Taxe GAFA : une victoire pour qui ?

Rédigé par notre équipe le 08 mars 2019.

Le Gouvernement et Bruno Le Maire en tête ont le sourire aux lèvres. La taxe contre les géants de l’Internet va enfin voir le jour (dans quelques mois). Tous les efforts de la France au niveau européen ont fini par payer. Enfin pas tout à fait, car la taxe dite « GAFA » ne sera finalement instaurée qu’en France. Malgré ses sourires, tapes dans le dos et « bonjours » dans toutes les langues, Macron n’a pas réussi à convaincre ses partenaires européens. Comme quoi il est plus facile de faire le show dans des gymnases face à des maires triés sur le volet que de se faire entendre par des dirigeants européens qui n’ont pas pour ambition de boire les paroles d’un jeunot insolent.

Faut-il voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Côté Gouvernement, il est toujours vu bien plein et la question sur la taxe GAFA ne fait pas exception à la règle. Pourtant, lorsque l’on a les idées claires et que l’on est pas estampillé En Marche, cette problématique est révélatrice de certaines carences d’un pouvoir qui est dans le symbolique avec les forts et dans la violence pas seulement symbolique avec les plus fragiles. Tout le monde le sait, les grandes entreprises payent moins d’impôt que les PME. Montages fiscaux sophistiqués, armées de juristes et de financiers grassement payées pour sauver des milliards des impôts. La combine est vraie pour les géants de l’Internet qui ont tous élus domicile en Irlande où l’imposition est minimaliste.

De la cosmétique pour masquer une défaite en rase campagne

Facebook, Amazon et compagnie font un pognon de dingue en France, mais tout est rapatrié en Irlande ! Pratique et efficace du point de vue de ces entreprises. Mais c’est une « injustice inacceptable » pour reprendre une expression de Bruno Le Maire. Un ministre de l’Economie qui constate que le système est « totalement inefficace si on veut arriver à financer demain nos écoles, nos crèches, nos hôpitaux ». Si le premier réflexe est d’augmenter le prix des crèches et des hôpitaux, le Gouvernement a finalement réagi en proposant l’instauration d’une taxe à laquelle ne pourront plus échapper les géants du Web.

 

Une taxe de 3 % (c’est peu pour un Gouvernement qui a souvent la main plus lourde) qui concerne les entreprises qui font un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. Résultat, ce sont seulement entre 400 et 500 millions d’euros qui sont espérés cette année. Dans l’absolu ça permet de se payer pas mal de piscines et de moquettes neuves, mais c’est risible au regard des dizaines de milliards de bénéfices qui s’envolent directement dans les paradis fiscaux. Le Gouvernement tape avec un bâton en mousse sur Airbnb et consorts alors qu’il utilise la matraque de flic pour casser le Français moyen surtaxé.

 

Un deux poids, deux mesures qui n’est pas étonnant, mais qui permet au Gouvernement de faire de la communication. Regardez comme on n’a pas peur de taxer les puissants ! Et le gogo vote alors avec conviction pour En Marche aux européennes… Pourtant, les fils se touchent au sein de la majorité. Où est donc passée la start-up nation ? A quoi cela sert de réussir si c’est pour écoper d’une surtaxe ? Ah mais, elle existera bientôt justement parce que les impôts ne sont pas payés comme ils le devraient. Mais comment réussir en France avec tant d’impôts ? Combien d’échecs pour un succès à la Blablacar ? La France est un cimetière à idées et Macron est un croque-mort qui s’ignore.

 

Le pire est peut-être ailleurs dans cette affaire, car si la France décide finalement d’instaurer une telle taxe, c’est parce qu’aucun consensus n’a pu émerger au niveau européen. Et il n’y a pas que l’Irlande à avoir claqué la porte au nez de Macron. Celui qui affirme à longueur de discours (et ils sont nombreux) que le salut passe par cette Union européenne, est obligé de faire les choses dans son coin. Pour instaurer une taxe, la France a encore sa souveraineté, mais pour faire baisser la pression fiscale, là, il n’y a plus aucun bouton de contrôle. On se souvient encore de Chirac puis de Sarkozy qui avaient dansé entre 2002 et 2009 pour obtenir une baisse de la TVA sur la restauration… Un « cadeau » de l’UE qui n’a finalement pas profité aux clients.

 

Bref, la Macronie fait dans le minimum syndical, mais que les Français se rassurent, le taxe GAFA est « toujours sur la table » de l’ogre libéral bruxellois. Les Français pleurent, les GAFA se marrent. C’est ça aussi l’Union européenne !

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    EN MARCHE LE GRAND CIRQUE .
    TAXES ??? ENFUMAGE . SCANDALEUX
    Comme LA SINISTRE E. WARGON qui serait ECOLO ?
    LA COMPLICE D’entreprise = HUILE DE PALME . SCANDALEUX .
    TOUS COMPLICES DU POGNON DE DINGUE
    DES MONDIALISTES LES EQUARISSEURS DE PEUPLES .
    Comme MACRON distributeur de MILLIONS ?
    POUR qui ! des femmes AFRICAINES ?
    AFRIQUE CONTINENT LIBRE . 54 PAYS D’AFRIQUE .
    A EUX DE PAYER POUR LEURS FEMMES ? OUI
    Dans nos villes /campagnes des femmes /grand -mères
    sont dans la misère !
    ELLES N’ONT PAS DE BOUCLES D’OREILLES /COLLIERS
    ET AUTRES BIJOUX EN OR .
    ALORS ? QUAND ? MACRON . FERA LE CHOIX
    de s’occuper de LA FRANCE .? QUAND ???
    MACRON . PETIT CHOSE SERVITEUR MONDIALISTE ./ STOP
    LES PRESIDENTS ?
    USA dit USA FIRST
    RUSSIE dit RUSSIE FIRST
    AFRIQUE ? ILS DISENT AUSSI AFRIQUE FIRST ?
    SEUL MACRON Fait passer les autres avant LES FRANCAIS
    MACRON . LA HONTE ./

  2. Bluesun dit :

    Oui amazonia.
    Le tetard pas fini “lol”…ne connaît pas la France, il l’a vomit partout où, il fait le paon.

    Lors de la campagne présidentielles, il l’a dit, “je veux plus d’Europe, plus de migrants”.

    Il a été “élu”, l’élu, et voilà le travail…il est dans son bac à sable à mener son jeu de destruction….
    Pas dit, qu’il arrive à celui de construction…

    Les français ? il en rien à faire, il en a fait des RIENS. Ils sont même devenus très gênants, un peu trop visible à son goûts..
    “En même temps”, comme il est sourdingue “le jeunot”, il entend que couic aux cris du MACRON DEMISSION.

    Il a été élu pour terminer le travail de ses prédécesseurs, le bulldozer, s’est mis en marche.

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