESQUE .

    • Bluesun dit :

      Oui, Benalla, c’est comme les trains, ça peut en cacher un autre.

      Les policiers exécutent les ordres, et forcément peuvent tabasser sans aucune impunité.

      Flash ball, punching ball, + prime pour lutter contre la fatigue sont de sorties. Policiers tout requinqués, la grande récréation peut à chaque fois recommencer.

      Quand l’autre animal de service, ne fait que jouer à, attiser le feu de la colère.

      Action = réaction = Macron de plus en plus sourdingue = bain de sang.

      Le grand dommage est d’avoir voté pour, parce qu’il fallait voter contre…

      Malade le Macron ?
      Un président ne doit-il pas donner un bulletin de santé au peuple ?

  3. amazonia dit :

    NOS IMPOTS / NOS TAXES . toujours plus +++
    pour payer /payer quoi et QUI ?
    Des Robocops UE . = voir sur Google URGENT =((EUROGENDFOR .=groupe de 3000 hommes au service UE .))
    QUI doit agir contre les peuples EUROPEENS qui se révoltent
    le FADA DE L’ELYSEE . PROVOQUE LE PEUPLE . toujours plus ++
    LE SENS DE L’EFFORT ? TRAVAIL ? pour payer les parasites d’état .STOP . INSULTES trop c’est TROP ./
    des salaires de pognon de dingue +primes +privilèges +++
    LES ROBOCOPS DE MACRON . CONTRE LE PEUPLE . ?? DANGER +

  4. Bluesun dit :

    La Force de gendarmerie européenne (EuroGendFor ou FGE) a été créée le 17 septembre 2004 à Noordwijk, aux Pays-Bas. Initiée par la France, elle regroupe les forces de police à statut militaire des sept pays de l’Union européenne qui en disposent : la Garde civile espagnole, la Gendarmerie française, les Carabiniers italiens, la Maréchaussée royale néerlandaise, la Garde nationale républicaine portugaise, la Gendarmerie roumaine et la Gendarmerie militaire polonaise1.
    La FGE est souvent perçue comme une institution de l’Union européenne, alors qu’elle ne relève en réalité que des États membres qui y participent2,3.

    On attribue également à la FGE un pouvoir d’intervention sur le territoire de l’Union européenne, notamment dans des fonctions anti-émeutes, etc etc….

    “Plus RIEN” ? comprendre plus besoin des français en rien ?
    Le pouvoir de tabasser à volonté ?

    On peut dire alors que les gilets jaunes ont mis sans le savoir, le bolobolo dans la case.

    Toujours une chance l’Europe-mondialisation ?

    Ce qui voudrait dire que : plus Macron provoque, plus les citoyens vont se faire tabasser.

    Moins Macron lâchera, plus les citoyens vont se faire tabasser ?

    Un mini débat, pour un grand blabla, pour mieux se faire battre ?

    Voter Macron sans aucun état d’âme pour faire barrage, pour en arriver là, et c’est le FN, qui devait faire peur ??????

    Il n’a jamais été au pouvoir, et voilà où en est la France à présent.

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