Foulards rouges : chronique d’une imposture et d’un échec annoncés

Rédigé par notre équipe le 29 janvier 2019.

Dimanche, ils étaient « au minimum 10 500 » à marcher contre les violences. Des foulards rouges par milliers venus à Paris pour représenter une « France invisible » qui « se terre » depuis des semaines à cause des méchants gilets jaunes. La fable aurait pu être belle, mais tellement grossière dès qu’on s’en approche qu’elle ne provoque que des rires et renforce le mépris envers le pouvoir actuel. Car il s’agit bien d’une manifestation organisée par la Macronie qui a fait un flop malgré le concours statistique du ministère de l’Intérieur et des médias affiliés.

Comment faire pour arrêter un mouvement des gilets jaunes qui menace d’emporter une Macronie qui se pensait intouchable pendant au moins cinq ans ? Bien des techniques ont été utilisées sans succès et il y a quelques semaines, l’idée de monter une manifestation pro-Macron a été lancée depuis le Château (on n’est jamais mieux servi que par soi même). Il a fallu du temps pour ficeler cette opération et chercher un quorum de volontaires pour participer à cette mascarade. Malgré les pseudo-remontées dans les sondages, il a été bien compliqué de trouver du monde à mettre dans la rue en réponse aux gilets jaunes…

Ridicule par le nombre et par l’esprit

Alors, la manifestation pro-Macron a été mise en sommeil quelque temps et est réapparue sous la forme d’une mobilisation contre les violences. A défaut de trouver du monde pour clamer son amour de Macron (Benalla ne semble pas avoir beaucoup d’amis), il est plus facile de réunir sur le sujet des violences. Les médias ont bien préparé le terrain avec des images qui passent en boucle et un flot d’insultes à peine interrompu par un timide « tout s’est bien passé partout ailleurs en France, mais revenons sur les violences sur les Champs-Elysées… ».

Malheureusement, les images de la manifestation parisienne (le pouvoir n’a pas osé organiser d’autres rassemblement ailleurs) sont peu flatteuses. Des plans serrés, voire étriqués pour éviter de filmer une débandade en marche. Première dans l’histoire des manifestations parisiennes, on a vu dans certaines rues les manifestants se serrer sur l’étroite chaussée en évitant soigneusement les trottoirs de peur de monter leur faible nombre. Bref, ils n’étaient vraiment pas nombreux, mais le ministère de l’Intérieur qui confond additions et soustractions depuis plusieurs mois a compté au moins 10 500 manifestants. Ça tombe à pic puisque les organisateurs macroniens en attendaient 10 000 au bas mot…

Passons le mystère des chiffres pour nous occuper un peu de l’intellect de ces pacifiques fanatisés. Un pacifisme de façade puisque lorsqu’ils aperçoivent un gilet jaune, les insultes et les menaces fusent. Idem lorsqu’une équipe de Russia Today s’intéresse à ce mouvement dont la spontanéité a quelque chose de surfait. Les manifestants disent avoir « mal à leur République » (niveau zéro de la réflexion) et sont là « pour défendre les institutions » face « aux factieux ». Au moins, les discours de Griveaux se sont bien imprimés chez certains esprits faibles.

« Stop aux violences » mais pas à toutes les violences lorsque l’on creuse un peu. Les foulards rouges font mine de ne pas comprendre la différence entre un gilet jaune et un casseur et oublient aussi que les violences sont aussi policières. Certains le nient complètement quand d’autres pacifistes justifient la violence policière par la violence en général. Un Jérôme Rodrigues froidement visé et atteint à l’œil alors qu’il ne participait à aucun trouble ne semble justement pas troubler leur argumentaire.

Cette opération ne fait d’ailleurs pas grand sens, car la Macronie hurle que le temps est au débat et que les manifestations non plus leur place. Pourtant, cette même Macronie organise une manifestation aux slogans plus hostiles à une majorité de Français que pacifistes. C’était oublier que les foulards rouges ne sont pas du fait du pouvoir. Officiellement, il s’agit juste de braves gens pas assez nombreux pour venir peser dans chaque ville et village de France. Espérons pour eux et le pouvoir qu’une telle mise en scène ne se reproduise plus. Les décors Potemkine n’aiment pas trop la pluie et la neige. En tombant, ils pourraient laisser entrevoir le roi complètement nu. Merci pour le show, mais non merci !

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Bluesun dit :

    LA FIN DE L’ESPOIR EST LE COMMENCEMENT DE LA MORT (Charles DE GAULLE)

    Voter Macron pour faire barrage, et 18 mois après nous voilà dans une bataille navale.

    Gouverner c’est prévoir, 40 ans années durant que les umpsbisounours, nous prédisaient une guerre civile, Hitler et les horreurs d’Hitler, si le FN arrivait au pouvoir.

    Voter Macron pour faire barrage au FN, était donc conseillé.

    18 mois après du régime Macron, nous en sommes donc à la révolte des sans dents, des RIENS. Révolte pour le droit au vivre décemment.

    Seule attente de celui qui gouverne, que le mouvement gilets jaunes s’essouffle rapidement.

    Mais chaque semaine, les gilets jaunes sont de plus en plus nombreux.

    Les blabla d’un “grand débat “, les tirs à vu, les provocations, rien n’y fait, la colère des citoyens gronde de plus belle.

    Macron, cherche une parade.
    Quand Macron cherche, Macron trouve.

    Un mouvement gilet jaune pour les européennes….
    (cela semble faire un flop).

    Une autre idée germe, les foulards rouges, pour contrer les gilets jaunes.

    Politiques et médias, attendaient un ras de marée, ils n’étaient semble t-il que 3.500….ridicule au regard des gilets jaunes qui étaient “en vrai” 500.000 en faux 350.000.
    (Tout dépend de qui compte) Mais de toute façon un flop côté foulards rouges.

    Gilets jaunes drapeau bleu blanc rouge
    Foulards rouges drapeau européen….

    Macron 18 mois à faire le paon sur un bateau à roue, pour finir par un “grand” flop…

  2. amazonia dit :

    MONSIEUR CASTANER !
    parle et dit = ILS SONT FRANCAIS ? avant d’être Djihadistes ?
    MONSIEUR CASTANER ; LUI est un Kéké avant d’être SINISTRE . PAUVRE FRANCE .

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