Benalla – Macron : enfin la rupture ?

Rédigé par notre équipe le 17 janvier 2019.

L’idylle entre Alexandre Benalla et Emmanuel Macron serait-elle enfin terminée ? Malgré le scandale et les soupçons fortement étayés faisant du petit Benalla un protégé de la République macronienne, les deux hommes ont continué d’échanger au cours des derniers mois. Mais de nouvelles révélations du Canard enchaîné, et le travail remarquable du Sénat dans cette affaire pourraient bien aboutir à une rupture que plus personne n’attendait. En effet, hier, l’Elysée a chargé (l’ancien ?) protégé du président en l’accusant de « falsification ».

Plus on creuse, plus on prend l’ampleur du scandale Benalla-Macron. Le pouvoir a considéré à chaque étape de l’affaire qu’il n’y avait plus matière à polémiquer. Une stratégie qui cache mal la volonté de dédouaner un garde du corps qui était plus que ses fonctions officielles ne le laissaient penser. Du coffre-fort volatilisé, à la voiture et l’appartement de fonction, en passant par des armes à feu (ou à eau, c’est selon) sans port d’arme légal, Benalla accumule les épisodes improbables qui prouvent par leur nombre et leur caractère que le chef de l’Etat avait pris sous son aile un individu peu recommandable.

De nouveaux passeports au cœur de l’embrouille

Finalement, la vérité pourrait éclater sur une simple histoire de passeports. Simple, n’est pas le bon terme. En plus des deux passeports diplomatiques laissés en la possession de celui qui a été viré de l’Elysée non pas pour avoir frappé des manifestants en usurpant l’identité de fonctionnaire de police, mais parce qu’il avait été filmé en plein tabassage, Benalla se pavanait avec deux autres passeports de service. La morale n’est pas le fort du Château, le respect des règles et usages non plus. Pendant près de six mois, Benalla a fait le tour des capitales africaines comme « consultant » grâce à des passeports diplomatiques qui lui ont été confisqués puis rendus ou jamais remis selon les versions données par les différents protagonistes de l’affaire.

 

Finalement restitués après ce nouveau scandale dans le scandale, il apparaît que Benalla est un accro aux passeports puisqu’en plus des deux diplomatiques, il en possédait deux autres dits de service. Des passeports délivrés au compte-goutte qui permettent eux aussi de voyager plus facilement et de se passer de visa dans certains pays. Or, selon Patrick Strzoda, directeur de cabinet de la présidence de la République et futur fusible d’un Palais de l’Elysée qui a déjà entrepris un ménage de printemps, Benalla aurait obtenu au moins un de ces deux passeports grâce à une possible « falsification » d’une « une note dactylographiée à en-tête du chef de cabinet » et «  non signée ». Un élément qui (comme beaucoup d’autres) avait échappé à la sagacité de l’Elysée et des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères lors de la première salve d’auditions.

 

Celles d’hier ont confirmé que le pouvoir avait tenté de nier le scandale et qu’une fois éclaté, il n’avait rien fait pour mettre hors-circuit Benalla. Castaner, à l’image de son prédécesseur « Gégé » Collomb n’est au courant de rien et tout ce petit monde voudrait nous faire croire qu’il a été roulé dans la farine par le très brillant et machiavélique Alexandre Benalla… Un téléphone ultra sécurisé jamais réclamé par la présidence ? Un coup de pas de chance, de mou, de n’importe quoi, c’est au choix !

 

Le seul motif d’espoir est de constater que la présidence lâche pour la première fois Benalla en l’accusant de falsification. Une accusation grave aux conséquences théoriques accablantes en justice et qui pourrait bien faire exploser la baudruche Benalla. L’homme a montré son arrogance et sa susceptibilité et ce coup dur venu tout droit du bureau jupitérien pourrait bien être le premier coup d’une nouvelle série de révélations issues cette fois de la bouche du principal intéressé. La rupture est-elle consommée entre ces deux compagnons de route que rien n’avait réussi à séparer jusque-là ? Une réponse sera certainement donnée lors de la prochaine audition du principal intéressé. Si seulement Macron daignait rendre compte de ses agissements devant les parlementaires… Mais ce n’est pas la République voulue par Jupiter.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    MACRON ? RUPTURE ? MDR .
    GROSSE MAGOUILLE . DES INFILTRATIONS A L’ELYSEE ? OUI
    LA SAGA AFRICA . du nord et du sud ! en place !
    simple /basique ! des mi-figues / mi-raisins !
    double jeux ? L’ENTOURAGE DE MACRON ?
    Nombreux doubles nationalités !
    DES FRANCO . CECI/CELA ++ALORS CQFD .
    Distributions de privilèges ++ pour QUI ?
    FRANCE EN DANGER ? CERTAINEMENT ++BENALLA .a suivre++

  2. blackdog dit :

    Arrêtez de taper sur Benalla ! ! !
    Il a fait quoi de grave.?.?
    C’est fou comme vous vous en prenez au lampiste……..

    • Bluesun dit :

      Lampiste :
      Ouvrier qui fait et vend des lampes.

      Macron marchait vers la lumière.

      Une fois arrivé, c’est Benalla, qui distribue les rayons.

      Mais quand on est aveugle et sourd, ce sont toujours les mêmes questions qui se posent :

      à savoir : qu’à fait Benalla ?

      Il a fait ce pourquoi, il en est là ; à présent.
      Heureusement, des gens ont reçu, des gens ont vu, et d’autres ne l’ont pas accepté.

      Une chose est certaine, ce n’est pas vous blackdog, qui s’est fait lampister.

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