Remaniement : Macron prépare un poisson d’avril !

Rédigé par notre équipe le 30 mars 2019.

Un être cher vous quitte et le monde semble dépeuplé. Alors quand trois ministres et secrétaires d’Etat délaissent un Gouvernement pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs, la France entière s’attend à un remaniement express pour ne pas avoir le goût amer de l’abandon en bouche. Mais non ! Avec le duo Macron-Philippe, chaque remaniement (et ils sont déjà nombreux) prend un temps fou. Il faut trouver la personne idoine pour faire le boulot. Une tâche bien compliquée quand on a formé une armée sur les restes de la maison socialiste, avec des lieutenants Modem, des mercenaires Républicains et des idéologues libéraux…

Emmanuel Macron a beau savoir, il est toujours pris de court. Tout le monde savait que le duo tragi-comique Griveaux-Mahjoubi allait faire ses valises pour tenter de forcer la porte de l’Hôtel de Ville, le président n’a visiblement pas eu le temps de penser à la suite. Seule le cas Nathalie Loiseau aurait pu se comprendre pour un public naïf et captif de l’odyssée macronienne puisqu’à en croire la désormais tête de liste d’En Marche, elle s’est décidée et attribuée cette place au cours du débat face à Marine Le Pen. Moment grotesque qui a amusé la France et qui a fait débuter la campagne de Loiseau sous les rires moqueurs et justifiés de la présidente du Rassemblement national.

La Macronie : une berline en plastique sans rien sous le capot

Trois départs sus et prévus de longue date et toujours aucun remplaçant à l’horizon. Patience ! Le remaniement se fera le lundi 1er avril souffle-t-on à l’Elysée et Matignon. Pourquoi pas avant puisque les trois loustics étaient déjà partis en campagne depuis (parfois) très longtemps ? Peut-être parce que les légions macroniennes ne sont pas aussi fournies que les livres officiels l’affirment. Quand il y a peu, tomber sur la perle rare est difficile alors en trouver trois d’un coup… Il suffit de regarder les derniers remplacements pour s’en convaincre. A l’Intérieur, Macron a réussi l’exploit de trouver encore plus nul que Colomb en la personne de Castaner. Peu de temps avant, le président avait troqué à l’Ecologie Nicolas Hulot contre François de Rugy. C’est le 1er avril à chaque remaniement, mais celui qui s’annonce risque d’être plus cruel encore.

En effet, faute de pouvoir trouver des candidats qui ont la carrure et pourquoi pas un chouya de compétence, Macron semble se diriger vers la seule solution qui lui reste : puiser au sein de son vivier personnel, c’est-à-dire ses conseillers. Car le président et le Premier ministre ont un conseiller pour chaque sujet : audiovisuel, économie, finance, éducation nationale, culture, etc… Un Gouvernement fantôme appelé à devenir le Gouvernement bis bis bis. Car en Macronie, ce sont déjà dix ministres qui ont quitté leur fonction. C’est beaucoup. C’est même un record mais entre incompétence, scandales et volonté de trouver une porte de sortie avant la chute finale de l’édifice macronien, il est presque anormale de ne compter que dix départs en moins de deux ans d’exercice du pouvoir.

Alors les noms commencent à circuler dans les médias. Entre ballons d’essai, et intox de l’exécutif ou des intéressés eux-mêmes, il est eu pertinent de faire une liste exhaustive. Les heureux élus seront certainement des déjà très proches de Macron. L’histoire a montré qu’on pouvait passer de conseiller médiocre à ministre incompétent puisque Macron l’a fait au temps du presque regretté Hollande. Un passage qui aurait dû s’arrêter là, mais la matrice a été manipulée et on se retrouve encore une fois avec un exécutif à trous qu’il est de plus en plus difficile à compléter.

La chose est si vraie que la sacro-sainte parité homme-femme n’est même plus respectée. Avant le départ des Griveaux, Mahjoubi et Loiseau, il y avait 19 ministres ou secrétaires d’Etat hommes pour dix-sept femmes. Un énième reniement d’une promesse présidentielle. Un scandale même pour tous les progressistes que compte la France et qui n’a même pas ému notre chère Marlène Schiappa. Décidément, la machine macronienne est cassée, mais que les Français fassent attention, car elle peut encore faire beaucoup de dégâts avant son arrêt complet et définitif.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Bluesun dit :

    Du poisson d’avril de “l’ancien monde”, au “poison” d’avril du “nouveau monde”

    Dans “l’ancien monde” le 1er avril était la promesse d’une journée de franche rigolade.

    Dans le monde de Macron donc le “nouveau monde”, cette journée devient le “poison” d’avril.

    Devient aussi Jonas (jaunas = gilets jaunes) la baleine, rire jaune, jaunisse, pour un type qui marchait vers la lumière, il était promu de voir la vie en jaune.

    Depuis son investiture, toutes les journées que Dieu fait ne sont que tristesse, et peine.

    Macron novice, a fait un gouvernement à son image, et tout comme son image, tout se casse la figure.

    Les poissons cuisent dans l’eau de plus en plus chaude du barrage.

    Les rats quittent un à un le navire Macron. Macron doit trouver la parade pour pêcher d’autres novices, qui a leur tour seront aux ordres du donneurs d’ordres….

    Novice sur novice, gouvernés par un novice, fait que ; quand le savoir faire, manque, se faire entendre est vain ; le mur du barrage s’effrite et le bateau prend l’eau.

    Quand un bateau prend l’eau pas facile de pêcher le poisson….même un 1er avril…à moins qu’un, ne vienne vous le coller dans le dos…..

    Voilà le champion du monde de la terre….il rame, rame, rame…. puni, par où il a “pêché”…!!!!!

    Super ce titre :
    La Macronie : une berline en plastique sans rien sous le capot

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