Gilets jaunes complices de tout, Macron responsable de rien

Rédigé par notre équipe le 28 février 2019.

Chassez le naturel, il revient au galop. Alors que Macron prétend depuis six semaines que le dialogue est renoué et que les insultes sont rangées au placard, il ne peut s’empêcher d’exprimer tout le mal qu’il pense des gilets jaunes. De simples Français qui ont l’audace de défier sa politique, cela n’est pas très nouveau monde. Alors pour les anéantir politiquement et socialement une bonne fois pour toutes, le chef de l’Etat les rend responsables des débordements provoqués par quelques centaines de casseurs professionnels. Le mot est lâché, ils sont « complices ». Vraiment ?

Les gilets jaunes sont habitués à être les bouc-émissaires de tous ce qui ne fonctionne pas en France. A croire le gouvernement, tout allait très bien jusqu’à ce que des hordes de gilets jaunes n’envahissent les rues et réclament de quoi vivre et d’être traités dignement. L’économie en berne, la nation qui se délite, la diplomatie française voguant d’échec en échec, tout est de la faute des gilets jaunes et c’est pour cela que les ministres ont attaqué tour à tour un mouvement qui a juré leur perte. Tout le monde sait qu’il s’agit d’un combat à mort, pas physique, mais politique. Or, Macron ne l’entend pas ainsi après avoir tremblé comme une feuille des semaines durant, il reprend sa campagne d’insultes et de criminalisation.

Macron, le sous-doué en droit bientôt au Conseil constitutionnel ?

Les gilets jaunes seraient sur la pente descendante grâce au machiavélisme d’un Macron qui leur donne la parole dans des salles de réunion lugubres en lieu et place de la lumière du jour et de la rue. Rédiger des doléances, c’est bien mais quand on sait qu’elles ne seront pas prises en compte, l’envie de prendre l’air et de battre le pavé chaque samedi est grande. Sauf que manifester avec un gilet jaune sur le dos est aujourd’hui un crime. Ceux qui ont essayé de se rendre au Salon de l’Agriculture avec l’ont appris à leurs dépens, mais Macron va plus loin aujourd’hui.

En réponse au laxisme dont à fait preuve le pouvoir face aux casseurs professionnels depuis trois mois, le chef de l’Etat répond : « Il faut maintenant dire que lorsqu’on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire ». La pierre est lancée à la face des gilets jaunes. Dénoncer la pression fiscale délirante et brandir une pancarte Macron démission, c’est être complice de casseurs d’extrême gauche qui vandalisent en toute impunité devant des CRS aux ordres bien étranges. Car, pour le pouvoir, une manifestation de gilets jaunes est forcément violente. La télévision aidant, le mouvement est décrit depuis ses débuts comme l’expression d’une haine aveugle qui détruit tout alors que l’immense majorité des rassemblements et manifestations ne font émerger aucune violence.

Le chef de l’Etat a un rapport compliqué à la réalité et au droit. Car être « complice » dès lors qu’on se trouve non loin de personnes qui transgressent la loi, cela voudrait dire que Macron est lui-même complice de bien de choses peu avouables. Prenons l’exemple de son ami proche Benalla. Avec tout ce qu’on peut reprocher à cet individu, la seule présence de Macron dans les parages vaudrait une complicité de fait et donc une condamnation au moins sur le plan moral. Heureusement pour lui, la justice est moins prompte à juger les cas de complicité. Pourtant, il faudra bien en passer par là un jour avec chaque semaine, une nouvelle pièce ajoutée au dossier Benalla-Macron.

A force de ramer, Benalla finira par lâcher intentionnellement ou non celui qui a réclamé de « l’indulgence » à son endroit. Et là, la complicité sera établie en droit. En attendant ce jour heureux pour la justice, la morale et la France, on peut s’interroger sur la responsabilité de Macron dans l’exercice du pourvoir. Cela fait quinze semaines que les mêmes individus détruisent chaque samedi le mobilier urbain. Les mêmes qui s’en prennent aux forces de l’ordre, lesquelles ont uniquement pour consigne de charger dès lors qu’il s’agit de gilets jaunes (des vrais) et non des casseurs. Il y a là un problème très grave, mais aucun responsable ne s’avance… Dommage que le discours de Macron sur « le responsable, c’est moi. Qu’ils viennent le chercher » ne s’applique à aucun sujet précis. Autrement, la démission aurait dû être donnée depuis fort longtemps.

 

 

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    MACRON . EN MARCHE .
    du nord au sud / est /ouest ! déplacements pour UE
    PROCHAINES ELECTIONS .
    LE COQUELET de L’Elysée .
    Faire le tour des basses-cours !
    pour entendre =caqueter / cacaber / piailler / clausser ETC +
    Rénions de poules / pintades / dindes / perdrix / etc ++
    aprés les grand -mères / faire du charme au plus jeunes?
    EN MARCHE ? avec le pognon de nos impots ! STOP .

    • Bluesun dit :

      Bientôt amazonia, on aura le adieu veaux, vaches, cochons…

      Normal peut-être pour le paon, son dernier tour au salon de l’agriculture…

      En tout cas le “MACRON DEMISSION”, ça le rend sourd…
      Il faut donc la multiplication des voix, et de la couleur jaune.

  2. Bluesun dit :

    N’ACCUSE PAS L’AUTRE ALORS QUE LA FAUTE EST EN TOI…..

