/>

Buzyn fait du redéploiement budgétaire pour anesthésier la grève des urgences

Rédigé par notre équipe le 10 septembre 2019.

Agnès Buzyn aurait-elle eu des vacances studieuses ? Avec au moins la moitié des services d’urgences en grève, la ministre de la Santé a commencé à se faire un peu de mouron. Alors, elle a dû bûcher un peu pendant la période estivale pour revenir à la rentrée avec un « pacte de refondation » qui s’avère être une escroquerie intellectuelle. Avec 754 millions d’euros mis sur la table, on aurait pu croire que les services d’urgences et les hôpitaux avaient été entendus. Il n’en est rien, car pour mettre un peu de pommade aux urgences, ce sont les autres services hospitaliers qui vont payer la note.

Peu importe d’où viennent les ministres, tant qu’ils font allégeance à la Macronie, tout devient possible pour eux. Agnès Buzyn vient du monde de la médecine et a fréquenté l’hôpital Necker à Paris. Un CV qui devait en faire une interlocutrice consciente des enjeux et prête à se battre pour améliorer les hôpitaux et la médecine en général. Il n’en est rien. Buzyn n’est pas au service de la Santé et des personnels soignants. Elle est en mission pour la Macronie, alors depuis six mois elle ignore la crise des urgences et à l’heure de boucler l’affaire, elle ne propose rien de concret mis à part un redéploiement budgétaire qui ne changera en rien le drame dans lequel l’hôpital public s’enfonce.

Buzyn se moque des personnels soignants et des Français

Attendue depuis bien trop longtemps par des urgentistes excédés, mais admirables de patience avec leurs patients et leur soi-disant ministre, la sortie de crise made in Buzyn est une baudruche qui n’a même pas eu le temps de s’envoler. Les médias répètent en boucle le principal élément de langage de la ministre, mais peinent à déchiffrer ce que signifie vraiment le « pacte de refondation » proclamé par Agnès Buzyn. Ce qu’elle voudrait que le public retienne, ce sont les 754 millions d’euros qui seront alloués aux urgences. Une somme conséquente de nature à calmer les esprits les plus chauds. Un gros chèque peut-il cacher les manipulations budgétaires qui ont permis de le présenter ?

La réponse est négative, car au-delà des 754 millions d’euros généreusement mis sur la table, il faut voir un peu les modalités pratiques et les promesses qui ont été formulées. Où Agnès Buzyn a-t-elle trouvé autant d’argent après avoir affirmé en avril dernier que la grève n’était pas due aux conditions de travail insupportable auxquelles sont confrontés les personnels de santé ? La somme récoltée par la ministre est admirable et on imagine le bras de fer héroïque remporté face à Bercy pour venir soulager les hôpitaux français. En fait, il n’y a aucune démarche entreprise par Buzyn qui s’est juste contentée d’un tour de passe-passe budgétaire. Les 754 millions d’euros donnés sur trois ans aux urgences seront ponctionnés dans d’autres services hospitaliers !

Buzyn déshabille Pierre pour habiller Paul et les personnels de santé devraient se mettre à genoux devant une telle magnanimité. Cette politique est plus que court-termiste et ne résout rien d’autant plus que concrètement, les urgentistes n’ont rien à se mettre sous la dent. Combien d’ouvertures ou plutôt de réouvertures de lits ? De nouveaux médecins et infirmiers urgentistes vont-ils être recrutés ? Les salaires bien faibles qui n’ont été revalorisés que de 100 euros net par mois sont-ils condamnés à rester à ce niveau pendant une décennie en attendant le prochain mouvement de grève d’ampleur ?

