Gilets jaunes Acte XII : l’ImPact !

Rédigé par notre équipe le 02 février 2019.

Le douzième samedi de mobilisation s’ouvre après une nouvelle semaine marquée par des sorties insultantes et des manipulations du pouvoir. Une journée placée sous le signe de tous les blessés victimes des violences policières. Symbole d’une violence téléguidée depuis tout en haut, Jérôme Rodrigues ne sait toujours pas s’il retrouvera l’usage de son œil. Un mutilé parmi des centaines d’autres dont le tort a été de délivrer un message ferme, mais pacifique sur les réseaux sociaux et dans les médias. Le pouvoir ne veut souffrir d’aucune contestation, mais il finira pas tomber si le mouvement continue de ne pas avoir peur de lui.

A la veille du douzième acte, le Gouvernement a poussé un ouf de soulagement avec la décision du Conseil d’Etat qui assure que l’usage des flashball (ou LBD 40 pour mieux faire passer la balle) ne souffre d’aucune interdiction. Il suffit de viser (dans le tas ou dans la tête) et le tour est joué. Sous la pression de Castaner et de son complice Nunez, le Conseil d’Etat a justifié le recours à ces engins de mutilation par le fait que le contexte est tendu. Autrement dit, si des casseurs qui n’ont toujours pas été interpellés par le pouvoir ne semaient pas le trouble, les manifestants pacifiques n’auraient pas à subir des tirs dans le visage. Le Conseil d’Etat a une conception du droit particulière qui conforte le Gouvernement dans sa stratégie de pourrissement coupable.

Bastonné et insulté, le peuple de France reste debout

Les manifestants vont donc prendre le chemin de la rue sans savoir s’ils reviendront chez eux ce soir. Il y a de quoi s’inquiéter, mais la peur a changé de camp depuis plusieurs semaines. Les insultes incessantes de Macron et de ses ministres sont là pour le rappeler. Jeudi dernier, alors qu’il savait que l’affaire Benalla-Macron allait refaire surface, le président a tenté d’allumer des contre-feux en invitant quelques journalistes à prendre une leçon jupitérienne. Et dans le flot de bêtises et de malhonnêteté intellectuelle, Macron a sorti que le temps des « petites phrases » était fini. Une posture qui n’est pas idiote pour celui qui se revendique à tort du général de Gaulle.

 

Mais la haine de l’autre et donc du peuple est trop tenace. A peine cette bonne résolution éventée, Macron balance un magnifique « Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre ou un député ». Une phrase à la senteur de racisme social qui montre que le traitement de l’insurrection par les médias n’est pas encore assez dans la ligne de la Macronie selon Jupiter. Pour le président, seuls ses sbires et lui ont le droit à la parole. Alors voir un gilet jaune et tailler en pièces les éléments de langage à peine maîtrisés et bredouillés par des députés En Marche dépassés à tendance à l’hystériser. « Il est comme un fou » pour reprendre une expression chère à son très cher Benalla

 

Des Français qui en ont assez de voir que le pouvoir les prend pour des « débiles » et des « cons ». Macron charge le peuple devant les caméras sous prétexte de tenir un discours de vérité, mais une fois les lumières éteintes, les insultes se font encore plus grossières et insupportables. Avec Manu, pas besoin des violences policières pour alimenter la colère du peuple. Il suffit de l’écouter pour avoir envie de se geler dix heures durant chaque samedi. Une résilience du mouvement qui fait peur et qui va finir par avoir raison de Macron et de la police. Une police qui dépasse les bornes quand certains fonctionnaires toulousains réclament de pouvoir « tirer des bastos » sur les manifestants. Une police qui fait semblant d’être étrangère à l’agression de Jérôme Rodrigues. Une police qui toutefois voit ses effectifs de plus en plus démoralisés et fondre à l’approche des samedis. Il se dit que les cas d’arrêts maladie se multiplient chez les nombreux policiers qui ne veulent plus travailler pour une Macronie qui privatise l’Etat pour mieux se servir et dépouiller des Français. Ces derniers n’ont pas dit leur dernier mot. L’Acte XII commence et son ImPact devrait marquer Macron au fer rouge.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    GILETS JAUNES ? zéro débat avec MACRON ?
    MACRON ZERO DEBAT . IL FAIT SA PUB /COM . POUR UE
    MACRON EST EN CAMPAGNE ELECTORALE UE
    UN TOUR DE FRANCE ? avec notre pognon !
    uniquement pour EN MARCHE . SERVITEURS /UE /BILDERBERG
    FRANCAIS EN COLERE ? OUI
    DEMOCRATIE = zéro
    POLICE .STOP .ARMES
    LOTERIE DES GUEULES CASSER . LE RETOUR ?
    PAUVRE FRANCE .
    MACRON/ CASTANER /PHILIPPE = traitres =DEMISSION .

  2. Bluesun dit :

    Durant 40 décennies umpsbisounours, ont marché vers la Construction de l’Europe-mondialisation en lui donnant le nom de paix “à jamais”.

    Macron en seulement 18 mois de novisme a terminé la mise à mort du pays France.
    Vouloir aller trop vite, trop haut, fait que le portable, devient insupportable, et fait surgir la désolation.

    12 samedis que les gilets jaunes sont de plus en plus nombreux dans les rues de France, et Macron se tripote toujours le schmilblick tout en se demandant ce que veulent les gilets jaunes.

    Grande question, qui débouche sur des “grands débats”…..

    blabla, après blabla, à part un gain temps, rien n’en sort.

    Macron fait la roue, et plus il tourne en rond, plus il reste sourd aux doléances des citoyens.

    En ne parlant que des sujets que peut comprendre le Macron , il est évident que se limite le pouvoir de communication.

    Pourtant le monde entier entend le cri de”MACRON DEMISSION” sauf l’intéressé, qui doit oublier jusqu’à son nom.

    12 ème semaine que Les gilets jaunes sont dans les rues de France pour cause de panse vide.
    Pour seule réponse d’un Etat sourdingue se sont les tirs a vue qui sont toujours de mise, et font la multiplication des blessés, des mutilés de guerre.

    “Lorsque la vérité dérange les intérêts des puissants lobbies, elle finit presque toujours sur un peloton d’exécution”.

    Bravo aux gilets jaunes, admiration, et soutien.

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