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Gilets jaunes : le procureur de Nice en mission scélérate pour Macron ?

Rédigé par notre équipe le 25 juin 2019.

Le temps est à l’apaisement en ce début d’été. La Macronie a étrangement passé sans trop d’encombres un printemps qui s’annonçait explosif et après une longue campagne pour dire que le mouvement des gilets jaunes était fini, la stratégie consiste désormais à ignorer ceux qui n’ont pas remisé leur gilet dans la boite à gants. Dans cette vaste entreprise de calfeutrage, certains maux ressurgissent malgré les efforts de quelques puissants pour enterrer une vérité coupable. Les dernières révélations concernant la charge qui a failli coûter la vie à une gilet jaune niçoise ne peuvent rester sans réponse.

 

Le 23 mars dernier, les Français disaient non au système Macron pour la dix-neuvième fois de suite. Une volonté farouche de se faire entendre face à un pouvoir qui avait opté pour la mise dans l’illégalité du mouvement. C’est ainsi que le centre-ville de Nice avait été bouclé par les forces de l’ordre dont la consigne était d’arrêter tout individu arborant du jaune ou un facies pas assez sympathique à l’évocation d’Emmanuel Macron. Malgré ces directives dignes d’une République bananière, quelques irréductibles s’étaient retrouvés place Garibaldi pour se faire entendre dans pacifisme le plus absolu. Un crime de lèse-majesté que des petits potentats locaux ont voulu faire payer au prix fort malgré le refus de gendarmes de se livrer à une infamie.

Quand la gendarmerie refuse de faire la milice

C’est ainsi que Mediapart vient de révéler un nouvel élément troublant dans une affaire qui sent déjà bon le scandale d’Etat. Le commissaire qui s’est pris le 23 mars pour un justicier à la main lourde, Rabah Souchi, était loin de faire l’unanimité au sein des forces de l’ordre. Face à quelques gilets jaunes très calmes et aux cheveux grisonnants, ce commissaire a ordonné à un peloton de gendarmes mobiles de leur foncer dessus afin de faire regretter aux gilets jaunes d’avoir bravé un interdit inique. Sauf que les envies de violence de ce Rabah Souchi n’ont pas trouvé un écho favorable auprès du chef des gendarmes. Ce dernier a fait savoir au petit excité de service qu’une telle réponse serait « totalement disproportionnée » alors que « l’ambiance était très tranquille » et que le groupe était « composé essentiellement de femmes et de personnes âgées, sans casse, sans projectiles ».

Les gendarmes ne se prêteront pas à un acte terrible contrairement à des policiers d’une compagnie d’intervention et de sécurisation qui chargeront donc sans ménagement un groupe de retraités dont fait partie Geneviève Legay, 73 ans. Après les errements du policier mis en cause, et les gros bobards du procureur de Nice, on pensait avoir touché le fond. Mais non ! L’enquête a été mise entre les mains de la compagne de Rabah Souchi et Mediapart vient de se procurer le rapport dans lequel il est écrit noir sur blanc que « La force de la réponse était presque criminelle ». Des mots lourds de sens rédigés par un professionnel du maintien de l’ordre qui a refusé avec justesse de se comporter comme dans un régime dictatorial.

Un refus d’obéir à un ordre abject qui a été couvert par le président Macron lui-même pris en flagrant délit de mensonge ! Le rapport du gendarme est aussi explicite sur le déroulement des faits qu’il est resté jusqu’à aujourd’hui inconnu du dossier. Un élément central qui n’est jamais versé dans les éléments étudiés par les enquêteurs et mis à disposition de la défense. A croire que tout est fait par quelques individus bien placés pour étouffer les responsabilités et faire encore croire que la septuagénaire est tombée simplement à cause de sa maladresse…

L’avocat de la victime s’interroge : « Soit le procureur n’avait pas connaissance de ce rapport et alors c’est une faute professionnelle, soit il en avait connaissance mais n’a rien dit et dans ce cas c’est une infraction pénale ». Une alternative juste qui en dit long sur le délitement de la justice en France. Il est temps de faire tomber les sbires qui protègent depuis trop longtemps un système qui joue avec la vie de citoyens dont le seul crime est de vouloir se faire entendre du pouvoir…

Déjà une remarque sur cet article

  1. amazonia dit :

    les FRANCAIS .
    Face a une GESTAPO D’ETAT ? BONJOUR LES DEGATS +++
    Ne pas confondre les Amis /milice potes de BENALA .Casseurs
    avec police /Gendarmerie FRANCAISE .
    Les infiltrations de certains fadas ! dans tout les secteurs !
    ceux qui aiment casser du FRANCAIS .
    QUI FAIT QUOI ? mettre certains GUGUS . HORS JEUX .
    SUIVRE DES ORDRES ? Danger ! de QUI ?

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