    Macron programmé pour mener un mandat sans obstacles, assumait tout.

    N’avait pour gouverner que sa “jeunesse”, et ses yeux bleus, quand dans le même temps ; tous les “vieux sang” sans aucun état d’âme, lui tenaient le fessier pour mieux le hisser en haut du barrage en construction via les voix du mensonge, durant 40 années.

    Toujours avec les meilleures intentions du monde, les politiques prévoyaient pour le peuple, la guerre, Hitler, et autres horreurs si le FN sortait un jour des urnes.

    Etait prévu de faire crever petit à petit tout un peuple, pour en faire au bout du bout des RIENS.

    Prévue la guerre civile, le chaos par l’agitation du chiffon rouge de la peur, si Marine sortait des urnes.

    Macron, le soir de son investiture était en marche nez en l’air vers la lumière, au son de l’hymne à la joie.
    L’urne venait d’accoucher, d’un jeunot novice, sans programme, sans parti, mais déjà en marche vers son destin de, sait rien.

    Pas prévu alors, qu’après seulement 18 mois d’exercice, le jeunot ferait sortir le loup du bois pour cause de faim.
    Réveil brutal d’un peuple après 40 années d’hibernation,” ça creuse les panses”.

    Tout devait marcher comme sur des roulettes. L’instrumentalisation d’une période noire de l’histoire à des fins purement politique, marchait depuis 40 décennies du feu de Dieu.

    Du père LE PEN, à Marine LE PEN, puis Marion LE PEN, tous sans même jamais gouverner, devenaient tour à tour ou en même temps suivant l’humeur du moment, responsables de tout le travail pondu par tous ceux qui, année après année prenaient le pouvoir.

    Même jusqu’à dire de la part d’une (ou d’un) journaleux, alors que Marine en était l’invitée, que si Hollande avait été élu, c’était de sa faute….et oui, travail minable du Hollande, devenait aussi la faute de Marine.

    Le FN, c’est comme la crise, on y fourre tout, la peur, Hitler, les horreurs d’Hitler, le mauvais travail des dirigeants…

    Tous grâce au FN ou à Marine devenaient alors des “responsables de tout, mais coupables de rien”…..

    Tel Zoro, Macron est arrivé, encore de la faute à Marine ? il fallait faire barrage, pour faire place à la poudre de perlimpinpin…

    Juste 18 mois de poudre, et le jeunot n’assume plus rien, parce que pas prévu dans la rue “ses RIENS”, pour cause de ras le bol, de ne plus avoir le pouvoir de vivre décemment.

    Macron du haut de son fauteuil, attend l’essoufflement du mouvement.

    Macron, tel un paon, faisait la roue, à présent il fait l’autruche, mais le vent de la colère brassé trop fort amène forcément la tempête.

    Macron, à présent abonné comme ses prédécesseurs au “c’est pas moi mais l’autre, la faute en revient forcément au mouvement gilets jaunes.

    Par là même, Marine, est donc délivrée, libérée, de tous les malheurs d’une guerre.

    Le barrage craque, le tsunami se profile, pour cause que le jeunot trop haut perché, ne peut entendre les cris de désespoir de tout un peuple “son peuple”.

    Si les ordres donnés sont de tirer à vue, c’est de la faute aux gilets jaunes (le peuple), si plus de 2.000 blessés, c’est encore la faute du peuple, et si Macron doit dégager pour cause d’un travail de nullité, c’est encore et toujours de la faute au peuple…(ben oui, si le peuple avait voté Marine, il ne serait sans doute pas dans la rue à crier famine, et Macron ne chercherait un coupable à tous ses maux du moment)…..

    L’interminable, n’est-il pas plutôt la spécialité de ceux qui ne savent en rien gouverner ?

    40 années qui ont menées à la banalisation de cette peur, car sans aucune guerre le peuple a tout perdu, jusqu’au droit de vivre de son travail, malgré la multiplication des trottoirs.

    Les dictatures fomentent l’oppression, la servilité et la cruauté; mais le plus abominable est qu’elles fomentent l’idiotie.

  3. Bluesun dit :

    Macron mène tambour battant son grand débat.
    Grand débat, dont les mots d’ouverture ont été ; qu’il ne lâcherait rien aux RIENS.

    Dans le jeu du pot de terre contre le pot de fer, les gilets jaunes toujours panse vide, forcément ne lâchent rien non plus. (ils ont à juste titre raison).

    Alors le paon, le 1er mars en visite “surprise”, à Bordeaux, parle du mouvement gilets jaunes.

    Macron, dans son discours traduit à sa façon le pourquoi du mouvement gilets jaunes…

    Selon Macron donc, Les gilets jaunes sont dans la rue, parce qu’ils pensent que plus personne n’est capable de représenter le peuple…..

    Fallait oser la faire celle là….

    Bientôt 5 mois que le peuple crie famine, et l’autre à effet de manches, n’a toujours rien compris…toujours rien entendu..

    Forcément faire écrire les doléances d’un peuple sur un cahier chez les maires, ça rend sourdingue, et la lumière du jaune, doit rendre aveugle le jeunot de pacotille.

    En arriver à ce stade après 4 mois de colère du peuple, et ne faire que des effets de veste ou de manches, qui contribuent juste à faire gesticuler la queue du paon, on se dit qu’il est grand temps que le jeunot dégage…..

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