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Agressions sexuelles : un fléau inavouable au sein d’En Marche ?

Rédigé par notre équipe le 08 septembre 2019.

Avec Marlène Schiappa au Gouvernement, c’est l’assurance pour Macron de voir des polémiques stériles prendre la place d’informations et d’analyses édifiantes sur sa politique. Alors depuis deux ans, la secrétaire d’Etat est sur toutes les télévisions à tel point que le Français moyen pourrait finir par croire qu’il est bien ce misogyne dangereux et un tantinet raciste dépeint à longueur de temps. En Marche brasse de l’air et se retrouve bien muet quand l’un de ses députés est accusé d’agression sexuelle et de harcèlement moral…

Qui est Pierre Cabaré ? Ce nom inconnu de la grande majorité des Français est synonyme de danger pour ses anciens collaborateurs. Celui qui fut prothésiste dentaire (mais aussi sous le coup d’un an d’inéligibilité en 2003) avant son élection au Palais Bourbon en 2017 pourrait bien devenir un nouveau boulet pour la majorité parlementaire. L’homme est en effet accusé par sa suppléante et ex-collaboratrice, Lucie Schmitz, de harcèlement moral et sexuel et d’agression sexuelle. Une accusation aujourd’hui entre les mains des enquêteurs contre laquelle se défend le député.

Quand les dirigeants d’En Marche détourne le regard…

Dans un communiqué, Pierre Cabaré a décidé de répondre et de laver son honneur. Il a affirmé qu’« à raison des fausses accusations, rumeurs et malveillances dont je fais l’objet, j’ai bien avant les publications qui relayent lesdites allégations, déposé plainte pour dénonciation calomnieuse et fausse attestation ». Une décision inévitable pour un homme qui se dit innocent – la même technique avait été utilisée avec perte et fracas par un certain Denis Baupin.

Cabaré entend prouver que les accusations dont il fait l’objet ne sont que des mensonges, mais le député et son avocat risquent d’avoir pas mal de pain sur la planche, car Lucie Schmitz n’est pas la seule à tenir de telles accusations. D’autres anciens collaborateurs du député semblent avoir des choses à dire à son sujet… Des choses tellement graves qu’ils avaient envoyé un courrier au président de l’Assemblée nationale. Les signataires y font par de leur « grand désarroi dans lequel [ils] sont depuis de nombreux mois dans le cadre de [leur] relation de travail avec leur employeur (…) Nous tenons à vous faire part de la situation inadmissible dans laquelle nous nous trouvons suite aux agissements inacceptables et répétés de la part de Pierre Cabaré depuis le début de son mandat. Nous déplorons aujourd’hui des manquements professionnels particulièrement graves de la part de ce dernier, tant au regard des valeurs de l’institution républicaine que vous présidez que des principes déontologiques défendus par le groupe parlementaire et le mouvement La République en marche ».

Richard Ferrand était donc au courant depuis le mois de mai tout comme le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Gilles Legendre, et le fantôme qui sert de patron de papier d’En Marche, Stanislas Guérini. Un trio qui a cru bon de ne poser aucune question à quiconque et encore moins de demander à la justice de faire la lumière sur cette affaire. Où sont donc passés les grands discours de Schiappa et de LREM sur les agressions sexuelles et la cause des femmes ? Ils sont dans la poche de tous ces messieurs. Le plus ubuesque étant peut-être de constater que Pierre Cabaré n’est rien de moins que Vice-président de la Délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Ou quand la politique devient de l’art…

C’est à la justice de faire désormais son travail et de dire si Pierre Cabaré est le prédateur décrit par sa victime présumée. C’est aussi à la justice (les Prud’hommes cette fois) de se pencher sur le licenciement pour faute grave de Lucie Schmitz et d’un ancien collaborateur de Cabaré qui ont osé rédiger la lettre accusatrice. Il serait outrageant de voir une victime se faire licencier, car elle a résisté… Rien n’est malheureusement impossible en ce bas-monde, la preuve avec le silence assourdissant des grand pontes d’En Marche. Un parti qui a son maire de Villepreux (Yvelines) démissionner et sous le coup de deux plaintes pour harcèlement sexuel. Décidément, Marlène Schiappa devrait commencer par regarder à côté d’elle avant de venir ensevelir les Français sous une avalanche de mots et de critiques.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    Depuis des décennies les liens des ELITES Mondialistes
    Politiques / Justice /spectacle / milliardaires ++etc
    TOUS complices se couvrir les uns les autres ? HONTEUX ./

  2. Bluesun dit :

    “Quand la mort de la vérité est annoncée, le mensonge dispose d’un boulevard”.

    Ils ont tué l’ex “futur président” DSK dans l’œuf, pour cause de flute enchantée.

    Et ce sont tous les autres paons sans envergure qui ont la queue en l’air.
    “En même temps”, si les filles pouvaient éviter d’avoir tous les jours plein air….

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