Seule l’idée d’une admission spécialisée pour les personnes âgées est bonne. Et sans surprise, elle vient des urgentistes qui réclament cette mesure depuis des années ! La téléconsultation coûtera quant à elle pas moins de 340 millions d’euros et ne désemplira pas (ou alors de manière marginale) les urgences. Ce pacte de refondation ne change rien fondamentalement. Que deviendront les éventuels lits ouverts lorsque dans trois ans, tout le fric pompé aux autres services aura été dépensé ? Buzyn envoie de la poudre de perlimpinpin en espérant qu’elle fera son effet. Les urgentistes et tous les personnels hospitaliers savent de quoi il en retourne, reste à savoir si les Français avaleront la potion placebo du médecin-chef Buzyn.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    LA BUZIN . et ses copains ! EN MARCHE .
    ENFUMAGE . 100%
    Des millions pour jeux des chaises musicales
    comme pour la chanson ;
    il cour il cour le furet du bois joli
    il est passer par ici ! il repassera par la +++++
    les tours de passe /passe ?
    magouilles et supers magouilles !
    les personnes agées ? Vaste escroquerie
    nombreuses personnes agées de nos campagnes !
    n’ont aucun moyen de transport ! des km pour un hopital !
    40/50km ? TRANSPORT ? pas gratuit donc
    nombreux = SOINS = zéro !
    FRANCE qui soigne les coucous de la planète gratuit
    et laisse les Francais de la france profonde dans la misère ./
    EN MARCHE . LA HONTE POLITIQUE . CQFD ./

  2. Bluesun dit :

    Au commencement, c’est à dire début des année 1980, durant des jours et des nuits, des infirmières dans les rues ont fait grève.

    Grève sans aucun résultat, à part celui de les voir partir en désespoir de cause vers la nouvelle europe-mondialisation, qui à cet instant, leur terre promise ; devenait l’Angleterre.

    Belle aubaine pour Mitterrand qui en remplacement faisait venir des infirmières espagnoles. L’Europe et son jeu de DESTRUCTION était en marche.

    Grève incessante dans tous les secteurs n’ont eu alors de cesse.

    Les hôpitaux n’ont pas échappé à cette cadence, qui fait que plus ça va, rien ne va plus, car le jeu de l’effacement de ce qui était, doit se faire de gré ou de force.

    Urgentiste Pelloux, poussait ses coups de gueule, prévenait, mais rien n’y a fait, car tout dans la destruction doit se faire.

    Il faut effacer le passé, et sitôt effacement provoqué, le mensonge devient vérité.

    Ce qui était vrai dans “l’ancien monde”, est devenu faux dans le nouveau.

    40 ans pour prendre enfin conscience que le “changement” de bisounours en umps, ou d’umps en bisounours, signifie tout bonnement qu’ils vont continuer à assurer les mêmes soins dans l’effacement de tout ce qui était, pour continuer avec beaucoup moins de moyens à l’identique.

    Pour arriver à la fin du jeu de destruction, le jeunot, et sa clique mènent le même combat. (Jeunot, qui n’est que le “sang neuf” des vieux croûtons. Ceux là, conseillaient alors de voter pour ledit sang neuf, “sans aucun état d’âme”.

    Le constat est que la quête de l’efficacité, ne se fait pas avec la poudre de perlimpinpin.

    Un novice en marche, fabriquant des novices cadencé au même pas, ne peuvent rien donner de bon à part l’illusion éphémère d’une volonté d’écoute.

    Les novices en revanche, sont aux ordres des cerveaux directeurs qui orchestrent le tout et définissent les grandes lignes de ce qui doit être effacés, ou conservés.

    Rien à cirer du peuple, l’objectif étant une destruction de tout ce qui était, (ce qui faisait l’ancien monde), car le seul objectif est, celui de la construction du “nouveau monde”.

    Deux ans après son accès au pouvoir, Macron n’a eu de cesse que de précipiter la chute de la France, dont il avait décidé qu’il fallait la dissoudre dans la blancheur de sa poudre de perlimpinpin, afin que, europe-mondialisation arrive jusqu’à l’accouchement de son “nouveau monde” programmé depuis des décennies.

    Ce n’est donc, évidemment pas la Buzyn, qui avec ses petits doigts va remettre les hôpitaux sur la “marche arrière” des soins pour tous.

    Mitterrand vantait, et vendait l’Europe en parlant de lendemains qui allaient chanter. Nous sommes donc dans les lendemains de Mitterrand.

    Lendemains qui ne sont pas un autre jour, mais juste à chaque élection un changement de vendeur de vent.
    Mais quand on gobe tout sans réfléchir par soi même, on se retrouve avec la raison du dernier qui a parlé, et qui de ce fait est sorti des urnes.
    Ce qui à chaque fois, rend le peuple “malade” car rien ne se déroule comme prévu ou voulu.

Laisser un commentaire