Le tabou des violences policières enfin levé ?

Rédigé par notre équipe le 19 janvier 2019.

Alors que les cortèges s’ébranlaient aux quatre coins de la France dans le cadre du dixième samedi de mobilisation, les manifestants ne savaient pas s’ils reviendraient chez eux en entier. Les violences policières sont connues des gilets jaunes depuis le début du mouvement, mais les médias sont étrangement passés à côté du sujet. Il est plus intéressant de taper sur un boxer non armé que sur des flics hystériques qui profitent des manifestations pour se défouler sur des manifestants pacifiques. Une petite minorité qui fait beaucoup de mal, mais qui continue d’être protégée par un Castaner dont la survie politique dépend des policiers…

Christophe Castaner est décidément un bien vilain personnage. Celui qui n’aimait pas vraiment la police dans sa jeunesse ne jure plus que par elle. Les violences policières ? Quelles violences policières répond Castaner ? Le ministre affirme n’avoir « jamais vu » de policier ou de gendarme s’en prendre à un gilet jaune. Des propos tenus le 18 janvier, soit deux mois après le début des mobilisations… Après le ministre gâteux, et sourd, la France a le droit au ministre aveugle. Les images de violences policières pullulent sur Internet, mais le « premier flic de France » ne regarde peut-être que le JT de TF1. Un JT dans lequel il a été répété en boucle qu’il n’y avait pas de blessés graves avant un changement de pied soudain le 16 janvier où plusieurs mains arrachés, yeux crevés et autres infirmités permanentes ont été reconnus au cours d’un sujet.

Pas vu pas pris – vu et pas pris quand même

TF1 rattrapé par la réalité, mais pas le Gouvernement. Castarner et son petit Nuñez sont encore dans le déni et les manifestants gazés, bastonnés et interpellés juste parce qu’ils ont le tort de manifester n’existent pas. Les images des violences policières ne seraient donc que des gros fake ? Heureusement que certains journalistes ont subi le sort de beaucoup de manifestants – coup de flashball ou de lanceur de balles défensive – pour témoigner sans être taxés de conspirationnisme… Visage défoncé et ensanglanté, œil arraché, os brisés… Le problème est que toutes ces victimes ne sont pas des casseurs, mais bien des manifestants qui ont eu pour seul tort de manifester.

Depuis trois jours, le thème des violences policières fait enfin surface et le décompte est si peu flatteur pour la police que la hiérarchie a dû fait à rappel aux règles d’utilisation. Les BAC semblent particulièrement visées par ce rappel et non les CRS plus encadrés et habitués au maintien de l’ordre en cas de manifestation. Quelle conclusion tirer ? Les policiers de la BAC utilisent le samedi pour se défouler après une semaine à courser le petit délinquant tout en sachant qu’il sera relâché directement par un petit juge ? Il y a un malaise certain dans la police. Neuf fonctionnaires se sont donnés la mort depuis le début de l’année. La dépression issue de conditions de travail précaires tue – les manifestations des gilets jaunes, non.

Une réalité qu’il vaut mieux cacher quand on s’appelle Castaner ou Griveaux. Ces deux gugusses savent que leur poste ne tient qu’au bon vouloir des fonctionnaires de police. Une fois les policiers étrangement absents, il est facile de défoncer une porte cochère et de mettre le bolobo dans la cour d’un ministère. Alors les revendications des policiers ont été un peu entendues histoire de calmer une colère légitime et de resserrer les rangs. C’est le retour aux années Pasqua (seulement pour cet aspect). Le ministre ferme les yeux, laisse faire en échange d’une police qui se montrera prête à tout lorsque ça chauffera vraiment.

La perspective d’un embrasement est probable, car les pseudo débats ne servent à rien sauf à gagner de temps et à rouler le gogo dans la farine. Sauf que le gogo commence à avoir un cerveau et que la farine est devenue tellement chère que le Gouvernement ne peut plus s’en payer assez pour en enduire 65 millions de Français. Il y aura toutefois assez de goudron et de plumes pour les Cerbères de la Macronie.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Bluesun dit :

    La police se disait fatiguée.

    Le Macron, miraculeusement a entendu. A requinqué la police à coup de primes, et voilà la police toute frétillante, repartie pour les jeux du cirque, tabasser, gazer, etc..etc…

    Pendant que Macron de ville en ville tourne en rond, les gilets jaunes défilent, quand les dessous de la grande kermesse sont mis à jour.

    De son côté Luc Ferry, dit que les policiers doivent tirer afin sans doute de tuer la souffrance “visible”.

    Droit à souffrance “oui”, mais en silence, comme avant ; quand il était au pouvoir.

    Travailler à endormir tout un peuple, pour que le jeunot fasse tout le contraire, mieux vaut achever.

    Intolérable ces lugubres bruits qui frappent l’air quand on a la panse bien pleine.
    bisounoursumps bien lovés dans leur fauteuil, se sont acharnés à ne rien voir, rien entendre.

    A présent que le ricochet de leur travail, comme un boom rang arrive enfin à leurs grandes oreilles, le conseil ultime, est de tirer dans le ventre de l’affamé.

    Voilà où ils mettent leur intelligence….!!!!!
    Dans les flingues……

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