Trottinettes électriques : la déliquescence de la société se paye au prix fort

Rédigé par notre équipe le 04 juin 2019.

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Depuis quelques mois, les trottinettes électriques ont colonisé les trottoirs des grandes villes. Une évolution des comportements qui n’est en rien un progrès. Le fantasme de l’urbain écolo qui utilise des « modes de transport doux » a déjà vécu et les piétons se déplacent avec la crainte de se faire percuter par des gogos roulant à fond sur les trottoirs sans faire attention à ceux qui les entourent. La législation arrive, mais les dérives sont déjà bien ancrées dans les esprits de leurs auteurs.

Il y a trois ans, le petit monde médiatique qui dit le bien et le mal était tombé sur le philosophe Michel Onfray pour des propos qui n’auraient pas dû susciter la moindre polémique. « Tout est fait pour que l’on ne soit pas adulte. Quand je vois ces grands adultes sur des trottinettes en train d’écouter des trucs avec des écouteurs et avec des tatouages partout. Plus personne n’est adulte aujourd’hui » déplorait celui que la gauche aime tant détester. En plus d’avoir vu un des nombreux moyens d’infantiliser une société mûre pour se faire cueillir par les plus cyniques, Onfray avait sans le savoir anticipé un mouvement de ras-le-bol chez de très nombreux citadins. 

De l’écolo bobo au délinquant de la route

L’énorme échec d’Anne Hidalgo au sujet des Vélib’ a eu des répercussions énormes sur la vie des grandes villes de France. La nature ayant horreur du vide, la disparition des vélos en libre service (non gratuit) a dopé un nouvel arrivant : les trottinettes électriques. D’abord conçues pour les enfants, les trottinettes fonctionnaient au moins grâce à un léger effort musculaire. Soit un instrument de torture pour certains adeptes de la trottinette électrique. Plus besoin de faire le moindre effort, l’appareil se déverrouille via une application et c’est parti pour une course effrénée et sans limite aucune.

Et c’est là où le bât blesse. Les utilisateurs de trottinettes (des jeunes en général – mais qui ne sont plus des enfants) circulent au mépris de tous et de toutes les règles de sécurité et de savoir vivre. Les accidents se multiplient et la grave blessure au bras de la pianiste de l’Opéra de Paris est venue mettre un coup de projecteur sur un phénomène insupportable. Marcher sur le trottoir est devenu un parcours du combattant où la blessure n’est jamais loin. Il suffit d’un crétin (parfois deux) sur une (même) trottinette et c’est un passage douloureux aux urgences. La pianiste de l’Opéra de Paris ne sait pas si elle pourra rejouer de son instrument comme avant tandis que le chauffard qui l’a percutée continue de zigzaguer au milieu des passants…

De tels cas se multiplient et si les autorités ne se prêtent à établir aucune statistique, c’est bien pour cacher leur impuissance face à un fléau qu’elles pourraient pourtant maîtriser. La mairie de Paris est la première a avoir réagi (pour une fois) en obligeant les trottinettes électriques à se déplacer sur la route en respectant le code du même nom. Un vœu pieu tant les trottoirs sont le terrain de jeu des tarés à trottinettes. Bah oui ! C’est moins dangereux, car il n’y a pas de voiture ! Moins dangereux, mais certainement pas pour les piétons. La loi sur la mobilité actuellement en discussion au Parlement va tenter de régler la situation, mais sans sanction lourde à la clé, rien ne changera.

Et qu’ils circulent sur la route ou sur les trottoirs, les utilisateurs continueront de garer leur gadget n’importe où. Il est devenu impossible de marcher dans certaines villes sans devoir faire un détour tous les 30 mètres afin d’éviter un engin de la sorte qui attend un nouveau chauffard. Le bon peuple est prié de s’adapter tandis que les entreprises américaines qui ont colonisé l’espace public se donnent bonne conscience en embauchant ici et là des gusses chargés de ranger les trottinettes à la place des utilisateurs… Des jobs à la hauteur de la présidence Macron…

Il y a peut-être un espoir de se débarrasser de ce fléau (la trottinette, pas Macron), car malgré son omniprésence, la trottinette électrique circule à pertes. Les compagnies pensaient faire du fric, mais elles sont dans le rouge à cause des dégradations. A l’image des vélos en libre service, les trottinettes sont victimes de vandalisme en France à un degré qui surprend les entreprises étrangères. L’entreprise Lime a dû augmenter (sans prévenir) les tarifs de ses abonnements pour ne pas finir à genoux trop rapidement. Avec des prix en hausse, se déplacer en trottinette électrique va peut-être devenir un moyen de transport réservé à une élite ! Ce serait alors la première fois que le vandalisme a des effets positifs. Le Nouveau Monde peut-être…

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    TROTINETTES Supers racailles = a fond la caisse !
    ni permis / ni assurances / fonce MARCEL A FOND .
    DANGER PUBLIC +++

  2. amazonia dit :

    Déliquescence de la société ???? BORDEL 100%
    Donner la Légion d’honneur a des bleus trou du Q DU FOOT . ??
    NOS MILITAIRES MORTS POUR LA FRANCE (( FRANCE POUBELLE))
    ne pas confondre des petits joueurs de ballons et HEROS
    MORTS POUR LA FRANCE . A VOMIR .
    LEGION D’HONNEUR ? VALEUR ? ZERO .
    NOS PRESIDENTS UNE HONTE . SCANDALEUX /

  3. Le Gall dit :

    2 héros morts pour 2 bobos, c’est à dire, rien !

  4. Ban500 dit :

    Vous avez raison : la trottinette électrique est un enfant turbulent qui a grandi trop vite. Son succès auprès des parisiens interpelle. https://www.etonnante-epoque.fr/trottinette-electrique-un-enfant-turbulent-qui-a-grandi-trop-vite/

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