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Nomination de Sylvie Goulard : la Macronie ose tout

Rédigé par notre équipe le 29 août 2019.

Alors que l’idée d’un petit remaniement continue d’éclairer les sombres esprits qui hantent l’Elysée, il y a du mouvement aussi à la Commission européenne. Après les élections pour le Parlement européen, les dirigeants doivent se mettre d’accord sur la composition d’une Commission toute puissante et non élue. Mettre le bon cheval dans le bon box est primordial et Emmanuel Macron n’a trouvé personne plus qualifiée que Sylvie Goulard… Qui ? La très éphémère ministre des Armées obligée de démissionner à cause d’une enquête sur des emplois fictifs…

Sylvie Goulard est une femme heureuse ou presque. Elle aurait dû traîner ses guêtres depuis deux années au Gouvernement et au lieu de cela elle est dans l’antichambre de la Commission européenne. Une super planque à portée de doigts grâce à un Macron qui ne lâche décidément pas une Goulard qui n’a pourtant rien prouvé lors des près de huit années comme députée européenne. Mais pourquoi le président recruterait-il en fonction des compétences ? Cela fait deux ans que le logiciel est autre et un homme comme Macron ne change jamais, car ce serait reconnaître ses erreurs.

Députée et consultante grassement payée : Goulard touche à (tout) l’argent

Sylvie Goulard est dans les petits papiers du roitelet de l’Elysée et la seule raison qui explique cela est qu’elle est le parfait robot qui remplira aveuglément la mission libérale et anti-sociale exigée de tout dirigeant bruxellois. Son long passage à Bruxelles a prouvé qu’elle votait tous les textes les plus odieux sans broncher et qu’elle prenait même plaisir à les défendre. Sur le papier, ça colle doc bien, mais si Goulard est sur la ligne de départ pour devenir commissaire européenne, c’est parce qu’elle a été exfiltrée du Gouvernement Philippe un mois après son entrée en 2017…

Une sortie pour absence totale de compétence au ministère des Armées ? Non, une fois encore, l’incompétence n’est pas un critère discriminant. Si Goulard est sortie par la petite porte, c’est parce qu’elle est mêlée de près à une enquête sur des emplois fictifs au sein de son parti, le MoDem. Les ministres bayrouistes ont déguerpi et depuis ce temps, Goulard se refaisait la cerise au sein de la Banque de France. Un job pépère pour la haute fonctionnaire, mais on aspire toujours à mieux, alors…

Ce qui surprend est de voir que les ennuis de Goulard avec les enquêteurs l’avaient rendu indésirable au sein du Gouvernement. Rien n’a changé sur le fond du dossier des emplois fictifs, mais l’indésirable à Paris est impatiemment attendue à Bruxelles. Quelqu’un de trop sale en France est assez propre pour être au sommet de la pyramide européenne… Les écuries d’Augias ressemblent à un paradis à côté de la nébuleuse bruxelloise.

La justice dira ce qu’elle pense de Goulard en temps voulu. En attendant, il est facile pour les Français de se faire leur propre idée de celle qui prétend devenir commissaire européenne grâce à l’onction macronienne. Comment se faire une idée sur cette quasi-inconnue ? En se rappelant que Sylvie Goulard a été rémunérée 10 000 euros par mois par un think tank pro-européen entre 2013 et 2015 ! La somme mensuelle est énorme surtout pour une femme qui n’avait pas une minute à consacrer à une autre activité, car censée être députée européenne à plein temps ! Une autre affaire d’emploi fictif ? Diable non ! Car l’entourage de Goulard évoque des « notes de travail » et des « rapports » pour justifier d’un tel salaire… Ça fait cher le mot, encore faut-il qu’il ait vraiment été écrit et par Goulard de surcroît. La France macronienne choisit décidément de drôles de gusses !

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