Gilets jaunes : l’agonie du pouvoir

Rédigé par notre équipe le 12 janvier 2019.

Alors que l’Acte IX des gilets jaunes a déjà commencé, le pouvoir se remet à peine d’une semaine intense pendant laquelle il a réussi l’exploit de s’enfoncer encore plus. Le boxer s’est livré à la police et fait déjà figure de victime d’une justice sélective, la guerre des cagnottes a été déclarée, le grand débat est mort-né. Le duo infernal Griveaux-Schiappa (sans parler de Macron) a encore fait des siennes, donnant encore un peu plus d’élan à un mouvement qui n’hésite plus à remettre à leur place les rares ministres qui osent une brève et déroutante sortie sur le terrain de la réalité. Si ce n’est pas une agonie du pouvoir, cela y ressemble fortement.

Le problème avec le mouvement des gilets jaunes, c’est qu’il ne laisse aucun répit. Les semaines sont longues, éprouvantes et les week-ends chargés de terreur. Les ministres n’ont même pas besoin de se mettre en scène dans des attaques aux circonstances douteuses pour ressentir un frisson certain. La colère des Français gronde si fort qu’elle ne laisse plus les ministres dérouler tranquillement leurs discours lénifiants. Jean-Christophe Blanquer et Sébastien Lecornu en ont fait la dure expérience…

Se déplacer, oui, mais au risque de croiser des Français…

En déplacement dans les Hautes-Alpes, les deux ministres ont eu droit à leur comité d’accueil personnel. Stylos rouges et gilets jaunes pour le premier et gilets jaunes uniquement pour le second. Alors que Blanquer déroule son discours, une enseignante lui rappelle la réalité. Le ministre se braque dit à plusieurs reprises « c’est faux » et accuse l’enseignante de ne pas pouvoir lui parler. Mais le ministre parle-t-il vraiment à l’enseignante à qui il tourne le dos ou monologue-t-il face aux micros et caméras ? Scène typique d’un pouvoir qui ne s’adresse pas à l’homme, mais à la machine médiatique heureuse de ronronner au son d’un ministre…

Autre scène cocasse à quelques kilomètres de là où le ministre Lecornu se dit qu’il n’a pas peur des Français et vient se mêler aux gilets jaunes pour désamorcer leur colère. Plusieurs thèmes sont évoqués dans le bruit, mais le ministre ne semble pas très au point. Une femme lui demande comment la réforme de l’impôt sur le revenu va prendre forme concrètement. Une question simple à laquelle le ministre en Charge des Collectivités territoriales est incapable de répondre de manière claire et construite. Sait-il lui même de quoi il parle ?

Les deux compères du Gouvernement se réfugient ensuite à la préfecture de Gap pour discourir avec des élus. Cela devrait mieux se passer, ce sont des élus de la RÉPUBLIQUE, QUAND MÊME ! Alors si le ton est moins hostile, le peu de cas que font les édiles de la communication gouvernementale les plonge dans l’expectative. Le président de l’Association des maires de France des Hautes-Alpes se charge de dire ce qu’il pense du pseudo grand débat : « Je ne vois pas en quoi les maires peuvent être engagés directement dans ce débat. J’ai ouvert un cahier de doléances. J’ai mis une salle à disposition des gilets jaunes, j’ai déjà fait beaucoup. Je ne voudrais pas que l’on fasse porter sur les maires des responsabilités qui ne sont pas les leurs. Les revendications, vous les connaissez : CSG, retraites, pouvoir d’achat… Tout ça n’est pas du ressort des maires. ». Tout le monde connaît les revendications des gilets jaunes sauf le Gouvernement. C’est quand même pas de chance !

Quand on est ministre, le mieux reste de déblatérer dans les médias et les réseaux sociaux. Les spécialistes sont sans conteste Marlène Schiappa et Benjamin Griveaux. La première veut entre autres obtenir les noms de tous ceux qui ont participé à la cagnotte du boxer Christophe Dettinger. Une liste de nom pour jeter des milliers de Français en prison sans autre forme de procès ? Décidément ce Gouvernement se rapproche toujours plus de ce qu’il dénonce à longueur de temps. N’est-ce pas monsieur Griveaux ?

