Yann Moix ou le grand pardon de la pseudo élite parisienne

Rédigé par notre équipe le 01 septembre 2019.

Depuis quelques jours, le tout Paris se livre à une opération de grande envergure : le sauvetage de Yann Moix. L’écrivain du dimanche et donneur de leçons du lundi au samedi s’est enfin fait prendre la plume dans l’encrier de l’antisémitisme. Depuis que les preuves sont irréfutables, Moix affirme à qui veut bien l’entendre qu’il a « honte » et que ces « BD antisémites » sont l’œuvre d’un « con ». Une défense à laquelle souscrivent ses soutiens et en premier lieu un BHL à l’étonnante clémence pour celui dont il connaissait les idées négationnistes. Un bien curieux et malsain mélange que toute cette troupe voudrait faire avaler à des Français souvent dépeints de la pire des manières.

Le Français moyen qui ose encore allumer son poste de télévision pour y voir pérorer des élites auto-proclamées toutes regroupées dans le VIe arrondissement de Paris ne comprend plus trop le discours ambiant. Toute l’année, on lui dit que toute critique de la politique d’Israël et antisémitisme sont les deux faces d’une même médaille et quand un écrivain et aboyeur télévisuel est finalement confondu pour des dessins antisémites et des textes négationnistes, il ne faudrait pas trop ruer dans les brancards.

Le Grand Pardon de BHL

Dès les premières heures de l’affaire Moix, on sentait les médias officiels et les faiseurs d’opinion pas très à l’aise. Les dessins et propos antisémites et négationnistes ne laissaient aucun doute quant à la nature immonde de leur auteur, mais tous attendaient la sentence d’un certain Bernard-Henri Lévy. Celui qui dit qui est fréquentable ou non en France avait pris sous son aile Yann Moix il y a déjà près de vingt ans. Un coup de cœur intellectuel narré par BHL lui-même dans Le Point. Un texte dérangeant à bien des égards, car en plus d’affirmer qu’il était au courant des écrits monstrueux de son nouveau disciple, BHL a tendance à les minimiser en les qualifiants de « BD ».

Alors, oui, il y a quelques dessins qui donnent la nausée, mais le pire se trouve bel et bien dans les textes sortis de l’âme noire de Yann Moix. Les éléments de langage utilisés lors de la mauvaise pièce cathodique ce samedi (On n’est pas couché) ont donc été repris à la perfection par BHL. Il faut parler de « BD » et non pas d’écrits antisémites et négationnistes qui feraient passer Céline pour un philosémite. Comme Ruquier et Barma (productrice du premier et de Yann Moix…), BHL soutient contre tout et contre ses propres « idées » un type comme Moix.

Il y a de quoi laisser songeur, mais qui peut vraiment comprendre le pardon ? Il s’agit là d’une chose très personnelle auquel a le droit Moix, mais BHL est-il Dieu pour pardonner à « l’ordure » Moix ? BHL peut à la limite pardonner les attaques directes dont il a été victime sous la plume de son nouveau meilleur ami, mais il n’est personne pour pardonner au nom des victimes de la Shoah les propos insupportables écrits et revendiqués alors par Moix. Le soutien de BHL et de toute la caste télévisuel est vraiment dérangeant et illustre le deux poids, deux mesures qui règne tout en haut de la pyramide.

Sous le vernis germanopratin se cachent des secrets sombres qui finissent de rendre les procureurs médiatiques totalement inopérants. Moix et BHL peuvent continuer leur compagnonnage malsain, le Français moyen aura peut-être fini par comprendre que leurs éléments de langage – tout comme leur « œuvre » – ne valent rien.

Déjà une remarque sur cet article

  1. amazonia dit :

    Entre racailles du petit écran ! infos .
    les MOIX / BHL /ATTALI +++
    DES LANGUES FOURCHUES en eaux troubles
    Les bouffons des politicards faire diversion TV .
    BLABLA BLA .
    Les chaines TV ; nous servent la soupe qui peut convenir
    pour détourner les sujets importants .
    UNE HONTE . TV infos =zéro ! les concierges du copier /coller .
    Toujours les mêmes têtes EN MARCHE .
    DEMOCRATIE =zéro
    BHL l’espion entre TANGER et L’EDEN ROC D’ANTIBE +++
    Serviteur de MAFIA étrangère .Le bal des pourris .

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