/>

Macron ou le petit pantin mécontent de l’UE

Rédigé par notre équipe le 03 juillet 2019.

Ça y est ! L’Union européenne tient enfin ses nouvelles têtes d’affiche ! Il aura fallu des semaines de négociations en coulisses puis des jours et des nuits de discussions officielles pour arriver à un accord qui ne froisse pas trop les pays qui comptent le plus au niveau européen. A ce petit jeu là, c’est Ursula Van Der Leyen qui a finalement remporté le Graal et qui aura la lourde charge de mener l’UE droit sur son objectif : les oubliettes de l’Histoire. Un nom qui circulait depuis quelques temps et qui signe un échec en rase campagne pour un Emmanuel Macron qui pensait dicter le tempo et la liste de ses affidés à une machine bruxelloise qui demeurera toujours plus puissante que les tours de piste (médiatiques) du petit lapin Macron.

L’Europe ne sera plus sous la domination allemande. La France forte et volontaire revient sur le devant de la scène grâce au général Macron et à sa volonté de fer. Le résultat est sans appel puisque c’est la ministre allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, qui a finalement reçu l’aval des chefs d’Etat européen. Tout ça pour ça ?! Oui, il aura fallu des semaines de négociations, un psychodrame bruxellois dans lequel Macron a joué les vierges effarouchées pour enfin parvenir à constituer la liste des figures qui feront la pluie et le beau temps sur nos contrées européennes. Une pièce de théâtre grotesque dans laquelle celui qui pensait être le roi n’est qu’un bouffon entre les mains d’une vieillarde tremblotante.

Macron joue, s’énerve et se rate

Emmanuel Macron jouerait-il de malchance ? Celui qui a fait de l’Union européenne son cheval de bataille ne parvient décidément à rien sur la scène européenne. Le président français a promis des réformes en profondeur du système européen et pas le moindre chef d’Etat de l’UE n’a eu la bonté de faire semblant de l’écouter. L’histoire s’est répétée avec les nominations aux postes les plus sensibles. Le champion de Macron a été écarté sans ménagement par une Allemagne et ses alliés qui n’avaient nullement envie de recevoir des leçons de morale tous les deux jours et d’être traités d’ « ectoplasmes » par un adorateur macronien.

Pourtant, le président français avait toutes les cartes en main puisqu’Angela Merkel est aujourd’hui en fin de carrière, minée par les revers électoraux et une santé vacillante. La France devait reprendre le flambeau, mais c’est une Allemande, proche de Merkel au point qu’elle aurait pu prendre sa suite, qui a été choisie pour être le visage de l’Union européenne. La défaite est cinglante pour Macron, mais dans les équipes de com’ de l’Elysée et dans les rédactions françaises (redondance), on fait tout pour minimiser ce revers.

Deux éléments de langage tournent à plein régime : la française Christine Lagarde va prendre la tête de la Banque centrale européenne (BCE) et sa présence aux côtés d’Ursula Von der Leyen montre à quel point les femmes réussissent à s’imposer aux postes à responsabilité grâce au travail de tous les instants de ce si généreux Emmanuel Macron. L’argumentaire est des plus faibles, car Lagarde a bien un passeport français, mais sa carte de visite est libérale. C’est ainsi qu’elle a sauté du Gouvernement Fillon au FMI pour se retrouver désormais au cœur de la fabrique de faux billets européens. Pour ce qui est de la place des femmes, elle a bon dos, car ces choix sont des plans B issus de négociations pendant lesquelles Macron a perdu son sang froid (avant de perdre la partie).

Et comment ne pas comprendre le coup de sang du petit Emmanuel ? Lui qui assure que sa priorité est l’écologie, il a dû ajourner le deuxième conseil de défense écologique (CDE) afin de se rendre à d’interminables négociations bruxelloises. L’écologie attendra et le point d’arrivée ne sera en aucun cas un CDE vide de sens et surtout de matière. Cerise sur le gâteau, le président français a fait exploser son empreinte carbone déjà peu compatible avec ses discours en faisant trois aller-retour Paris-Bruxelles en avion en trois jours… Se prendre une baffe à Bruxelles a aussi des conséquences écologiques insoupçonnées.

Lundi, Macron fustigeait l’ « échec » de discussions qui ressemblaient trop à des « palabres ». De quoi donner « une image pas sérieuse de l’Europe » en la rendant « pas crédible au plan international ». Qu’il se rassure, rien de nouveau dans tout cela ! Macron n’était pas de bonne humeur, mais il faut comprendre que « Parfois la fatigue conduit à des crispations, c’est ce qui s’est produit ce matin, elles sont inutiles et donc il faut avoir la sagesse de laisser passer quelques heures ». Quelques heures passées dans un avion au lieu de se reposer à l’ambassade de France à Bruxelles et mieux préparer la suite.

Malheureusement cette dernière est déjà connue. Juncker ou Von der Leyen, la politique sera la même et l’UE restera toujours aussi laide et repoussante aux yeux de citoyens martyrisés par des directives décidées par les lobbys. Et l’énième promesse de Macron, prononcée sous le coup de la colère et de la fatigue peut d’ores et déjà être rangée dans les archives. « Je refuserai toute forme d’élargissement avant une réforme en profondeur de notre fonctionnement institutionnel, pour avoir cet esprit de sérieux » affirme celui qui est pris pour un bouffon et non pour un faiseur de princes dans les couloirs de Bruxelles.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Bluesun dit :

    La photo de l’article, fait souvenir que ;
    Lèvres minces, et nez pointu n’ont jamais rien valu.

    Pantin à la poudre de perlimpinpin, mécontent de l’U.E
    Pauvre guignolo, novice.

    (amusant de voir au parlement européen les députés anglais se lever en cœur pour tourner le dos à l’Europe, alors que résonnait l’Hymne européen.)

Laisser un commentaire