Tout sec dans son nouveau slip, il s’essaye à l’exercice du paratonnerre. Il faut trouver un bouc-émissaire en ces temps troubles et Chantal Jouanno remplit tous les critères. Vexé de voir la trop bien payée président de la Commission nationale du débat public tourner les talons de l’entourloupe gouvernementale, le petit Griveaux n’a plus de mots assez durs pour appeler Jouanno à la démission. Un appel normal sauf dans la bouche de Griveaux. Il ne faudrait quand même pas qu’il se fasse passer pour un gilet jaune dans cette histoire. Griveaux-Jouanno, même combat des élites qui trahissent les électeurs et l’esprit de la démocratie.

Le Gouvernement par en vrille et qui se charge de mettre de l’huile sur le feu moins de 24 heures avant l’Acte IX des gilets jaunes ? Emmanuel Macron en personne ! Serein entre les murs de l’Elysée, il a encore insulté les Français en affirmant qu’ils avaient oublié « le sens de l’effort ». Dès qu’il s’exprime, le chef de l’Etat ne peut vraiment plus s’empêcher d’enchaîner les insultes. Le pyromane est de sortie, mais pas complètement cinglé, il préfère les visites bien sécurisés (comme à la Maison du handball à Créteil) où il a pu se pavaner au milieu des champions du monde Français (qu’il n’a pas insulté, exploit !) alors qu’un comité d’accueil était gazé et chahuté dans la rue par une police qui ne va plus continuer longtemps à protéger un type qui ne se soucie que de sa personne. Place désormais à l’Acte IX et aux nouveaux délires du Gouvernement !

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Les socialistes au pouvoir, il se disait alors de la France, qu’elle était un bateau ivre.

    Histoire de finir le travail, pour faire barrage, il fallait voter Macron.

    De bateau ivre, le bateau tangue, gouvernement à l’agonie, les gilets jaunes de sauvetage sont mis.

    Bizarrement cette jolie photo de l’article, fait penser au RADEAU DE LA MEDUSE.

  2. amazonia dit :

    LE MACRON et sa mémé Barbie ! dégustation gratuite
    LA GALETTE DES ROIS . et des parasites !
    IL ose encore dire des conneries !
    LE SENS DE L’EFFORT ? EN FRANCE = plus tu travaille DUR
    plus les salaires sont BAS ? Comme un problème ?
    MACRONESQUE ? IL vient nous dire ce qu’il veut ? LUI ?
    LE PETIT CHOSE DE L’ELYSEE ? LE SENS DE L’EFFORT ?
    DES GOUVERNEMENTS ET LEURS SERVITEURS = primes
    privilèges ++ donner 2 passeports diplomatiques a BENALLA ?
    LE SUPER CAMELEON . QUI DIT ETRE ? QUOI ?
    NI VIDEUR / NI GARDE DU CORP ++ IL est quoi le BENALLA ?
    UN COUTEAU SUISSE /HOMME TOUTES MAINS même
    en AFRIQUE du nord et du sud !
    MITTERRAND lui avait sn FILS = ((PAPA ma dit ! TRAFIC +++))
    LE BENALLA (( MACRON ma dit !!! )) grosse MAGOUILLE++
    MACRON ? LA FIN DES HARICOTS . IL EST CUIT . FINI .
    VIVE LA FRANCE LIBRE . PEUPLE QUI NE SONT RIEN ?
    STOP LES INSULTES D’UN MALADE PSY . URGENT consultation

  3. Bluesun dit :

    “obtenir les noms de tous ceux qui ont participé à la cagnotte du boxer Christophe Dettinger”.

    De quel droit, ce sont des dons ?????

    Cette harpie veut les noms des donneurs, pour les mettre en prison ?

    Alors que les assassins, les récidivistes courent en pleine liberté ?

    “Les français sont des RIENS, n’ont plus le sens de l’effort”. Pauvre Macron, de plus en plus agonisant, la seule arme qu’il trouve pour essayer de reprendre un peu de hauteur, est de se réfugier dans l’insulte.

    C’est pourtant pour cause d’efforts donnés, que le drapeau noir flotte à présent sur la marmite des citoyens.

    Macron, dans sa grande arrogance, est en train de faire exploser la cocotte dorée de l’Elysée.

    La France est un pays qui s’appartient.
    (Sarko)
    (Beaucoup de blabla aussi, mais savait tourner les mots.
    Avocat, mieux qu’un banquier).

Laisser un commentaire